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Justice et faits divers

Un piéton happé mortellement à Orléans

Un homme dans la vingtaine a perdu la vie après avoir été heurté par une voiture dans le secteur Orléans, à Ottawa.

L'accident est survenu à l'intersection de la promenade Viseneau et du chemin Innes, peu après 17h vendredi soir, indique le Service de police d'Ottawa.

Aucun détail supplémentaire n'a été dévoilé alors que l'enquête pour déterminer les circonstances de la collision se poursuit.

Justice et faits divers

Signalement à la DPJ: les marques sur les bras étaient du rouge à lèvres

Une mère de Gatineau se demande toujours comment son enfant a pu faire l’objet d’un signalement à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), alors que les « bleus » au corps du bambin étaient en fait... du rouge à lèvres.

Sophie Lafrenière n’en revenait toujours pas, vendredi, du sort qui lui a été réservé plus tôt cette semaine.

Justice et faits divers

Crise des opioïdes: l’Ontario se joint à l’action collective

TORONTO — L’Ontario se joint à cinq autres provinces dans le cadre d’une action collective contre des dizaines de fabricants d’opioïdes.

Queen’s Park a adopté mercredi une loi qui lui permet de se joindre à la demande de la Colombie-Britannique d’intenter une action collective. Les requérants allèguent que les sociétés pharmaceutiques ont en toute connaissance de cause minimisé la dépendance aux opioïdes, comparativement aux autres analgésiques.

Justice et faits divers

Vol de données de célébrités: l’accusé avait aussi une carte d’accès à l’Assemblée nationale

L'homme de 45 ans soupçonné d'avoir piraté des téléphones cellulaires d'artistes a comparu, jeudi, au palais de justice de Québec. Il a été remis en liberté sous plusieurs conditions.

Pascal Desgagnés, un résidant de Québec, a été arrêté mercredi par le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

Il fait face à des accusations de vol d’identité, fraude à l’identité, méfait à l’égard de données informatiques, utilisation non autorisée d’ordinateurs et utilisation frauduleuse de mots de passe.

Mardi, TVA Nouvelles rapportait que des dizaines de personnalités auraient été espionnées sur leur téléphone, dont plusieurs artistes tels que l’animatrice Véronique Cloutier.

Conditions strictes

Au palais de justice jeudi, Pascal Desgagnés a dû s’engager pour la somme de 5000 $. Il a promis de garder la paix et d’aviser les policiers de tout changement de lieu de travail ou de clients.

Il lui sera interdit d’utiliser internet ou un réseau sans fil sauf dans le cadre d’un travail légitime et rémunéré entre 7h et 21h. La connexion devra provenir uniquement de Vidéotron.

Les policiers sauront quels appareils il utilise, et donc pourront à tout moment vérifier ses activités.

L’homme bénéficiera d’une exception pour consulter Netflix, PlayStation, Tou.tv, ainsi que le portail de l’école de son fils. Il n’aura pas le droit d’utiliser les réseaux sociaux.

Lorsque le juge lui a demandé s’il consentait à toutes ces conditions, Desgagnés, vêtu d’un manteau noir, les cheveux grisonnants et l’air impassible, a répondu : «Tout à fait.»

La procureure au dossier, Dana Cernacek, a également lu une liste d’initiales appartenant à 32 personnes avec lesquelles Desgagnés ne pourra, sous aucun prétexte, entrer en contact.

Les personnes ont été identifiées par leurs initiales afin de «protéger leur vie privée», a expliqué Me Cernacek en mêlée de presse, sans toutefois confirmer qu’il s’agissait des «victimes» dans cette affaire.

«À ce moment-ci, nous ne pouvons pas commenter sur le nombre de victimes parce que ça fait partie de la divulgation de la preuve et actuellement, elle n’est pas publique», a-t-elle déclaré.

Mercredi, le SPAL avait refusé d’identifier les victimes ou de confirmer qu’il s’agissait de «personnalités».

À sa sortie du palais de justice, jeudi, tandis qu’il était poursuivi par les journalistes, Desgagnés a lancé : «J’ai aucun commentaire à faire. C’est complètement agressant.»

À LIRE AUSSI : Résident de Québec arrêté dans une histoire d'espionnage de cellulaires de vedettes

Beaucoup de données

Selon la police, les victimes «n’auraient subi aucune perte financière» et le porte-parole du SPAL a indiqué que l’accusé utilisait «des quantités très importantes de données» à des «fins personnelles», sans offrir de précisions sur la nature des données.

