Un employé des services d'urgences a été accusé d'agression.

Allégations d'agressions sexuelles au 9-1-1

Les services d'urgence de l'Outaouais sont secoués par une affaire présumée d'agressions sexuelles perpétrées contre des employées de la centrale de répartition des appels 9-1-1, a appris Le Droit. Un de leurs collègues de la centrale gérée par la Sûreté du Québec, qui aspirait à devenir policier comme son père haut gradé, a comparu vendredi au palais de justice de Gatineau.
Gabriel Raymond, 24 ans, a été arrêté vendredi matin, puis amené au poste de la Sûreté du Québec (SQ), dans le secteur Hull. Il a comparu à la Cour du Québec en après-midi.
Selon nos sources, le jeune homme préparait son entrée à l'École nationale de police du Québec à Nicolet. Il travaillait à la centrale de répartition des appels urgents pendant l'été, en attendant d'entamer son ultime formation.
Trois chefs d'agression sexuelle et un quatrième de voie de fait ont été déposés par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). 
Certains gestes se seraient produits sur son lieu de travail.
La situation professionnelle et familiale du prévenu rend nécessaire la prise en charge du dossier par une procureure de l'extérieur de l'Outaouais, Me Kim Émond, de Valleyfield. L'interrogatoire a été réalisé par des enquêteurs de la SQ de la région de Montréal.
Le père du jeune homme est l'ancien commandant de la Sûreté du Québec en Outaouais et actuel inspecteur-chef du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), Stéphane Raymond.
Le SPVG n'a pas commenté l'affaire, vendredi.
La sergente Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole de la SQ, a confirmé au Droit que le jeune homme travaillait comme employé civil de la SQ. 
« Il a été relevé de ses fonctions, selon les dispositions du contrat de travail. »
Cette mesure est l'équivalent d'une suspension pendant les procédures judiciaires.
Gabriel Raymond, sans antécédent, a été libéré en attendant son prochain passage en cour, prévu en octobre prochain. Il a plaidé non coupable.
En plus des conditions de remise en liberté habituelles, comme celle de ne pas communiquer avec les victimes alléguées, M. Raymond ne pourra utiliser l'application Snapchat ni de téléphone cellulaire.
Accusations
Selon le DPCP, les premières agressions sexuelles seraient survenues entre le 15 février et le 31 juillet, sur une première victime. Entre le 20 et le 21 mai, une autre victime aurait subi des gestes de même nature.
Une troisième femme a porté plainte relativement à d'autres événements survenus entre les 15 et 30 juin derniers. Enfin, une autre femme aurait été victime de voie de fait, entre le 1er et le 15 juillet.