Marc Jetté a composé le 9-1-1 lorsqu'il était coincé dans un avion d'Air Transat sur le tarmac de l'Aéroport d'Ottawa, lundi.

9-1-1: Aucune accusation ne sera portée

La police d'Ottawa ne portera aucune accusation contre le passager d'Air Transat qui a composé le 9-1-1 parce que son avion était immobilisé sur le tarmac de l'aéroport d'Ottawa depuis cinq heures.
Marc Jetté est l'un des 336 passagers qui sont restés coincés dans un Airbus A330 d'Air Transat, lundi soir à Ottawa. Des appareils s'y sont posés, car des orages empêchaient les pilotes de bien naviguer au-dessus de Montréal et de Toronto.
M. Jetté a confié à La Presse, jeudi, qu'il avait eu affaire à plusieurs questions des policiers d'Ottawa, lorsque ceux-ci ont été appelés via le 9-1-1.
M. Jetté dit avoir fait le 9-1-1, car des passagers avaient des malaises et que tous manquaient d'eau et d'air frais, dans une attente interminable, alors que personne ne venait leur offrir des soins ou des rafraîchissements.
Répondant à l'appel, des policiers d'Ottawa sont entrés dans l'avion, avec d'autres services d'urgence.
Dans l'interphone de l'appareil, on a demandé : « Qui a appelé le 9-1-1 ? Who called 9-1-1? »
Selon M. Jetté, « le ton du message est contrarié ». Un policier lui a demandé de le suivre à l'avant.
Entouré de plusieurs personnes, dont un policier, il a été questionné en français et en anglais. Nom, adresse, profession ? « Je me sens comme un criminel, a dit M. Jetté à La Presse. Mes filles sont terrifiées. »
Lorsque la police lui a demandé qui avait besoin d'aide, le passager lui a montré tous les passagers. « J'ai appelé parce que la situation se dégradait. Il fallait faire quelque chose. » 
Selon M. Jetté, le policier lui a dit qu'il pourrait avoir des problèmes parce qu'il avait fait déplacer des secouristes.
L'avion a décollé 30 minutes plus tard. « Mais aujourd'hui, je crains pour mon emploi. En tant qu'employé de la fonction publique, je ne peux pas avoir de dossier criminel. »
Pas d'accusation
Jeudi, un porte-parole de la police d'Ottawa a confirmé au Droit que M. Jetté ne sera pas accusé. « Pour nous, le dossier est clos, dit le constable Charles Benoit. Il n'y aura pas d'accusation. Le reste appartient à la compagnie aérienne et à l'aéroport. »
Air Transat et l'Office des transports du Canada ont ouvert des enquêtes pour éclaircir les circonstances de cet incident.
Une vingtaine d'appareils ont été cloués au sol, le même soir, à Ottawa. Le ravitaillement de l'Airbus aurait été plus compliqué que prévu.