Les infractions auraient été commises entre le 20 décembre 2013 et le 21 janvier 2019.

Plusieurs perquisitions ont eu lieu au domicile de l’accusé, sur des sites Web, sur des tours d’ordinateur ainsi que sur d’autres dispositifs informatiques.

Pascal Desgagnés détenait une carte d’accès de l’Assemblée nationale, puisqu’il était consultant externe pour le centre d’expertise numérique.

Toutefois, ses accès aux systèmes informatique et téléphonique étaient «limités», selon la porte-parole de l’Assemblée nationale, Julie Champagne, qui précise que la carte d’accès a été révoquée mercredi.

Elle a confirmé à La Presse canadienne, jeudi, que des démarches étaient en cours pour vérifier si des téléphones de députés auraient pu être piratés.

Desgagnés était de surcroît consultant chez Desjardins. «Je peux vous assurer que les informations auxquelles M. Desgagnés [...] avait accès ne permettent pas de pirater des cellulaires», a indiqué par courriel la porte-parole Chantal Corbeil.

L’avocate de Desgagnés, Geneviève Côté, n’a pas souhaité commenter, jeudi. L’accusé reviendra devant le tribunal le 31 mars.

Justice et faits divers

Amende pour Les Rebuts de pâtes et papiers de l’Outaouais

L’entreprise Les Rebuts de pâtes et papiers de l’Outaouais ltée. devra verser plus de 90 000 $ pour avoir enfreint la Loi sur la qualité de l’environnement.

L’entreprise établie à Val-des-Monts a été déclarée coupable de l’infraction le 18 octobre dernier.

« Le 1er novembre 2017, [...] l’entreprise a refusé ou négligé de se conformer à une ordonnance prise le 4 mai 2017 en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement, contrevenant ainsi à l’article 115.32 de cette loi », indique le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec.

L’ordonnance en question exigeait l’exécution de certains travaux de remise en état des lieux de la part de l’entreprise en procédant notamment au retrait des matières résiduelles « déposées ou enfouies à l’extérieur des cellules autorisées ».

L’entreprise devra également rembourser les frais de poursuite engagés par le ministère (1805 $), en plus d’assumer les frais judiciaires.

Justice et faits divers

Incendie sur Cité-des-Jeunes

Un incendie a été rapidement maîtrisé sur le boulevard Cité-des-Jeunes, à Gatineau, jeudi matin.

Les pompiers ont été appelés vers 8h, dans un édifice à logements situé près de la rue Perras.

Le boulevard était toujours fermé à cet endroit, à 9h.

La circulation a été dirigée vers d’autres rues locales.

La cause du brasier n’a pas encore été confirmée.

Il n’y aurait pas de blessé.

Justice et faits divers

Cinq morts en 15 mois sur l'autoroute 50

Une cinquième personne en 15 mois est morte sur l’autoroute 50, jeudi. Comme c’est le cas pour les quatre drames précédents, une voiture a traversé la ligne médiane pour percuter un véhicule circulant dans la voie opposée.

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé, jeudi matin, le décès de l’automobiliste impliqué dans la collision frontale survenue vers 6 h, près de Montebello.

Il s’agit d’un homme de 22 ans de L’Ange-Gardien. Le conducteur du camion, un homme de 31 ans, a été transporté au centre hospitalier par mesure préventive.

Ce tronçon d’autoroute fait partie des nombreux autres de la 50 privés de voies opposées séparées.

À cet endroit, sa configuration est à trois voies : deux en direction ouest et une en direction est. Le face à face s’est produit dans la voie de gauche en direction ouest, où circulait le camion.

« La collision est survenue alors qu’une automobile s’est retrouvée dans une voie en sens inverse pour une raison inconnue », a déclaré la sergente Éloïse Cossette, de la Sûreté du Québec. La SQ a indiqué quelques heures après le drame qu’une inspection mécanique devait être menée sur un des véhicules.

La 50 était toujours fermée en milieu d’après-midi, en raison de travaux de récupération de diesel et de ramassage des débris des véhicules.

Cette année, la 50 a vu mourir quatre personnes entre Gatineau et Grenville-sur-la-Rouge, dans les Laurentides. Un cinquième décès s’est produit en septembre 2018.

Actualités

Un père Noël de centre d'achats «renvoyé au pôle Nord»

Le centre commercial Domaine du parc de Cowansville a congédié son père Noël mercredi. Après plusieurs plaintes des internautes sur les réseaux sociaux, les gestionnaires de l’endroit ont décidé de le «renvoyer au pôle Nord».

