Justice et faits divers

De plus en plus accros au GHB

Nathan* buvait environ un litre de GHB par semaine. Il avait besoin de sa fiole aux trois heures, sinon il commençait à trembler. 

Durant plus d’une décennie, cet homme de 44 ans de Québec a été dépendant au gammahydroxybutyrate, une drogue plus souvent appelée par son acronyme, «GHB», ou son surnom «jus», parce qu’il se consomme la plupart du temps sous la forme liquide.

La dépendance au GHB n’a rien à voir avec la «drogue du viol» que les prédateurs sexuels versent dans le verre de leurs victimes. Les dépendants en consomment eux-mêmes, plusieurs fois par jour. Et ils sont de plus en plus nombreux à être accros, constate le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale. 

Depuis au moins deux ans, les interventions liées à cette drogue connaissent une croissance marquée, indique la Dre Violaine Germain, médecin au programme de traitement de la dépendance aux opiacés du Centre de réadaptation en dépendance de Québec (CRDQ). 

Surdoses

L’augmentation se manifeste notamment aux urgences des hôpitaux, qui reçoivent des consommateurs «récréatifs» de GHB après que ceux-ci eurent perdu la carte. 

«Ce qui nous fait peur, comme professionnels de la santé», explique Dre Germain, c’est que «la ligne est très mince» entre la quantité de GHB qui procure l’effet recherché par les consommateurs et celle qui produit une surdose. 

«C’est facile de se tromper dans la quantité», ajoute-t-elle. 

Les amateurs disent qu’ils ont wipé, le surnom donné aux surdoses. Nathan ne compte plus le nombre de fois où cela lui est arrivé. Il se trompait de contenant et buvait du GHB non dilué ou il en prenait une autre dose trop rapidement. 

Typiquement, les gens intoxiqués au GHB sont comateux à l’arrivée. Ils sont intubés et mis sous respirateur artificiel. Mais comme l’effet de la surdose se dissipe relativement vite, les patients quittent l’hôpital avant les soins intensifs. 

«À un moment donné, ils se réveillent, ils ‘arrachent le tube et ils repartent», décrit Dre Germain, qui a travaillé plusieurs années à l’urgence.

Comme une horloge

Au Centre de réadaptation en dépendance de Québec, la Dre Germain s’inquiète de voir à quel point la dépendance peut s’installer rapidement. Parfois, une semaine de consommation soutenue suffit pour développer une dépendance, précise-t-elle.

Nathan, lui, a commencé à consommer du GHB dans les raves. Il aimait son effet désinhibant; il se sentait moins timide, plus sociable. 

Il en a repris chez lui quand il lui en restait, s’est mis à en boire de plus en plus souvent. «À un moment donné, t’en as comme de besoin, parce non seulement tu redeviens timide, mais t’es mal», dit-il. 

La dépendance s’est enracinée. Le sentiment de manque de GHB revenait avec une précision quasi chronométrée, aux trois heures. S’il attendait 15 minutes de trop, l’inconfort devenait insupportable, jusqu’à ce qu’une autre dose de 5 ml l’apaise. 

«Le soir, pour te coucher, tu prends une fiole, tu te réveilles après trois heures, t’en prends une autre, trois heures, trois heures, trois heures, toute la journée». 

Sevrage dangereux

En plus du «jus», Nathan prenait des opiacés, des métamphétamines et de la cocaïne. Après plusieurs années de polytoxicomanie, il a réussi en s’en sortir et continue à faire un suivi au CRDQ. Mais de toutes les drogues qu’il a consommées, le GHB a été le plus difficile en ce qui a trait au sevrage, c’est-à-dire à la désintoxication. 

Le GHB, précise la Dre Germain, est effectivement une des substances dont le sevrage est le plus dangereux. Les dépendants qui cessent de consommer la drogue ou en diminuent la quantité par eux-mêmes prennent de grands risques. 

Le sevrage entraîne de l’anxiété, des tremblements, des sueurs, une accélération du pouls, une hausse de la tension artérielle, et parfois du délire ou des convulsions. 

«Ultimement, ça peut même être mortel, dit la médecin. Quelqu’un peut même faire un arrêt cardiaque dans un sevrage trop sévère.»

* Le vrai nom de Nathan a été modifié pour garder son anonymat

Justice et faits divers

Deux adolescentes filmées à leur insu lors de relations sexuelles

Filmées à leur insu lors de relations sexuelles, deux adolescentes de Thetford Mines ont vu des vidéos de leurs ébats diffusées sur les réseaux sociaux. Un des trois suspects a été arrêté.

