L’accusé, Christopher Dégarie Giroux, lors de sa comparution le 16 juillet dernier.

Agression au McDonald’s: l’accusé apte à subir son procès

Le processus judiciaire peut continuer pour l’homme accusé d’avoir agressé sexuellement une fillette de neuf ans dans les toilettes d’un restaurant McDonald’s de Granby, le 15 juillet dernier.

Une évaluation psychiatrique menée sur Christopher Dégarie Giroux indique que l’homme de 22 ans est apte à subir son procès, a déclaré jeudi la juge Julie Beauchesne, de la Cour du Québec.

Me Valérie Simard-Croteau, du ministère public, a aussi profité de la comparution du détenu pour réitérer son objection à sa remise en liberté. Elle a également remis à la défense une copie de la déclaration vidéo de la présumée victime.

Le dossier a ensuite été remis, pour la forme, au début d’août. À ce moment la défense, représentée par Me Danielle Dontigny, pourrait demander la tenue d’une enquête sur remise en liberté pour son client.

L’accusé demeure détenu dans l’intervalle. D’ici là, la juge Beauchesne a rappelé à
M. Dégarie Giroux qu’il lui est interdit de communiquer avec la fillette ou ses proches, ce à quoi l’accusé a répondu succinctement : « oui madame ».

Sa détention « est nécessaire pour protéger le public et ne pas miner la confiance du public envers le système de justice », a déclaré Me Simard-Croteau à sa sortie de la salle d’audience.

L’homme de petite stature et souffrant d’une déficience intellectuelle a été arrêté le 15 juillet dernier alors qu’il fuyait les lieux de l’infraction.

Quelques minutes plus tôt, il aurait agressé sexuellement sa jeune victime dans les toilettes du restaurant McDonald’s de la rue Denison Est, ce qui lui vaut des accusations d’agression sexuelle et de contacts sexuels avec une mineure ainsi que de non-respect d’une ordonnance de la cour.

Récidive

M. Dégarie Giroux avait été trouvé coupable d’exactement les mêmes chefs d’accusation en mai 2018, au palais de justice de Longueuil pour des gestes similaires.

Il avait alors écopé de 90 jours de prison à purger de façon discontinue et d’une inscription pour 10 ans au Registre des délinquants sexuels. Il lui était aussi interdit, depuis, d’approcher des mineurs.

Dans le présent dossier, il s’expose à une peine maximale de 14 ans de prison.