Le drame s'est produit le dimanche de Pâques, en avril 2014.

Alain Gascon plaide non coupable

C'est une scène d'horreur qui a été décrite par les premiers témoins au procès d'Alain Gascon pour la mort de son ex-conjointe, Angela Distasio, tuée en avril 2014.
Selon les premiers répondants qui ont témoigné mercredi - deux pompiers et un policier -, le sang était omniprésent dans l'appartement de la rue Symmes à Aylmer, là où la victime a été retrouvée en cette soirée du dimanche de Pâques. Il y en avait d'abord sur la poignée de porte à l'extérieur. Puis, des gouttes sur le plancher entre le salon et la chambre à coucher, ainsi que des traces à divers endroits dans la cuisine.
Le sang était toutefois principalement concentré dans la chambre à coucher où Angela Distasio a été retrouvée.
Les trois témoins entendus mercredi au début du procès ont décrit une scène assez similaire, à l'exception de quelques détails. Selon l'agent Martin Dumais du Service de police de la Ville de Gatineau et les deux pompiers qui se sont présentés devant la cour, Éric Campeau-Charron et Guy Desrosiers, le visage de la victime était tuméfié et ensanglanté.
Jusqu'à l'arrivée des ambulanciers, policiers et pompiers ont entrepris des manoeuvres de réanimation, les signes vitaux de la victime étant absents.
La Couronne et la défense, dans leur interrogatoire, ont insisté sur la présence d'un poêlon taché de sang dans la chambre à coucher, laissant présager qu'il pourrait s'agir d'un élément important dans la suite du procès.
Le témoignage de l'agent Dumais a également permis d'en apprendre davantage sur les allées et venues d'Alain Gascon le soir du 20 avril 2014. Le policier présent au palais de justice, mercredi, a été envoyé sur les lieux par un collègue pour une vérification.
Le présumé meurtrier se serait pointé chez sa fille, dans le quartier du Plateau à Gatineau, dans les minutes après avoir tué son ex-épouse. Lorsqu'ils l'ont vu taché de sang, le gendre de l'accusé a composé le 9-1-1. C'est alors qu'Alain Gascon a indiqué aux policiers avoir « dardé » Angela Distasio, que « du sang sortait de sa bouche » et qu'il ne savait pas si elle était décédée.
La préméditation à l'étude
En début de journée, la Couronne a effectué une présentation des faits admissibles reconnus par la défense dans cette affaire. Alain Gascon aurait signé une déposition dans laquelle il admet plusieurs faits relatifs à l'affaire.
Il a avoué s'être rendu chez l'un de ses fils - sur la rue Symmes à Aylmer, où résidait Angela Distasio depuis leur séparation quelques semaines avant le drame - et avoir posé des gestes qui ont causé la mort de la femme alors âgée de 42 ans.
Toutefois, Alain Gascon a plaidé non coupable à l'accusation de meurtre au premier degré suggéré par la Couronne. La préméditation du geste sera donc au centre de l'affaire. Le jury devra déterminer si Alain Gascon avait l'intention de tuer ou pas Angela Distasio ce soir-là. La défense doit faire entendre ses arguments plus tard dans ce procès qui se poursuivra jeudi au palais de justice de Gatineau.