Insolite

Publicité bannie des ondes pour avoir diffamé l’avocat

LONDRES — Une publicité de la chaîne britannique de café Costa a été interdite à la radio pour avoir moqué les avocats, conseillant plutôt pour le petit-déjeuner sandwich au bacon et muffin à l’oeuf.

«Il y a beaucoup à dire pour la défense des avocats mûris à la maison», proclamait la pub. «Bien sûr, ils seront durs comme du bois pendant les 18 premiers jours, 3 heures et 20 minutes et là ils seront prêts à être consommés pendant environ 10 minutes, puis ils seront fichus», raillait la publicité, radiodiffusée en juin.

Des auditeurs n’ont pas apprécié et porté plainte contre ces remarques diffamatoires propres à décourager la consommation de fruits et légumes frais.

Costa a fait valoir que l’argumentation portait sur «le délicat problème du mûrissement» de l’avocat et ne suggérait pas aux auditeurs de faire un choix définitif entre deux types de petit-déjeuner.

Mais l’autorité réglementant la publicité (ASA) a donné raison aux plaignants, estimant que «même sur un ton léger, la publicité suggérait que les avocats étaient un mauvais choix de petit-déjeuner et qu’un sandwich au bacon ou un muffin à l’oeuf étaient une meilleure alternative, décourageant par là-même le choix d’un avocat».

La publicité a donc été interdite et Costa prié de s’assurer que ses publicités «n’encouragent pas de mauvaises habitudes alimentaires et ne dénigrent pas de saines pratiques diététiques».

Insolite

La prison pour avoir fait tronçonner en deux le cabanon du voisin

OSLO - Il avait fait tronçonner en deux le cabanon de jardin des voisins: la justice norvégienne a décidé mardi d’envoyer un homme indélicat pendant quatre mois à l’ombre.

Dans un conflit de voisinage à rebondissements, une cour d’appel d’Oslo a jugé qu’Arne Vigeland, un ancien gestionnaire de fonds de 44 ans, s’était rendu coupable de graves atteintes à l’intégrité du voisinage et a alourdi la peine prononcée en première instance.

En 2014, pendant que les propriétaires étaient en vacances, M. Vigeland avait fait tronçonner leur cabanon, irrité parce qu’il empiétait --depuis des décennies-- sur le terrain qu’il avait acheté quelques années plus tôt.

Les photos du bâtiment en bois, désormais sévèrement amputé, ont depuis largement circulé dans les médias, témoignant de l’extrême virulence de certaines querelles de voisinage.

L’accusé avait aussi fait abattre un vieux mur en pierres d’autres voisins, ainsi que deux arbres et des arbustes fruitiers.

La peine aurait pu être plus sévère et s’élever à six mois de prison, ont noté les juges, qui ont toutefois accordé un rabais en raison des délais pris par la procédure judiciaire.

Ils ont aussi condamné M. Vigeland à payer environ 764.000 couronnes (81.000 euros) de dommages aux voisins, de frais de justice et de remboursements à la compagnie d’assurance.

L’affaire pourrait désormais être portée devant la Cour suprême, plus haute instance judiciaire du pays.

Science

Mission éclair pour un robot largué sur un astéroïde

PARIS - Bientôt le grand jour pour le petit robot spatial franco-allemand Mascot: mercredi la sonde japonaise Hayabusa2 le larguera sur un astéroïde afin qu’il analyse sur place la surface de ce corps rocheux, relique du système solaire primitif.

À plus de 300 millions de kilomètres de la Terre, ce laboratoire miniature, de la taille d’une boîte à chaussures, aura peu de temps pour réussir ce défi, «encore jamais réalisé sur un astéroïde de ce type», déclare à l’AFP Aurélie Moussi, chef du projet Mascot au CNES, l’agence spatiale française.

Dépourvu de panneaux solaires, le robot de 10 kg ne pourra compter que sur ses batteries pour fonctionner. Sa durée de vie sera de 12 à 15 heures.