Décors peu élaborés, père Noël froid et peu accueillant: plusieurs internautes ont exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux depuis la semaine dernière.

Plusieurs parents ont souligné que leur enfant était mal à l’aise face à l’attitude peu empathique de l’employé. 

La page Facebook Spotted Cowansville a donc publié, mercredi après-midi, un message des gestionnaires du centre commercial annonçant le renvoi du père Noël. «Il est vrai qu’il est très difficile de trouver un bon père Noël disponible tous les week-ends, mais cela n’excuse en rien les commentaires ci-bas mentionnés», ont-ils exprimé.

Pour compenser cette perte, plusieurs boutiques du Domaine du parc distribueront des cadeaux aux enfants. Il n’a pas été possible de joindre les gestionnaires du centre commercial mercredi. 

Justice et faits divers

Procès de la poupée-enfant: Antoine Gagnon, consommateur avisé ou client ignorant?

Antoine Gagnon a magasiné soigneusement, acheté et fait livrer chez lui une poupée sexuelle aux allures d’enfant, soutient la Couronne. Antoine Gagnon s’est procuré une poupée érotique légale, de petite taille, à faible poitrine, rétorque la défense.

Le procès de l’ex-avocat Antoine Gagnon, 31 ans, s’achève mercredi avec les plaidoiries.

La procureure de la Couronne Me Valérie Lahaie insiste sur le fait que la preuve circonstancielle, essentiellement informatique, écarte toute possibilité que Gagnon se soit trompé dans son achat en avril 2017 ou que la compagnie chinoise ait erré dans la livraison du colis. « Il avait la connaissance du matériel commandé », martèle la procureure.

En raison du statut d’avocat du suspect, les policiers avaient un mandat très restreint pour fouiller les ordinateurs de Gagnon lors de la perquisition. « Pour un mandat aussi limité à des mots clefs, et avec deux ordinateurs réinitialisés la veille, on obtient quand même 3600 recherches pertinentes à l’achat d’une poupée sexuelle enfant », fait remarquer Me Lahaie.

Antoine Gagnon a lui-même tapé sur son clavier les mots « 100 cm sex doll » ou « small breast sex doll ». Il est allé sur des forums et des sites montrant des enfants et adolescentes en tenues légères.

Aux yeux de la Couronne, il ne fait aucun doute que la poupée sexuelle livrée à Gagnon par un enquêteur de la police de Québec déguisé en employé de UPS a les caractéristiques d’une enfant. Sa grandeur, ses mains menues, ses traits graciles, l’absence de poils pubiens et la poitrine non-développée sont à l’image d’une enfant, affirme Me Lahaie.

Antoine Gagnon a choisi de ne pas témoigner et de ne pas présenter de défense.

Son avocate Me Kamy Pelletier plaide que la Couronne n’a pas pu présenter une pièce importante du casse-tête, la preuve de la connaissance qu’avait son client de la nature de l’objet.

Le ministère public n’a pas pu montrer au tribunal le site web consulté par Antoine Gagnon pour procéder à l’achat ni ce que l’accusé voyait à l’écran au moment de commander.

Sur la boîte, jamais ouverte par Gagnon, nulle inscription ne laisse entendre que la poupée en silicone prend la forme d’une poupée enfant.

«Il a écrit « small breast », est-ce que ça nous amène nécessairement à penser qu’il voulait une poupée de moins de 18 ans? demande Me Pelletier. Il est raisonnable de conclure qu’il voulait une poupée de petite taille, à faible poitrine. »

Pour son achat et ses communications avec UPS, Antoine Gagnon a utilisé son adresse courriel usuelle, à son nom. Il a fait livrer le colis à son logement du quartier Saint-Jean-Baptiste et a fourni des pièces d’identité pour la livraison. Tout ceci est incompatible avec quelqu’un qui pense agir dans l’illégalité , affirme l’avocate de la défense.

Les plaidoiries se poursuivent mercredi après-midi.

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Actualités

Vidéos troublantes d’un jeune frappé à coups de poing

Trois-Rivières — Deux vidéos troublantes circulaient sur les médias sociaux, mardi, dans lesquelles on pouvait voir des jeunes, de l’école secondaire des Pionniers à Trois-Rivières, invectiver et frapper à grands coups de poing un autre adolescent. À la fin, la victime est couchée par terre et tente de se protéger des coups du mieux qu’elle le peut. Les événements se seraient déroulés sur l’heure du midi, mardi, dans des stationnements, à l’extérieur de l’enceinte des Pionniers.

