La Route verte compte plus de 5300 kilomètres sur 12 000 km de pistes cyclables au Québec.

Intégration à la Route Verte: l'Outaouais «encore oubliée»

Le tronçon de la véloroute entre Gatineau et Grand-Remous ne fait toujours pas partie du plan de développement pour la Route verte 2017-2018 de Vélo Québec, ce qui désole au plus haut point l'ancien président de l'organisme et ex-maire de la ville de Hull, Michel Légère, un des instigateurs de ce réseau cyclable québécois.
« Encore une fois, l'Outaouais est oubliée. C'est inconcevable que ce tronçon du triangle d'or Montréal-Grand-Remous-Gatineau ne soit pas encore intégré à la Route verte », déplore M. Légère. Il a appris récemment que le tronçon de 83 km n'apparaissait pas sur la carte de dernier plan d'action 2017-2018 de Vélo Québec, responsable de la Route verte. L'ex-maire était intervenu aussi lorsque le projet d'asphaltage d'un tronçon de 21 kilomètres de la Véloroute des Draveurs a été inauguré entre Gracefield et Messines.
Chez Vélo Québec, Louis Carpentier, directeur du développement de la Route verte, souligne que ce tronçon reste un « élément important » dans le développement du réseau cyclable québécois. 
« La Route verte compte plus de 5300 kilomètres sur 12 000 km de pistes cyclables au Québec. Ce n'est donc pas le seul tronçon qui n'est pas intégré au réseau national de la Route verte et plusieurs régions veulent aussi en faire partie. Il y a cinq ans, plusieurs municipalités de la région avaient fait une demande pour en faire partie de la Route verte, et des discussions ont déjà eu lieu avec les organismes régionaux de sport et loisir. La réflexion se poursuit toujours, mais il reste encore des parties qui manquent pour boucler la boucle, au sud et au nord, fait remarquer M. Carpentier.  
«Comme l'indique notre plan d'action, nous sommes actuellement en réflexion au sujet du développement de la Route verte pour les cinq prochaines années et nos discussions se poursuivent. Mais le réseau de la Véloroute des Draveurs reste très important. Il manquerait toutefois encore de «cohérence» au sujet du tronçon sud, par exemple. Nous n'avons jamais eu de plan détaillé pour la partie sud, entre Gatineau jusqu'à Low en passant par Chelsea, Farrelton, jusqu'à Low et la Véloroute des Draveurs. Mais il serait dans l'intérêt de tous les cyclistes de connecter le tout», souligne M. Carpentier. 
Encore faudrait-il que le moment soit opportun pour se lancer dans une expansion. «Le gouvernement québécois avait promis en 2016 une somme de 60 millions $ sur plusieurs années. À part le programme d'entretien, nous n'avons encore rien vu. Si on parle de développement de la Route verte, il faut que l'argent public soit là. Nous attendons encore. Il faut donc aussi avoir le bon timing» a ajouté le porte-parole de Vélo Québec. 
M. Légère lui n'en démord pas et veut que la région profite elle aussi de la visibilité et des retombées touristiques de la Route verte. «Il faut réclamer des investissements pour permettre à la région de profiter des retombées de la Route verte. Il y a déjà assez d'une demi-autoroute 50, des soins de santé qui ne sont pas adaptés à notre réalité et pour lesquels le gouvernement dépense des millions chaque année du côté ontarien. C'est vraiment désolant de devoir toujours attendre» estime M. Légère, qui aimerait bien voir les députés de la région prendre le relais pour défendre ce projet.