«Les éléments sommaires de cette enquête ont démontré que quatre vidéos avaient été filmées par les amis des partenaires sexuels des jeunes filles qui étaient présents lors des ébats. Par la suite, ces images ont été diffusées dans un groupe sur les réseaux sociaux», a indiqué mardi matin Yves Simoneau, porte-parole de la  Sûreté municipale de Thetford Mines.

Les faits allégués concernent deux Thetfordoises de 14 et 15 ans qui, en 2017, ont eu des rapports sexuels avec des hommes de 17 et 20 ans qui ne fréquentent pas la même école qu’elles.

Un des suspects, âgé de 17 au moment des événements, a été arrêté le 8 novembre à Montréal. Il a été accusé de possession et de production de pornographie juvénile et de diffusion non consensuelle d’une image intime.

Les deux autres suspects, âgés de 20 et 21 ans, sont toujours en cavale. La Sûreté municipale de Thetford dit être en contact avec d’autres services de police afin de les retrouver.

Justice et faits divers

Deux versions pour un coup de poing

Agression gratuite ou légitime défense ? Un ex-chauffeur de la Société de transport de l’Outaouais (STO) se défend devant la chambre criminelle de la Cour du Québec d’avoir asséné un coup de poing sans raison valable à un passager, en novembre 2017.

Le procès de l’ex-chauffeur Alain Blanc s’est déroulé lundi, au palais de justice de Gatineau.

Justice et faits divers

Arrestation de David Couture

Un individu recherché pour kidnapping et tentative de meurtre à Gatineau a été arrêté vendredi soir dernier en Montérégie, mais un autre suspect dans le même dossier est toujours au large.

David Couture, 26 ans, a été interpellé dans une résidence de la municipalité de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix peu après 21 h par des policiers de Gatineau et des membres du Groupe d’intervention tactique de la Sûreté du Québec. 

C’est une information du public qui a permis aux policiers de localiser le suspect. Couture n’a offert aucune résistance lors de son arrestation.

David Couture était recherché dans une affaire remontant au 1er octobre dernier où il y aurait deux victimes alléguées, soit deux hommes de 28 et de 35 ans. Il fait face à des accusations de tentative de meurtre, de complot en vue de commettre un meurtre, de harcèlement criminel, de séquestration, de voies de fait et d’enlèvement, a précisé le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Il a comparu par téléphone samedi et il doit être transféré dans le district judiciaire de Gatineau.

Deux autres individus, Steve Duarte, 45 ans, et Jordan Pichette, 21 ans, de Gatineau, ont été arrêtés le 4 octobre dans ce dossier. Ils doivent répondre des mêmes accusations.

Les policiers sont encore à la recherche de Abdul Al-Sherifi, 24 ans, en lien avec cette histoire. Le SPVG prévient toute personne qui apercevrait Al-Sherifi de ne pas l’approcher et de communiquer immédiatement avec le 911.

Durant l’enquête, des stupéfiants et des armes à feu, dont certaines sont prohibées, ont été saisis.

Justice et faits divers

Collision frontale à Val-des-Monts: un conducteur recherché

Le conducteur d’un camion cube impliqué dans une collision frontale avec blessés survenue lundi matin sur la route du Carrefour à Val-des-Monts est recherché par les autorités.

Le Service de la Sécurité publique de la MRC des Collines-de-l’Outaouais affirme qu’après l’accident, qui implique aussi une voiture, l’individu au volant du camion blanc aurait pris la fuite à pied en direction ouest. 

La collision est survenue à 7h40 à proximité du 1950, route du Carrefour.

Les deux occupants de la voiture aussi impliquée dans l’accident ont subi des blessures sérieuses. 

L’intervention rapide des policiers et l’assistance du maître-chien de la Sûreté du Québec n’ont pas permis de retracer l’homme. 

Selon les informations recueillies, le conducteur serait de race blanche et possiblement âgé dans la trentaine. Il serait de grande taille, en plus d’avoir les cheveux longs et de porter une barbe. L’individu serait tatoué sur le cou et porterait également une tuque noire. 

Toute personne possédant de l’information à ce sujet est priée de contacter le sergent chargé de relève au 819 459-9911 (poste 3240). 

La route a été fermée pendant près de sept heures, le temps que les enquêteurs fassent leur travail.

Justice et faits divers

Une femme arrêtée pour braquage à domicile

Une femme a été arrêtée à la suite d’un braquage à domicile dans le secteur Buckingham, le 29 octobre dernier.

La police de Gatineau a procédé à l’arrestation d’une résidente de Thurso, jeudi après-midi.

Julie Dumouchel, 42 ans, aurait sévi dans la soirée du 29 octobre, au 356, avenue de Buckingham.