Dans une des vidéos, un groupe de plusieurs élèves cernent le jeune homme qu’ils ont pris pour cible. Ils l’invectivent et lui demandent de se mettre à genoux. Quand il obtempère, il se fait cracher dessus. Dans l’autre vidéo, on le voit se faire frapper. Selon la Direction de la police de Trois-Rivières (DPTR), la victime n’a pas subi de blessures importantes. Il n’a pas été possible de savoir pourquoi il a ainsi été pris à partie. 

Justice et faits divers

Une mère et ses deux enfants retrouvés morts

MONTRÉAL — Des policiers qui se sont présentés dans une maison de l’est de Montréal mercredi matin pour annoncer la mort d’une personne à sa famille ont plutôt découvert les corps d’une femme de 42 ans et de ses deux jeunes fils, âgés de deux et quatre ans.

Les autorités se sont rendues à la résidence du quartier Pointe-aux-Trembles, vers 8 h, pour informer les membres de la famille du décès du père des garçons, mort par suicide mardi à Joliette.

Justice et faits divers

Donald Brashear affirme «s’être retrouvé»

Il est le plus grand dans la salle d’audience. Et assurément celui qui a gagné le plus d’argent dans sa vie. Aujourd’hui, l’ancien hockeyeur de la LNH Donald Brashear vient reconnaître qu’il a cassé une fenêtre pour entrer dans le logement dont il venait d’être évincé.

Ses énormes mains croisées déposées sur ses cuisses, Brashear, 47 ans, attend son tour. Un autre accusé le salue timidement de la main.

L’avocat de défense Me Vincent Montminy se lève. L’ancien joueur du Canadien n’a pas le profil habituel des clients de Me Montminy, largement issus du crime organisé. Le criminaliste éprouve visiblement une forme de sympathie pour la vedette déchue assise près de lui.

L’avocat a une mission en apparence délicate; demander une absolution conditionnelle pour un client qui traîne quelques antécédents judiciaires. En 2006, Brashear a déjà obtenu une absolution inconditionnelle, après avoir fait un don, pour une bagarre. En 2011, un juge a accepté de surseoir à l’imposition de la peine, encore pour une accusation de voies de fait, et toujours avec l’obligation de faire un don.

Cette fois-ci, celui qui a été bagarreur pendant 16 ans dans la LNH n’a frappé personne.

Le 5 juin dernier, il a fracassé une fenêtre du logement dont il venait d’être évincé et s’est fait prendre avec une petite quantité de cocaïne.

La veille, le propriétaire, le concierge et un huissier avaient tenté de lui signifier un avis d’expulsion. L’ancien hockeyeur avait quitté les lieux. Le propriétaire a aussitôt fait changer les serrures.

C’est en revenant sur les lieux de manière illicite que Brashear s’est fait prendre.

Il a bien collaboré à son arrestation. Le propriétaire ne voulait pas porter plainte pour le bris de la fenêtre. L’ancien hockeyeur a quand même été accusé de méfait.

Thérapie

Après son arrestation, Brashear a fait une thérapie de plusieurs mois à la Villa Ignatia pour combattre ses dépendances. Il fréquente le centre de réadaptation Portage et voit un psychologue. « Je me suis perdu un petit peu, je me suis retrouvé en thérapie », résume sommairement Donald Brashear.

Celui qui a été un millionnaire de la LNH a attiré l’attention cet automne lorsqu’il a accepté un emploi dans un Tim Horton, propriété de son ancien coéquipier Pierre Sévigny. « Il a tout eu ce que les petits gars qui jouent au hockey veulent avoir, fait remarquer Me Montminy. Il a fait beaucoup de sous et a perdu beaucoup de choses. »

Le procureur de la Couronne Me Jean-Philippe Robitaille n’avait pas d’objection à l’octroi d’une absolution. Le juge Mario Tremblay de la Cour du Québec a conclu lui aussi que la mesure était dans l’intérêt de l’accusé sans nuire à l’intérêt de la société. « On appelle ça l’exemplarité positive, dit le juge Tremblay. Les gens qui suivent votre histoire vont voir qu’on peut s’affranchir d’une dépendance. Je vous félicite pour vos efforts. »

Donald Brashear sera en probation durant six mois.

En sortant de la salle d’audience, Donald Brashear a confié que les compliments du juge lui avaient fait plaisir et juré que c’était sa dernière présence à la cour. « On peut tomber, mais on peut se relever. »

Livres

Le Prix du Gouverneur général pour «Le droit du plus fort»

« Justice pour tous, surtout pour ceux qui peuvent se la payer. » C’est en quelque sorte le message qu’envoie l’auteure Anne-Marie Voisard dans son récent essai «Le droit du plus fort», qui critique un système judiciaire plus adapté à Goliath qu'à David.

