Une action collective a été intentée contre la GRC.

Action collective intentée contre la GRC

EDMONTON — Une action collective intentée devant un tribunal d’Edmonton allègue que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) maltraite et agresse régulièrement des Autochtones dans les trois territoires du Nord.

Steven Cooper, l’un des avocats impliqués dans la poursuite déposée mercredi contre le gouvernement fédéral, a prédit que les membres de l’action collective seraient « en nombre assez important » si l’on se fie aux récits relayés et aux reportages dans les médias.

La déclaration, qui contient des allégations qui n’ont pas encore passé le test des tribunaux, cite l’exemple de David Nasogaluak, un résidant de Tuktoyaktuk, dans les Territoires du Nord-Ouest.

On rapporte qu’en novembre 2017, David Nasogaluak, alors âgé de 15 ans, avait été arrêté et interrogé par des agents alors qu’il conduisait sa motoneige à l’extérieur de la ville avec cinq amis.

Selon le document de la poursuite, des policiers ont frappé, étranglé et atteint l’adolescent avec un pistolet électrique, en plus de proférer des insultes à caractère raciste. Il est dit qu’il a été menotté et emmené au poste de police, où il a été libéré sans inculpation.

Les agents auraient continué à passer devant la maison de David Nasogaluak jusqu’à ce que sa mère appelle pour se plaindre. La poursuite indique que l’adolescent a subi des dommages physiques et émotionnels durables et a depuis quitté l’école.

De tels traitements sont beaucoup trop fréquents au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, indique le document de la poursuite.

M. Cooper, qui possède une longue expérience en matière de justice au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest, a indiqué que les tribunaux devaient d’abord déterminer s’il y a un enjeu à examiner, lequel définirait qui est admissible à être plaignant dans une action collective. Si la Cour accueille la poursuite, des plaignants pourraient par la suite se manifester pour faire partie de l’action collective.