Les suspects auraient ciblé la résidence, dans laquelle se trouvaient deux hommes et une femme. Les agresseurs ont pris la fuite en voiture après leur agression.

Mme Dumouchel est accusée d’introduction par effraction, de séquestration, d’enlèvement, d’agression armée, de voie de fait, d’extorsion et de menaces.

La police, qui n’a pas précisé davantage le fil des événements, dit poursuivre son enquête, à la recherche d’autres suspects.

Justice et faits divers

Une fin de semaine fort occupée pour la SQ en Outaouais

Les policiers de la Sûreté du Québec du poste autoroutier de l’Outaouais n’ont pas chômé en fin de semaine avec cinq dossiers de conduite avec facultés affaiblies et de grands excès de vitesse en l’espace de moins de 48 heures.

Deux automobilistes ont été arrêtés samedi et dimanche pour avoir lors d’un barrage routier effectué dans l’échangeur des boulevards Fournier et Maisonneuve, en direction des autoroutes 50 Est et 5 Nord.

Dans le premier cas, une jeune femme de 24 ans a été arrêtée puis libérée sous promesse de comparaître à une date ultérieure. Son permis de conduire a été suspendu pour 90 jours, tandis que le véhicule a été saisi pour 30 jours. La conductrice pourrait faire face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies.

La nuit suivante, un automobiliste de 23 ans a été arrêté pour les mêmes raisons et pourrait faire face aux mêmes accusations. Dans son cas, il pourrait aussi devoir répondre à une accusation de refus de fournir un échantillon d’haleine.  

Dimanche, en un intervalle d’à peine 50 minutes, les patrouilleurs ont intercepté deux automobilistes qui filaient respectivementà 150 et 155 km/h sur l’autoroute 50 en direction ouest à proximité de la bretelle de sortie de la rue Georges.

Dans le premier cas, le conducteur de 19 ans, qui vient tout juste d’obtenir son permis de conduire régulier, a reçu un constat d’infraction de 377$. Cinq points d’inaptitude ont aussi été ajoutés à son dossier. Dans le second cas, un homme de 34 ans s’est vu remettre une contravention de 402$ et cinq points d’inaptitude.

La veille, encore une fois sur l’autoroute 50, un automobiliste ontarien de 45 ans a été arrêté non loin de la sortie du boulevard de l’Aéroport alors qu’il filait à plus de 160 km/h. Ce grand excès de vitesse lui a valu une amende de 1073$ ainsi que dix points d’inaptitude.

Justice et faits divers

Incendie d’une résidence en construction à Ottawa

Une maison en construction a été frappée par un incendie samedi soir dans le quartier Highland Park, à Ottawa.

Des voisins ont composé le 911 pour signaler la présence de fumée aux étages supérieurs du bâtiment situé au 358, avenue Cole. À leur arrivée, peu après 17h50, les pompiers ont constaté la présence de flammes en provenance de plusieurs côtés de la future résidence.

Le brasier a été déclaré sous contrôle à 18h11. Un enquêteur du Service des incendies d’Ottawa a été dépêché sur les lieux pour déterminer l’origine du sinistre.

Personne ne se trouvait dans la construction lorsque le feu s’est propagé et aucun sapeur n’a été blessé durant l’extinction.

Les dommages sont évalués à 60 000$.

Justice et faits divers

Enquête sur une intervention de la police d’Ottawa

L’Unité des enquêtes spéciales (UES) de l’Ontario se penchera sur un incident survenu dans la nuit de samedi à dimanche, à Ottawa.

Vers 1h20, un agent du Service de police d’Ottawa a tenté d’intercepter un véhicule qui circulait sur le chemin Montréal. Le conducteur de la voiture a refusé de s’immobiliser et, quelques coins de rue plus loin, est entré en collision avec un poteau électrique.

Selon la police, cet incident a causé des pannes de courant pour plusieurs résidences du secteur.

Des occupants du véhicule ont subi des blessures mineures et ont dû être transportés à l’hôpital.

Justice et faits divers

Un homme poignardé dans le Marché By

Un homme a été victime d’une attaque à l’arme blanche sur la rue Clarence à Ottawa, après la fermeture des bars samedi matin.

Selon le Service de police d’Ottawa (SPO), l’incident s’est produit aux alentours de 3h, près de l’intersection avec la rue Parent. La victime a été transportée à l’hôpital dans un état stable.

L’unité des enquêtes de la division centrale du SPO est responsable de l’enquête. Personne n’a été arrêté en lien avec cette agression jusqu’à maintenant, mais des témoins ont rapporté que les quatre suspects ont fui la scène à pied.