Chaque rentrée judiciaire automnale est marquée par des discours de la magistrature et du Barreau à propos de la nécessaire amélioration de l’accès à la justice. « Effort louable », dit l’auteure Anne-Marie Voisard, doctorante en études sociologiques et politiques à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Mais David, le citoyen ordinaire, est bien vulnérable lorsqu’il entre dans l’enceinte d’un palais de justice où l’attend de pied ferme le géant Goliath.

Prix du GG

Pour son livre, Mme Voisard a remporté cette année l’un des Prix littéraires du Gouverneur général. 

L’auteure est donc invitée à Rideau Hall, à Ottawa, jeudi 12 décembre, à la cérémonie organisée en l’honneur des lauréats. Le public est par ailleurs invité à rencontrer les gagnant(e)s francophones lors d’une séance de lectures publiques et dédicaces tenue jeudi à midi au Conseil des arts du Canada (150, rue Elgin; Salle Massey-Lévesque), à Ottawa.

Mme Voisard était responsable des affaires juridiques d’Écosociété de 2008 à 2013, pendant l’affaire Noir Canada (un essai du même éditeur sur les abus commis par des multinationales canadiennes en Afrique). 

Elle a été témoin de nombreuses tentatives de géants économiques de réduire au silence les auteurs de Noir Canada. Les tribunaux ont été l’un des principaux théâtres de cette rude histoire.

Le titre du récent ouvrage Le droit du plus fort donne le ton à ce qu’observe, encore aujourd’hui, Anne-Marie Voisard. 

« La thèse cherche à illustrer comment le droit peut servir à des projets antidémocratiques, à quel point la justice peut être investie par la grande entreprise. »

Justice et faits divers

Un piéton happé par une voiture à Barrhaven

Un jeune homme de 17 ans a été happé par une voiture sur la promenade Longfields, dans le secteur Barrhaven, à Ottawa, mardi.

L’accident est survenu vers 12h30. La victime a été transportée au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) pour traiter des blessures à la tête.  L’état de santé de l’adolescent est jugé critique. 

La promenade Longfields demeure fermée à la circulation, le temps que les autorités mènent l’enquête pour déterminer les causes de l’accident.

Justice et faits divers

Pas de défense au procès de la poupée-enfant

L’ex-avocat Antoine Gagnon, accusé d’avoir importé une poupée-érotique de la taille d’une enfant, ne présentera aucune défense. Les parties plaideront mercredi.

L’avocat de Gagnon, Me Gervais Labrecque, a annoncé qu’il ne ferait aucune défense et ne ferait pas témoigner son client puisque, aux yeux de la défense, la Couronne ne s’est pas déchargée de son fardeau de prouver les infractions hors de tout doute raisonnable.

Antoine Gagnon, 31 ans, est accusé d’importation et de possession de pornographie juvénile. La défense plaidera que la poupée ne constitue pas un objet de pornographie juvénile.

La procureure de la Couronne Me Valérie Lahaie a déclaré sa preuve close. Elle a présenté au juge Jean Asselin la fameuse poupée en silicone, haute de 103 centimètres, avec trois orifices (bouche, vulve et anus) et des vêtements translucides.

La poupée, saisie chez Gagnon après une livraison contrôlée, n’a jamais été déballée par l’accusé.

Par la suite, la Couronne a fait témoigner un agent des services frontaliers qui a procédé à la saisie de la poupée à l’aéroport de Mirabel en mai 2017 et les deux enquêteurs du SPVQ qui ont procédé à l’extraction de données et à l’analyse du contenu de l’ordinateur saisi chez Antoine Gagnon.

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Preuve informatique largement admise

Le juge Jean Asselin de la Cour du Québec a accepté en large partie la preuve informatique présentée par la Couronne. Entre février et mai 2017, Antoine Gagnon a accédé à 3600 sites en lien avec des poupées érotiques. Il a fait des recherches en utilisant des mots comme «no chest sexdoll». L’accusé a eu accès notamment à des sites montrant des enfants et de jeunes adolescentes en tenue légère, à des forums et à des sites montrant des vidéos pornographiques d’hommes ayant des relations sexuelles avec des poupées miniatures.

Les policiers n’ont pas retrouvé le site web consulté par Gagnon pour acheter la poupée. Ils ont toutefois en preuve la facture d’achat, fournie par Gagnon aux autorités frontalières, et des consultations sur le site web de UPS pour suivre le colis parti de Chine.

