La température maximale a surpassé les 30°C lors de 15 des 31 journées du mois de juillet.

Juillet très chaud, mais pas de record dans la capitale

Le mois de juillet qui vient de se terminer, lors duquel air conditionné et piscines auront été de mise, n’a pas été record dans la région de la capitale fédérale. Mais il s’est malgré tout avéré l’un des plus chauds du dernier siècle.

La température moyenne pour l’ensemble du mois a été de 23,1 degrés Celsius, selon Environnement Canada, alors que la normale se situe à 21°C.

« Ce n’est pas un record, mais on peut dire qu’on a connu un mois de juillet très chaud, bien au-dessus des normales » de dire le météorologue Peter Kimbell.

Selon les données enregistrées à l’aéroport d’Ottawa, le mois de juillet le plus chaud des 80 dernières années était celui de 1955 avec une température moyenne de 23,6°C. À la Ferme expérimentale, le record date d’aussi loin qu’il y a 97 ans avec 24,9°C.

Fait à noter, la température maximale a surpassé la barre psychologique des 30°C lors de 15 des 31 journées du mois, alors que la moyenne mensuelle pour Ottawa est de 5 jours, spécifie M. Kimbell. 

La palme de la journée la plus chaude du mois revient au 2 juillet, alors que le mercure avait atteint 36°C. Encore là, il ne s’agissait pas d’un record, la marque à battre (37,8°C) datant de 1919 et 1944.

Au chapitre des précipitations, pas moins de 180 mm de pluie sont tombés sur la capitale nationale, soit presque le double de la normale (92 mm). C’est toutefois loin d’être un record, la marque à battre datant de l’an dernier avec 250 mm. 

Ironiquement, une sécheresse sévissait durant les trois premières semaines du mois. La quasi-totalité de cette pluie est tombée entre le 22 et le 28 juillet, des inondations ayant été notées à plusieurs endroits. 

À long terme, M. Kimbell soutient qu’il est difficile de prévoir à quoi ressemblera la météo d’août, mais chose certaine, la première semaine du mois sera marquée par du temps chaud et humide. 

LA SOPFEU A DÛ DEMANDER DE L'AIDE EN JUILLET

Le mois de juillet a donné lieu à une charge de travail importante à la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU). 

Elle rapporte que la foudre a causé au Québec 125 incendies au cours du mois, dont 96 en zone de protection intensive. 

Dans cette zone, 70 autres incendies ont été attribuables à l’activité humaine en forêt.

Afin d’être en mesure de faire face à ces incendies, la SOPFEU a dû demander de l’aide de sapeurs de l’extérieur de la province. 

Émilie Bégin, agente à la prévention et à l’information de la société, a précisé que des gens étaient venus de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan, de l’Alberta, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse pour prêter main-forte à la SOPFEU. 

Des sapeurs du Massachusetts, du New Hampshire et du Maine ont aussi été mis à contribution.

Avec La Presse canadienne