Le temps des Fêtes approche et les policiers surveilleront davantage les conducteurs pour s’assurer qu’ils ne prennent pas le volant après avoir consommé drogue ou alcool.

Alcool et drogue au volant: les policiers auront les automobilistes à l’oeil

À l’approche du temps des Fêtes et des rassemblements festifs qui sont souvent plus nombreux à cette période-ci de l’année, les policiers de Granby veilleront à ce que les automobilistes ne conduisent pas après avoir consommé de la drogue ou de l’alcool.

Une vaste campagne de sensibilisation a été lancée jeudi et se poursuivra jusqu’en janvier prochain. Concrètement, les policiers de Granby érigeront des barrages routiers pour s’assurer que les conducteurs n’ont pas les capacités affaiblies au volant.

« On fera plusieurs opérations de dépistage à différents endroits. On ciblait souvent la même période, à la sortie des bars, mais on va plutôt réaliser des opérations à des endroits différents, à des heures différentes. On va s’ajuster en fonction de plusieurs facteurs », affirme Caroline Garand, porte-parole du Service de police de Granby.

Les statistiques démontrent que l’alcool est en cause dans 100 décès chaque année sur les routes du Québec. L’alcool au volant entraîne aussi des blessures graves chez 200 personnes. Quelque 1800 Québécois subissent également des blessures légères dans de telles circonstances annuellement.

Et bien que le cannabis soit légal, il demeure interdit de conduire après en avoir consommé.

Conduire avec les capacités affaiblies par la drogue, l’alcool ou les deux entraîne de nombreuses conséquences, a rappelé le service de police. En plus d’être un comportement dangereux, il est sévèrement puni par le Code criminel et le Code de la sécurité routière : arrestation, accusation, révocation ou suspension de permis, saisie du véhicule, amende, antidémarreur éthylométrique et casier judiciaire sont au nombre des conséquences possibles.

La loi stipule, depuis le 25 novembre, qu’une personne récidiviste en matière de conduite avec les facultés affaiblies sera soumise à l’obligation de conduire un véhicule équipé d’un antidémarreur éthylométrique à vie. Une demande pour lever cette condition peut être formulée après 10 ans, sauf dans le cas d’une personne multirécidiviste pour qui la mesure sera permanente.

Les policiers rappellent par ailleurs aux automobilistes qu’il existe plusieurs solutions pour ne pas conduire après avoir consommé de l’alcool, notamment le transport en commun, un taxi, un conducteur désigné ou un service de raccompagnement.