Un père de famille de Gatineau est accusé au criminel, car il battait sa fille refusant de porter le hijab.

Battue parce qu’elle refusait de porter le hijab

Un père de famille de Gatineau est accusé au criminel, car il battait sa fille refusant de porter le hijab. L’homme de 35 ans, qu’on ne peut identifier afin de protéger l’identité de l’adolescente, a comparu jeudi, au palais de justice de Gatineau. Il a été arrêté mercredi.

« Selon nos informations, a déclaré l’agente Andrée East du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), les mesures punitives imposées par le père se sont aggravées lorsqu’il a appris que sa fille enlevait son hijab dès qu’elle s’éloignait de la maison familiale. »

L’adolescente « a trouvé le courage de dénoncer la situation », a complété l’agente East.

La violence physique a duré au moins un an.

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) est maintenant impliquée dans ce dossier. « Elle n’est plus dans sa famille et n’y retournera pas », a assuré la directrice des communications du SPVG, Mariane Leduc, lors d’une conférence de presse, jeudi.

Le SPVG refuse d’utiliser le terme « crime d’honneur », largement cité lors de l’Affaire Shafia entre 2009 et 2012. La police de Gatineau a préféré parler de « violence basée sur l’honneur ». Le Code criminel canadien ne fait pas référence à l’honneur familial. Un tribunal peut toutefois se servir du contexte familial violent pour considérer des facteurs aggravants au moment d’imposer une sentence.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a autorisé des chefs criminels voie de fait armé, de menaces de mort et de voie de fait.

« On espère que le courage de cette adolescente incitera d’autres victimes de violences basées sur l’honneur à dénoncer les abus physiques et verbaux qu’elles subissent », a mentionné l’agente East.