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Jean-Yves Duclos Duclos entrevoit une sortie de crise au cours des «prochaines semaines», après avoir traversé la troisième vague de la pandémie qui déferle actuellement sur le pays.
Jean-Yves Duclos Duclos entrevoit une sortie de crise au cours des «prochaines semaines», après avoir traversé la troisième vague de la pandémie qui déferle actuellement sur le pays.

Jean-Yves Duclos promet une relance économique rapide

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
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Le Canada se relèvera rapidement de la crise sanitaire grâce aux investissements hâtifs du gouvernement pour soutenir les individus et les entreprises, soutient le président du Conseil du Trésor Jean-Yves Duclos.

De «passage» dans la région dans le cadre d’une visite virtuelle des installations de l’usine d’IBM à Bromont, le député de Québec a accordé une entrevue à La Voix de l’Est en compagnie de ses consœurs Lyne Bessette et Élisabeth Brière, respectivement députées de Brome-Missisquoi et de Sherbrooke.

De mémoire, Ottawa a dépensé quelque 180 milliards de dollars en diverses mesures aux entreprises et aux travailleurs, a indiqué le ministre. Une réponse musclée qu’il fallait rapide et solide à ce qui constitue la plus importante crise sanitaire depuis la grippe espagnole de 1918 et la plus importante crise économique depuis le krach boursier de 1929.

«Devant une crise de cette ampleur, il est toujours important pour un gouvernement de réagir rapidement et avec force, a expliqué l’économiste de profession. Si un gouvernement attendait trop longtemps, les répercussions de la crise se feraient ressentir à plus long terme et plus difficilement».

Ainsi, en déployant autant de mesures de soutien, le gouvernement Trudeau s’est assuré «d’éviter que les finances publiques ne soient frappées encore plus durement» à l’avenir, a-t-il ajouté. «Certains ont dit, avec raison, que nos actions au départ n’étaient pas parfaites. Mais il fallait le faire, il fallait agir rapidement pour limiter les blessures économiques et sociales de la crise.»

Les plus récentes estimations du ministère des Finances chiffraient à quelque 383 milliards de dollars le déficit du Canada. Une donnée qui sera mise à jour lors du prochain budget fédéral, dont le dépôt est prévu le lundi 19 avril prochain. À titre de président du Conseil du trésor tenant les cordons de la bourse fédérale, le rôle de M. Duclos consiste entre autres à prioriser les demandes de ses collègues du conseil des ministres afin d’éviter les dépenses frivoles ou inutiles. Sans les nommer, le principal intéressé a reconnu avoir dû repousser certaines de ces demandes pour répondre aux impératifs la crise sanitaire.

Selon la députée de Sherbrooke Élisabeth Brière, la subvention canadienne d’urgence a été salutaire pour un grand nombre d’entreprises «qui ont pu maintenir un lien d’emploi avec leurs travailleurs, ce qui est essentiel dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.»

Ce faisant, M. Duclos entrevoit une sortie de crise au cours des «prochaines semaines», après avoir traversé la troisième vague de la pandémie qui déferle actuellement sur le pays. «L’économie sera relancée et les finances publiques se rétabliront rapidement. Le déficit devrait être divisé par cinq ou six au courant de la prochaine année», a annoncé l’élu, avant de quitter pour un autre engagement.

Une aide appréciée

À titre de secrétaire parlementaire de la ministre du Développement économique, Élisabeth Brière était elle aussi d’avis que le gouvernement a pris ses responsabilités dans la gestion de la crise. Selon la députée de Sherbrooke, la subvention canadienne d’urgence a été salutaire pour un grand nombre d’entreprises «qui ont pu maintenir un lien d’emploi avec leurs travailleurs, ce qui est essentiel dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.»

Tous comme les prêts aux conditions avantageuses et l’aide au loyer dont ont pu se prévaloir des compagnies. «Nos investissements ont toujours été tournés vers la relance. Il fallait appuyer massivement notre économie pour éviter une crise sociale. Autrement, à la sortie de cette crise, il y aurait beaucoup plus à reconstruire», a-t-elle plaidé.

La relance économique sera possible non seulement en raison des investissements du fédéral, mais aussi grâce à la résilience et à l’ingéniosité des entreprises canadiennes, a-t-elle soutenu.

«Depuis le début de la pandémie, j’ai été sur le terrain et à l’écoute des entrepreneurs qui m’ont fait part des enjeux et défis auxquels ils font face. Évidemment, pour certains, la situation a été plus difficile, mais d’autres ont réussi à se maintenir, voire à saisir des opportunités de développement. Ils ont fait preuve de créativité, de dynamisme et d’une capacité d’adaptation incroyables», a-t-elle tenu à souligner.

Sa collègue Lyne Bessette a abondé en ce sens. «L’aide a été appréciée dans chaque secteur de l’économie où elle a été octroyée et nous allons continuer de soutenir les entreprises, a-t-elle fait savoir. J’ai reçu beaucoup de témoignages de citoyens qui ont apprécié le soutien du gouvernement à un moment où ils ont eu un grand besoin.»

La députée a par ailleurs salué les efforts de vaccination dans la province et dans sa circonscription, elle qui travaille de concert avec sa collègue provinciale Isabelle Charest pour s’assurer que les résidents de Brome-Missisquoi aient accès à toute l’information nécessaire.