Un agresseur sexuel sadique échappe à une accusation de complot qui pesait sur lui depuis plusieurs mois.

Accusé de complot: un agresseur sexuel gagne une manche

Un agresseur sexuel sadique échappe à une accusation de complot qui pesait sur lui depuis plusieurs mois. Déjà reconnu coupable de sévices imposés à des fillettes et à leur mère, le Gatinois a été acquitté, mercredi, d'avoir mis un contrat sur la tête de ces mêmes victimes.
L'homme est détenu depuis 2013 pour avoir agressé sexuellement des mineures, et d'avoir envoyé des photos de ces agressions à la mère d'une des victimes. Il la menaçait de mettre le tout sur Facebook, si elle ne reprenait pas sa vie de couple avec lui.
La mère, sous le choc, a reconnu sa fille sur les photos abjectes.
Dans le cadre de sa détention préventive, en attendant la fin de son procès pour les agressions sexuelles, l'homme aurait approché un tiers pour qu'il aille récupérer une clé USB à son ancienne maison familiale. Cette clé USB contenait des images compromettantes pour lui, le montrant en position d'agression. Cette clé n'avait pas encore été saisie par la police, qui enquêtait toujours sur son cas.
Par la suite, la personne engagée devait, selon la plainte initiale, tuer les victimes et mettre le feu à la maison. Le contrat allégué aurait été refusé par les codétenus approchés.
Mais le juge Richard Laflamme, de la Cour du Québec, n'a pas cru le témoin principal dans cette affaire, au coeur de la preuve de la Couronne.
Ce témoin, un autre détenu du nom de Michel Peterson a été qualifié de peu crédible par le magistrat. « M. Peterson a déjà été accusé d'entrave à la justice et a un long dossier criminel », a résumé le magistrat.
Le tribunal n'a pas cru le témoin, ou du moins, lui a reproché plusieurs contradictions dans le récit des événements allégués.
Le juge n'a pas été convaincu, hors de tout doute raisonnable, de la culpabilité de l'individu, aujourd'hui dans la quarantaine.
Il est interdit de nommer l'accusé, puisque la loi protège l'identité des victimes.
En juillet 2016, l'homme a été déclaré coupable d'agression sexuelle, de possession de matériel pornographique juvénile, de voies de fait contre la mère, de menaces, d'entrave à la justice et de non-respect des conditions de la cour.
Les agressions ont eu lieu pendant neuf ans, à l'insu de la mère. Les jeunes filles avaient entre 9 et 16 ans au moment des faits. Parmi les pièces à conviction, 500 images d'une enfant de 14 ans ont été saisies.
L'une de ses deux victimes a été forcée de pratiquer des fellations et de subir les attouchements de l'homme. Il est allé jusqu'à lui imposer des relations complètes, qu'il photographiait.