Joshua Boyle et sa mère Linda Boyle arrivent au palais de justice d’Ottawa.

Boyle était colérique et dominateur

Des témoins au procès de Joshua Boyle, accusé notamment de voies de fait envers sa femme Caitlan Coleman, ont décrit jeudi l’ancien otage en Afghanistan comme un homme colérique et dominateur alors qu’il venait d’être libéré.

M. Boyle et sa femme avaient été enlevés en 2012 par des extrémistes lors d’un voyage de randonnée en Afghanistan ; ils ont été libérés cinq ans plus tard par les forces pakistanaises.

Janice Unger, une fonctionnaire d’Affaires mondiales Canada qui les a accompagnés à leur retour au Canada en 2017, a déclaré au tribunal jeudi que dans l’avion, M. Boyle lui avait brutalement ordonné de regagner son siège.

La sœur de Mme Coleman, JoAnn Rotenberry, avait rendu visite au couple peu de temps après son retour au Canada. Elle s’est rappelée jeudi que M. Boyle semblait toujours en colère et frustré, et qu’il s’adressait à sa femme sur un ton humiliant.

Joshua Boyle a été arrêté aux premières heures du 31 décembre 2017, lorsque Mme Coleman a déclaré à la police qu’il l’avait agressée à plusieurs reprises.

L’accusé, âgé de 35 ans, a plaidé non coupable, en Cour de l’Ontario. Il est notamment accusé de voies de fait, d’agression sexuelle et de séquestration envers Mme Coleman et une autre personne, dont on ne connaît pas l’identité.