La défense voulait que toutes les consultations internet postérieures à la date d’achat de la poupée (17 avril 2017) soient écartées parce que, selon elle, non pertinentes.

Le tribunal estime au contraire que « tout ce que fait l’accusé après la date d’achat du 17 avril est susceptible de l’informer sur ce qui s’est passé avant le 8 juin 2017 (date de la perquisition) », tranche le juge.

Le juge Asselin écarte toutefois de la preuve les captures d’écran faites par l’enquêteur principal Olivier Simard du SPVQ qui visaient à illustrer, à l’aide d’une plate-forme d’archives du web, les consultations d’Antoine Gagnon. La plate-forme d’archives publiques « Wayback machine » ne permettait toutefois pas de voir une photo exacte de ce que l’accusé a pu regarder deux ans plus tôt, ce qui a entraîné l’inadmissibilité de la preuve, trop préjudiciable pour l’accusé.

«Sans une image du site consulté par l’accusé à un moment précis, le tribunal ne peut souscrire à l’idée selon laquelle il est la représentation fidèle et exacte des sites consultés par ce dernier», conclut le juge Asselin.

Justice et faits divers

Procès d'un ex-raëlien coupable d’exploitation sexuelle: la victime témoigne

« J’étais dans une prison. Et les barreaux étaient la honte, la culpabilité et le dégoût de moi-même. » La victime de Camil Renaud, cet ex-raëlien qui a plaidé coupable à des chefs d’accusation de contacts sexuels, d’initiation à des contacts et d’exploitation sexuelle d’une adolescente de son entourage, a témoigné des graves conséquences qu’ont eues ses crimes sur sa vie, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. La victime, aujourd’hui âgée de 41 ans, mais qui avait 11 ans lorsque les premiers gestes ont été perpétrés, a déclaré que ce n’était plus à elle de porter le fardeau de la honte et qu’il était maintenant temps de s’en libérer.

« Je ne me trouvais pas belle et toi, tu me caressais pour me faire sentir belle », a raconté la dame, lorsqu’elle a accepté de témoigner sur les conséquences du crime en marge des observations sur la peine de Camil Renaud.

Justice et faits divers

Coups de feu à Ottawa

L’escouade antigang de la police d’Ottawa a ouvert une enquête à la suite de coups de feu tirés samedi soir dans le sud de la ville.

La fusillade a eu lieu vers 20 h dans le secteur du 900, promenade Meadowlands.

Après leur arrivée sur les lieux, des agents ont trouvé « des indices matériels portant à croire qu’une arme avait été déchargée », a indiqué le Service de police d’Ottawa (SPO) dans un communiqué.

L’incident n’aurait fait aucun blessé.

Toute personne ayant des renseignements concernant ce dossier est priée de communiquer avec l’unité des armes à feu et des bandes de rue de la police d’Ottawa au 613-236-1222, poste 5050, ou avec Échec au crime au 1-800-222-8477.

Justice et faits divers

Une ado de Gatineau disparue depuis près de deux semaines

Une adolescente de Gatineau est introuvable depuis près de deux semaines.

Geovana Luz, 14 ans, n’a pas donné de nouvelles depuis le 28 novembre.

Le Service de police de la Ville de Gatineau a indiqué, lundi, que la jeune fille a été vue pour la dernière fois au 155, chemin Freeman, secteur Hull, vers 18h15.

« Sa famille est sans nouvelles d’elle », dit une porte-parole du SPVG, rajoutant craindre pour sa sécurité.

Voici sa description:

- Peau basanée

- S’exprime en français;

- Mesure 1,37 mètre (4 pi, 6 po);

- Pèse environ 150 livres (68 kg);

- A les yeux bruns et les cheveux noirs;

- Cicatrice à l’avant-bras droit;

La dernière fois qu’elle a été aperçue, elle portait une veste rouge, un chandail noir et des pantalons noirs déchirés.

Toute personne détenant de l’information au sujet de Geovana Luz est invitée à contacter le SPVG au 819 246-0222.

Justice et faits divers

Un voleur s'empare du coffre-fort d'un organisme communautaire

Un organisme communautaire du Vieux-Hull est privé de milliers de dollars à la suite du vol de son coffre-fort, survenu dans la nuit de dimanche à lundi.

Les administrateurs du Bureau régional d’action sida (BRAS) ont eu la mauvaise surprise de voir une fenêtre fracassée, lundi matin.

