En janvier 2018, au palais de justice de Maniwaki, un homme a été grièvement blessé par balle lors d’une altercation avec un constable spécial.

Altercation au palais de justice de Maniwaki: l'individu écope d'une peine avec sursis [VIDÉO]

Le jeune homme grièvement blessé par balle lors d’une altercation avec un constable spécial au palais de justice de Maniwaki, en janvier 2018, a écopé d’une peine avec sursis vendredi.

L’accusé, qui sera resté derrière les barreaux de la prison de Hull pendant un an, a plaidé coupable à quatre des six chefs d’accusation qui pesaient contre lui.

Le juge François Landry a condamné l’individu de 19 ans à une sentence suspendue qui consistera en une probation de trois ans lors de laquelle il devra respecter à la lettre de strictes conditions, dont une interdiction de posséder une arme à feu pendant dix ans et d’émettre tout commentaire que ce soit à l’égard des victimes impliquées sur les réseaux sociaux.

Lors du prononcé de la sentence au palais de justice de Maniwaki, le magistrat a aussi imposé au jeune homme 150 heures de travaux communautaires ainsi qu’une ordonnance de prélèvement d’échantillon d’ADN. Durant deux des trois années de probation, l’individu devra aussi être suivi afin de régler toute problématique de violence. Il lui sera également interdit d’entrer en contact avec les personnes impliquées dans l’altercation survenue le 31 janvier 2018.

«Ce sera une étroite surveillance pour lui durant les trois prochaines années. Le fait qu’on sursoit au prononcé de la peine, ça fait en sorte que durant la période de trois ans, si monsieur ne respecte pas les conditions imposées ou s’il commet une autre infraction, la Couronne aura le bénéfice de pouvoir modifier la sentence», a indiqué le procureur de la Couronne, Me Pierre-Olivier Gagnon.

L’avocat de la défense dans ce dossier était Me Louis-André Hubert.

L’individu s’était vu refuser sa demande de libération provisoire en janvier dernier au palais de justice de Gatineau, le juge Mark Philippe ayant alors expliqué que sa décision d’imposer l’emprisonnement préventif à l’accusé reposait entre autres sur les risques élevés de récidive.

Il a retrouvé sa liberté en fin d’avant-midi vendredi.

Le jeune homme était accusé de six chefs criminels pour avoir entravé le travail d’un agent de la paix, d’avoir porté des voies de fait, d’avoir causé des lésions et d’avoir tenté de désarmer l’agent, en plus d’avoir proféré des menaces à deux autres personnes, le même jour, au même endroit.

La vidéo de la violente altercation, diffusée sur Facebook par le cousin de l’individu, avait rapidement fait le tour de la province et du pays lors de sa diffusion dans les heures suivant les événements.

On y aperçoit le constable aux prises avec le jeune individu, alors en liberté, dans le cadre d’un autre procès. Les choses dégénèrent ensuite dans un petit local du palais de justice de Maniwaki, et un coup de feu a alors été tiré lorsque les agents tentaient de maîtriser l’homme agité. Ce dernier a été atteint à la tête.

Le Bureau des enquêtes indépendantes avait mené l’enquête dans cette affaire, épaulé par deux techniciens en identité judiciaire du Service de police de la Ville de Montréal.