Catherine Gaudet garde le moral même si la tornade a frappé son logement.

« C’est un jour à la fois » pour les sinistrés

Vêtue d’un pyjama, sandales aux pieds, Catherine Gaudet a tout laissé derrière elle dans son logement du boulevard de la Cité-des-Jeunes, vendredi, après le passage de la tornade qui a complètement arraché le toit de son immeuble.

Rencontrée lundi matin devant le centre communautaire Père-Arthur-Guertin où étaient toujours hébergés près d’une soixantaine de sinistrés, Mme Gaudet était loin d’avoir perdu le moral. « Ça va bien, a-t-elle lancé sans hésiter. C’est un jour à la fois. »

Sans télévision ni radio depuis quelques jours en raison des travaux de peinture qu’elle effectuait dans son logement, Mme Gaudet n’a jamais entendu l’alerte de tornade qui a précédé l’arrivée des vents violents ayant tout détruit sur leur passage. C’est donc la tornade elle-même qui l’a alertée. « J’ai rien apporté du tout avec moi, parce que j’ai entendu des fenêtres briser [...] et le toit décollait. Je voyais les morceaux de bardeaux passer dans la fenêtre pendant que je la fermais et la grosse tornade montait. Ça flyait. »

Elle s’est aussitôt rendue au campus Gabrielle-Roy du Cégep de l’Outaouais, qui a accueilli les sinistrés tout le week-end. « La Croix-Rouge était là, le lendemain, le maire était là, on a eu tout le soutien des pompiers, de la police, de tout le monde », a-t-elle raconté.

Catherine Gaudet pense qu’elle ne pourra pas réintégrer son appartement du boulevard de la Cité-des-Jeunes avant environ deux semaines. Elle ne savait pas encore, lundi matin, si elle allait obtenir une chambre d’hôtel ou si elle devait passer une autre nuit au centre de la rue Bériault. Elle se réjouissait malgré tout d’avoir pu toucher une allocation d’urgence de 140 $ pour aller s’acheter des vêtements.

Elle ignore pour l’instant ce qu’elle pourra récupérer de son logement. Ses biens ne sont pas assurés. « On verra ce qui est bon et ce qui n’est pas bon une fois rendu là », a-t-elle laissé tomber, résignée, mais souriante malgré la tragédie.