Cody Lagacé est accusé d’attouchement sexuel sur une adolescente de 13 ans.

Allégations sexuelles chez l’Intrépide

Deux entraîneurs de hockey mineur en Outaouais sont dans l’eau chaude, alors que l’un d’entre eux est accusé de trois chefs de nature sexuelle impliquant une mineure et que le second est visé par des allégations impliquant de jeunes joueurs.

Cody Lagacé, qui œuvrait chez l’Intrépide juvénile de la polyvalente Nicolas-Gatineau et dans un centre d’animation d’Aylmer en tant qu’animateur, est accusé d’attouchement sexuel sur une adolescente de 13 ans.

Les gestes reprochés dans son cas ne se sont pas produits dans le cadre des activités avec l’Intrépide. Il a comparu cette semaine sous trois chefs d’accusation et il a depuis remis sa démission auprès de l’équipe de hockey.

Cody Lagacé

Selon un document de la cour, il aurait, entre le premier juillet et le 2 octobre, perpétré un leurre informatique envers une jeune fille dans le but d’avoir certaines faveurs sexuelles, fait des attouchements sexuels, et transmis du matériel explicite à la même personne de moins de 16 ans.

Selon nos informations, Cody Lagacé a utilisé l’application mobile « Snapchat » pour communiquer ses propos explicites à sa victime.

Autre cas

Par ailleurs, un autre entraîneur, celui-là membre du personnel de l’Intrépide midget AAA, fait aussi l’objet d’une plainte après avoir présumément envoyé des messages explicites à certains de ses joueurs depuis plusieurs mois.

Selon des informations obtenues par le 104,7 Outaouais, l’homme, qui n’a toujours pas été accusé, aurait aussi utilisé « Snapchat » pour faire des avances sexuelles auprès de dizaines de joueurs. Il aurait agi de la sorte en sachant qu’il se retrouvait en position de pouvoir.

L’équipe midget AAA était en route vers Rivière-du-Loup lorsque la direction a été mise au courant de l’affaire, le 6 octobre.

Les matches contre l’Albatros du Collège Notre-Dame étaient prévus les 7 et 8 octobre.

Il fut rapidement décidé que l’entraîneur adjoint visé par les allégations devait quitter l’équipe. On a donc contacté le directeur général, qui se trouvait à bord de l’autobus. On lui a demandé d’agir.

Selon nos informations, l’autobus se trouvait alors à proximité de Québec. Le chauffeur a fait un arrêt non planifié pour déposer le directeur général Ron Gravel et l’entraîneur adjoint visé par les allégations. Le duo a trouvé une façon de rentrer à Gatineau, tandis que le reste de l’équipe a poursuivi son chemin.

Une plainte aurait été faite à la police, ce que n’a pas voulu confirmer sa porte-parole, vendredi.

Hockey Outaouais a été informé des allégations concernant le membre de l’équipe midget AAA, le 10 octobre, mais sans informer les parents ni les associations de hockey mineur locales. Suspendu par l’Intrépide, l’entraîneur a quand même pu continuer à offrir des cliniques pour des associations de hockey mineur local.

Donald Plouffe, président de l’Intrépide de Gatineau, qui chapeaute les deux équipes, a brièvement réagi, vendredi.

« Quand ça part, ces choses-là, tout plein d’informations peuvent circuler. Nous avons posé des actions. En fin de compte, au-delà de l’image de l’organisation, nous pensons au bien-être des jeunes. Nous n’aurions pas pu gérer ce dossier autrement. »

M. Plouffe encourage les dénonciations de toutes personnes ayant commis des gestes semblables dans le milieu du hockey mineur.

« C’est la même chose quand il est question d’intimidation entre joueurs, dans un vestiaire. Il y a parfois eu des cas d’abus verbaux, dans le passé, au hockey. En tant qu’organisation, nous ne tolérons pas ça. Nous avons l’obligation de réagir. »

Avec Jean-François Plante et Sylvain St-Laurent, Le Droit