Le pitbull enragé a fait deux victimes, dont le propriétaire du chien.

Attaque de pitbull à Pontiac

Marcel Lamoureux, savait qu’une personne était en détresse, lorsqu’il a en entendu crier à l’aide, mardi soir. Mais il n’imaginait pas que deux hommes étaient en train de se faire déchiqueter par un imposant pitbull.

Le maître et un autre homme plus âgé ont été sauvagement attaqués par la bête, vers 20 h 30, mardi, dans la municipalité Pontiac.

De l’autre côté de la route 148, M. Lamoureux a entendu les cris. Il s’est porté au secours des victimes, sur la propriété d’en face.

« En arrivant, témoigne-t-il au lendemain des événements, je vois une victime dans le gazon, et une autre sur le capot d’un véhicule. Le chien rôdait à environ un pied d’une des victimes, pour empêcher son accès. »

M. Lamoureux a gardé son calme et a tenté d’attirer la bête, encore essoufflée et excitée. Il l’a apaisée en gardant ses distances — et surtout son calme — en faisant quelques bruits de bouche pour calmer le chien.

« Ce n’était pas beau à regarder, dit-il. Et le chien, assez gros, intimidant, avec le sang de ses victimes sur la face... J’étais prêt à sauter dans la piscine au cas où le chien contre-attaque. »

M. Lamoureux a demandé à une autre personne de lui trouver un morceau de viande pour attirer le chien jusque dans une remise. « J’ai lancé le morceau et j’ai fermé la porte rapidement. »

Un homme de 40 ans, que le sauveteur croit être le maître du chien, est celui qui a été blessé le plus gravement. Ce dernier aurait un bras en lambeaux.

Une femme a dit à M. Lamoureux qu’elle avait frappé la bête à quatre reprises pour faire cesser l’agression subite. Sans succès.

M. Lamoureux a comparé son intervention à celle pouvant être faite auprès d’une personne ivre. « Si tu te mets à paniquer, ça va empirer et l’autre va ‘capoter’. »

L’autre victime, un homme de 69 ans, a été blessée aux bras, aux oreilles, et au ventre en tentant de défendre le propriétaire de l’animal.

Les policiers les plus près de la scène étaient des agents de Gatineau, dans la ville voisine. Les policiers de la MRC des Collines, responsables du territoire, ont ensuite pris les choses en main.

« Une chance que ce n’étaient pas des enfants », réfléchit le résident de Pontiac. Selon lui, l’animal aurait pu tuer un bambin.

Les policiers et des préposés du service de contrôle animalier de la SPCA de l’Outaouais ont mis un certain temps pour établir une stratégie visant à faire sortir le chien de la remise.

Même si la police souhaitait capturer l’animal vivant, ce dernier semblait incontrôlable et menaçait de s’échapper. Il aurait pu représenter une menace directe pour le voisinage.

La police a abattu la bête enragée, avec l’accord du propriétaire.