La cause de Steven Bertrand-St-Amour a été remise au 24 mai, au palais de justice de Maniwaki.

Accusations pour le prévenu atteint par balle à Maniwaki

Un jeune homme de Maniwaki impliqué dans une altercation ayant tourné au vinaigre, avec un constable spécial du palais de justice de Maniwaki, cet hiver, a finalement comparu mercredi.

Steven Bertrand-St-Amour est visé par quatre chefs d’accusation.

Le jeune homme de 18 ans, incontrôlable, avait reçu un coup de feu au visage quand le constable a ouvert le feu dans sa direction, à l’intérieur de l’établissement.

Mercredi, le juge Gaston Paul Langevin, de la Cour du Québec, a lu les quatre paragraphes apparaissant sur le mandat d’arrestation du prévenu.

Ce dernier, qui purge une peine d’emprisonnement dans un autre dossier, a comparu par visioconférence, depuis le centre de détention de Gatineau.

Le ministère public reproche à Steven Bertand-St-Amour d’avoir résisté, perpétré des voies de fait, d’avoir infligé des lésions et d’avoir « pris ou tenté de prendre une arme » du même agent de la paix, le 31 janvier dernier.

Sa cause a été remise au 24 mai, au palais de justice de Maniwaki.

Selon des rapports d’enquête du Service de police de la Ville de Montréal, obtenus par La Presse, cette semaine, les policiers ont appris l’existence d’un rapport d’évaluation rédigé avant les événements, indiquant que Steven Bertrand-St-Amour aurait eu comme « projet d’avenir de faire une banque et de tuer un policier ».

La vidéo du début de l’altercation entre le constable et le jeune homme a été largement diffusée sur Internet.

Il semble que Steven Bertrand-St-Amour, qui s’attendait à recevoir une sentence d’emprisonnement, rejetait son sort. Le constable a tenté de maîtriser le jeune homme agité.

Le constable a sorti son poivre de Cayenne, puis son bâton télescopique. Le constable a perdu le contrôle de son bâton, empoigné par le suspect.

Le constable, après avoir reçu deux coups sur la tête, a ordonné au jeune de cesser de bouger en pointant son arme. Il s’est vu forcé d’ouvrir le feu quand le délinquant s’est rué sur lui.