Ils ont rapidement remarqué que le coffre-fort de l’organisme avait été volé.

Selon le directeur général du BRAS-Outaouais, Sylvain Laflamme, la personne qui a commis ce crime connaît bien les lieux. «Il fallait vraiment savoir que le coffre-fort se trouvait à cet endroit. Selon moi, c’est probablement une personne qui est déjà venue ici, faire un paiement ou bénéficier de nos services.»

Le BRAS se servait d'une «petite caisse» pour donner cartes-cadeaux à des pairs aidants pour les remercier, ou à des gens démunis pour qu’ils puissent acheter des biens ou de la nourriture dans des commerces du quartier.

Le BRAS possède des logements, qu’il loue à des gens dans le besoin. «Ce qui fait mal, c’est qu'il y avait aussi de l’argent comptant provenant de certains loyers. Je ne suis pas certain que les assurances vont rembourser cela.»

La police de Gatineau a été appelée sur les lieux. En attendant que l'enquête progresse, M. Laflamme a publié une photo de la vitre cassée sur sa page Facebook. «Le Vieux-Hull, c’est petit. Beaucoup de gens nous ont déjà appelés.»

Comme plusieurs organismes communautaires, le BRAS ne roule pas sur l’or. Chaque dollar peut faire la différence auprès d’une clientèle vulnérable.

«Avec le froid qui s’en vient, rajoute M. Laflamme, nous aurions donné des cartes-cadeau pour que notre clientèle puisse aller s’acheter une paire de mitaines ou des bas chauds. C’est décourageant.»

Justice et faits divers

Un homme poignardé dans le Vieux-Hull

Un homme a été poignardé vers 1h10 dimanche devant le bar Mardi gras sur la promenade du Portage, à Gatineau.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) indique qu'il n'y a pas raison de craindre pour la vie de l'homme, bien qu'il ait subi des blessures sérieuses.

Le SPVG a ouvert une enquête et cherche à interroger des témoins.

La promenade du Portage a été fermée à la circulation le temps que les policiers mènent l'enquête.

Justice et faits divers

La SQ enquête après la découverte d'un corps en Outaouais

La Sûreté du Québec (SQ) a enclenché une enquête après la découverte d'un corps samedi, près du barrage Paugan, à Low.

C'est un randonneur qui a fait la macabre découverte alors qu'il passait sur le chemin Paugan.

À l'arrivée des services d'urgence, ils ont constaté le décès d'un homme d'une cinquantaine d'années.

La SQ tente de déterminer la cause exacte du décès.

Justice et faits divers

Un homme saute du deuxième étage pour échapper à un incendie

Un homme a sauté du deuxième étage d'un édifice à logement dimanche, à Gatineau, pour échapper au brasier qui s'était déclaré dans son salon.

L'homme de 45 ans ne s'est pas blessé lors de la chute, mais a tout de même été transporté à l'hôpital pour des brûlures et de l'inhalation de fumée.

Le feu s'est déclaré autour de 2 h 30 sur le boulevard de la Vérendrye Ouest, à Gatineau.

Le Service de police de la Ville de Gatineau indique qu'il s'agirait d'un incendie accidentel.

Le montant total des dommages s'échelonne à 70 500 $.

Justice et faits divers

Un incendie force l’évacuation de 73 personnes à Gatineau

Un incendie a forcé l’évacuation de 73 personnes vendredi soir à Gatineau.

Le brasier s’est déclaré dans la cuisine d’un logement au 6e étage d’un bâtiment situé au 71, boulevard Fournier. 

Le feu a été maîtrisé peu avant 20h. Les dommages sont évalués à 35 000$. Seule la résidente du logement incendié n’a pas pu réintégrer son domicile. 

En tout, 22 pompiers ont été dépêchés sur le lieu de l’incendie. 

Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les causes exactes du brasier.

Justice et faits divers

Une fillette de l'Outaouais est retournée chez un père abuseur

Une enfant de l’Outaouais éprouvant des retards de langage a été renvoyée chez son père qui l’abusait sexuellement, parce que les autorités étaient incapables de la comprendre, et de déposer une accusation en bonne et due forme.

Une série d’événements a reconduit la fillette dans la gueule du loup, un père toxicomane qui lui imposait ses « gestes d’adultes » lorsqu’il en avait la garde une fin de semaine sur deux.

Justice et faits divers

Collision et incendie à Grenville-sur-la-Rouge

L’autoroute 50 a été fermée temporairement en raison d’une collision impliquant trois véhicules , dont deux qui ont pris feu, vendredi matin.

