Simon Ménard a écopé d’une peine globale de 40 mois, mardi.

40 mois pour une transaction de drogue qui tourne mal

Un homme qui a frappé sa victime à coups de barre de fer à la tête lors d’une transaction de drogue qui a mal tourné a écopé d’une peine globale de 40 mois, mardi.

L’accusé dans cette affaire, Simon Ménard, avait aussi placé la victime gravement blessée dans le coffre de sa voiture avant de fuir les lieux de la transaction. La victime a été en mesure de s’extirper de la valise du véhicule dans le secteur du lac Meech.

Ménard, 30 ans, a été reconnu coupable en janvier 2018 de cinq des huit accusations contre lui, soit séquestration, voies de fait armées, voies de fait causant des lésions corporelles, menaces de causer la mort et vol de plus de 5000 $.

Il est incarcéré depuis juin 2016. En tenant compte des crédits pour le temps passé à l’ombre, il lui reste huit mois et huit jours à purger.

Lors du prononcé de la sentence, le juge Richard Laflamme a notamment signalé parmi les facteurs aggravants la gravité de la violence infligée sur la victime.

« Les conséquences pour la victime ont été importantes. Ce n’est pas parce que le tout s’est produit à l’occasion d’une transaction de drogue qui a mal tourné que les gestes posés sont plus acceptables ou moins graves», a signalé le magistrat, précisant que Ménard avait continué la séquestration sans apporter de l’aide à sa cible malgré ses supplications pour des traitements médicaux.

Le juge a aussi tenu compte de facteurs atténuants, comme le potentiel de réhabilitation et de réinsertion sociale de Simon Ménard, ses remords et le fait qu’il n’avait aucun autre antécédent judiciaire.

« Depuis le début de sa longue incarcération, l’accusé a amorcé un travail de réflexion non négligeable. Ce travail devra évidemment se poursuivre», a indiqué le juge, qui a tenu à reconnaître « la grande implication des parents de l’accusé » et leur soutien envers leur fils pour sa réhabilitation.

Ménard sera en probation pendant deux ans à sa sortie de détention, et ne pourra posséder d’arme pendant une période de dix ans.

La poursuite avait réclamé une peine de quatre ans alors que la défense avait plutôt suggéré que le temps déjà passé en détention constituait une sentence adéquate et suffisante.