L’astéroïde Ryugu, qui mesure 900 m de long environ, fait partie des astéroïdes «de type C», ou carbonés. «Ce sont les plus anciens: ils datent de la formation du système solaire», souligne Aurélie Moussi. «Ce sont aussi les plus intéressants, car ils ont des chances de contenir des chaînes carbonées complexes et de l’eau, briques essentielles à la vie».

Mascot (Mobile Asteroid Surface Scout) va jouer le rôle d’»éclaireur» pour Hayabusa2 chargée de collecter quelque temps plus tard des échantillons du sol de l’astéroïde puis de les rapatrier sur Terre fin 2020.

L’enjeu de Mascot, «c’est la +vérité terrain+». «C’est d’avoir une information in situ sur la composition du sol de Ryugu, avant le retour d’échantillons sur Terre», explique Francis Rocard, responsable des programmes d’exploration du système solaire au CNES.

Lancée il y a près de quatre ans, la sonde a effectué un périple de 3,2 milliards de kilomètres avant de parvenir fin juin à Ryugu.

En forme de diamant, l’astéroïde s’est révélé extrêmement sombre et très accidenté. «Il y a beaucoup de blocs rocheux de diverses tailles. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour Mascot», relève Francis Rocard.

La plupart du temps, Hayabusa2, pilotée par l’agence spatiale japonaise Jaxa, se tient à 20 km de l’astéroïde. Récemment, elle est descendue pour larguer deux microrobots japonais Minerva, qui se déplacent par petits sauts à la surface.

Rebonds attendus

Mercredi, ce sera au tour de Mascot, accroché à la sonde, d’entrer en piste. Hayabusa2 lui facilitera la tâche est descendant très bas.

À 1H59 GMT, elle éjectera le robot, porteur de quatre instruments, à 60 m seulement de la surface.

Ryugu ne possède pas d’atmosphère et la gravité y est très faible en raison de sa petite taille.

Mascot tombera en chute libre pendant une dizaine de minutes environ.

Dépourvu de mécanisme susceptible de l’ancrer au sol au moment du contact, Mascot devrait effectuer plusieurs rebonds non contrôlés avant de se stabiliser.

«En revanche, la probabilité que cet engin reparte dans l’espace est considérée comme nulle», souligne Jean-Pierre Bibring, responsable scientifique de l’instrument principal de Mascot, MicrOmega.

Une fois à l’arrêt, le robot automatisé, qui ressemble un peu à un dé, vérifiera qu’il est bien sur la bonne face grâce à divers capteurs.

Pour remplir sa mission, il faut que son antenne, qui communique avec la sonde, se trouve sur la face tournée vers l’espace et que MicrOmega regarde vers le sol.

Ce microscope infrarouge hyperspectral, développé par Jean-Pierre Bibring à l’Institut d’Astrophysique Spatiale d’Orsay (IAS), doit permettre de déterminer à l’échelle microscopique la composition minéralogique de la surface.

Mascot dispose également d’une caméra, d’un magnétomètre et d’un radiomètre pour analyser les températures au sol, fournis par l’agence spatiale allemande DLR.

Si Mascot est mal positionné, l’ordinateur à bord actionnera une sorte de bras à l’intérieur du robot, qui lui permettra de se retourner.

Ce mécanisme devrait aussi servir à déplacer un peu le robot pour qu’il analyse plusieurs points de la surface.

Insolite

Une paire de chaussures à 17 millions $US exposée à Dubaï

DUBAÏ - Une paire de chaussures, faite de cuir, de soie, d’or et de diamants, est proposée à la vente à Dubaï pour la somme de 17 millions $US, un record absolu, selon les organisateurs.

La paire d’escarpins à talons aiguilles est exposée depuis mercredi au Burj al-Arab, l’un des palaces de la cité-État du Golfe qui cherche constamment à battre tous les records.

Les chaussures ont été conçues et créées en Italie, avec 236 diamants, ainsi que deux diamants sans défaut D de 15 carats chacun.

«Dubaï est une ville de millionnaires et de milliardaires. Il y a un marché potentiel dans toute la région du Golfe et (particulièrement) en Arabie saoudite» pour ce type de produits, a expliqué à l’AFP Hemant Karamchandani, le joaillier derrière cette création.

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