La Sûreté du Québec a été appelée à Grenville-sur-la-Rouge vers 10h.

Les quatre personnes impliquées ont pu sortir de leurs véhicules à temps. Trois d’entre elles ont été blessées. La 50 a été fermée dans les deux directions jusqu’à 11h30.

«L’événement a débuté par la perte de contrôle d’un premier véhicule qui est entré en collision avec le muret, puis avec un autre véhicule et un troisième véhicule a ensuite été impliqué, a résumé la sergente Éloïse Cossette. Il n’y aurait pas d’élément suspect observé dans cette collision.»

Justice et faits divers

Un jeune homme de Guelph accusé de terrorisme

TORONTO — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) rapporte l’arrestation d’un jeune homme de 22 ans de Guelph, en Ontario, qui devra faire face à deux chefs d’accusation liés au terrorisme.

Selon un communiqué publié sur le site web de la GRC, c’est une enquête relative à la sécurité nationale menée par l’Équipe intégrée de la sécurité nationale (EISN) en Ontario qui a permis d’épingler le suspect identifié comme étant Ikar Mao.

D’après la constable Louise Savard, le jeune homme a déjà été arrêté et jugé en Turquie pour des accusations de terrorisme pour ses liens allégués avec Daech (groupe armé État islamique).

Le suspect n’aurait pas été condamné en Turquie et serait rentré au Canada en octobre, a précisé Mme Savard.

Ikar Mao a été arrêté vendredi matin dans les bureaux d’un détachement de la GRC situé près de l’Aéroport international Pearson de Toronto.

Il est accusé de «participation à une activité d’un groupe terroriste» et d’avoir «quitté le Canada pour participer à une activité d’un groupe terroriste».

L’enquête de la GRC se poursuit dans ce dossier.

Justice et faits divers

Présumé voleur épinglé à Ottawa

Un homme de 33 ans a été inculpé par la police d’Ottawa en lien avec deux vols commis au cours de la dernière semaine dans des commerces du chemin Montréal dans le quartier Vanier.

Le suspect, Jeremy Young, fait face à deux accusations de vol qualifié, à deux accusations de déguisement dans un dessein criminel et de port d’arme en vue de commettre un crime.

Selon la police, l’accusé s’est présenté masqué dans deux commerces, le 30 novembre et le 4 décembre, exigeant le contenu du tiroir-caisse.

Lors du premier vol, le suspect s’est enfui avec une somme indéterminée.

Dans le deuxième dossier, l’accusé a menacé un commis avec une arme, mais il est reparti bredouille puisqu’un autre employé a interrompu le braquage, a indiqué la police d’Ottawa dans un communiqué.

Young devait comparaître en cour, jeudi.

Justice et faits divers

Alcool au volant: en sens inverse sur la 417

Une automobiliste qui s’est engagée en sens inverse sur l’autoroute 417 à Ottawa dans la nuit de mercredi à jeudi fait face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool et de conduite dangereuse.

La femme a été interceptée peu après 3 h, jeudi, par des agents de la police provinciale de l’Ontario à la hauteur de la promenade Moodie.

Le véhicule roulait en direction ouest dans les voies menant vers l’est.

La conductrice, Arita Mark, 39 ans, de Wemindji, dans le Nord québécois, a été libérée après son arrestation avec promesse de comparaître en cour le 19 décembre à Ottawa.

Justice et faits divers

Poursuite policière dans les Hautes-Plaines

Les Hautes-Plaines, à Gatineau, ont été le théâtre d’une poursuite policière et canine, jeudi matin.

Des policiers se sont lancés aux trousses d’un homme recherché en vertu d’un mandat d’arrestation, vers 6h.

Les agents ont d’abord tenté de contraindre l’homme au volant d’un véhicule.

Une poursuite a été déclenchée jusqu’à ce que le suspect se réfugie dans une résidence de l’impasse de la Calcite, dans le secteur de Hull.

«Les policiers qui se trouvaient alors en poursuite immédiate ont suivi le suspect à l’intérieur de la résidence, mais celui-ci est parvenu à en ressortir sans avoir été rattrapé par les policiers, résume Andrée East, du Service de police la Ville de Gatineau (SPVG).

L’escouade canine a été appelée en renfort. Le chien pisteur a suivi une trace de 2,5 kilomètres «à travers divers types de surfaces présentant plusieurs obstacles».

Le suspect de 47 ans a été arrêté à 7h30. Il a été accusé d’entrave, de fuite, de conduite pendant une interdiction, de bris d’engagement et de menaces.