Selon le DPCP, les agents de la paix sont autorisés à employer une force raisonnable et nécessaire pour exercer leurs fonctions.

Altercation au palais de justice de Maniwaki: pas d’accusation contre le constable

Aucune accusation criminelle ne sera déposée contre le constable spécial impliqué dans une altercation qui a mal tourné, le 31 janvier 2018, au palais de justice de Maniwaki.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a confirmé la nouvelle, vendredi.

Dans cette altercation, un jeune homme qui refusait d’obtempérer aux ordres du constable a reçu une balle à la tête.

Le belligérant a été chanceux, alors que ses blessures n’ont pas mis sa vie en danger. La balle n’a atteint aucun élément vital.

Une vidéo de cette altercation a été largement partagée sur Internet. On y voit le constable aux prises avec le jeune homme qui refuse de s’immobiliser.

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«Après examen du rapport produit par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) et des renseignements obtenus lors de procédures judiciaires afférentes, le DPCP conclut que l’analyse de la preuve ne révèle pas la commission d’une infraction criminelle par le constable spécial», explique le bureau du DPCP.

Ce jour de janvier, le jeune homme détenu légalement est surveillé par trois agents de la firme de sécurité Garda dans un local du palais de justice.

Alors qu’il indique qu’il sort fumer, les agents lui disent que cela n’est pas possible puisqu’il est considéré comme étant détenu. Ils interpellent le constable spécial, qui répète le message.

Le détenu s’est alors agité.

«(Le constable spécial) entreprend de menotter l’homme, qui résiste», précise le DPCP.

L’altercation s’est poursuivie jusque dans la salle d’attente.

«Le constable éprouvant toujours de la difficulté à maîtriser l’homme sort sa bouteille de poivre de Cayenne et tente de l’asperger, mais rien ne sort de la bouteille. Voyant la bouteille de poivre de Cayenne, l’homme se recroqueville sur le sol. Le constable lui ordonne de rester couché par terre et de mettre ses mains dans son dos. Il sort ensuite son bâton télescopique dans le but de le menotter et d’effectuer une technique de contrôle visant à dégager les bras de l’homme que celui-ci garde sous son corps. Lorsqu’il positionne son bâton sous le bras de l’homme, ce dernier se relève soudainement et réussit à s’emparer du bâton télescopique. Il frappe alors le constable à plusieurs reprises sur le bras et la tête. Il lui assène un coup particulièrement violent sur le dessus du crâne.»

Craignant des perdre conscience, et alors que personne ne lui vient en aide, le constable a pris son arme de service. Il a sommé le jeune homme de s’arrêter.

«L’homme fait alors un mouvement vers le constable. Ce dernier fait feu à une seule reprise, atteignant l’homme au visage» précise le DPCP.

Selon le DPCP, les agents de la paix sont autorisés à employer une force raisonnable et nécessaire pour exercer leurs fonctions.