La fondatrice de Robot Missions Erin Kennedy et la développeuse de logiciel Cailey Petrenko ont fait une démonstration de leur robot écologique samedi à la plage Westboro.

Un robot pour nettoyer la plage

En ce samedi de canicule, Le Droit s’est rendu à la plage Westboro à Ottawa, non pas pour profiter du soleil, mais plutôt pour faire la connaissance de Bowie, un petit robot écologique.

Bowie a un mandat bien précis. Ramasser les déchets qui se trouvent sur le sable de la plage.

Le robot créé par Erin Kennedy est particulièrement inspiré du robot martien.

«Le robot martien s’agit d’un excellent exemple d’ingénierie robotique, mais je voulais faire mon robot à faible coût afin de le rendre accessible pour le plus de personnes possible», a déclaré la fondatrice de Robot Missions.

«J’ai décidé de créer ce robot parce que j’ai vu un tas de déchets sur la plage et c’était de tout petits résidus qui auraient pris une éternité à ramasser manuellement. Je me suis donc dit “Ok, je vais créer un robot pour ramasser ces petits déchets de façon plus efficace”», ajoute-t-elle.

Toutefois, Bowie ne fait pas tout par lui-même. Il doit être contrôlé par un humain pour accomplir sa mission. C’est là que la communauté entre en ligne de compte. Enfants, adolescents et parents ont eu la chance de prendre les commandes du robot téléguidé et de le faire travailler. Alors que ramasser les ordures se caractérise habituellement comme étant une tâche, soudainement, c’est devenu une activité pour plusieurs.

«Nous avons remarqué un énorme engouement de la communauté, a lancé la développeuse de logiciels pour Robot Missions, Cailey Petrenko en entrevue avec Le Droit. Les gens sont curieux et très intéressés à voir des robots là où ils n’ont pas l’habitude d’en voir, spécialement sur la plage.»

Les enfants ont eu l’occasion de prendre les commandes de Bowie le robot.

À travers cet atelier, les participants sont amenés à élargir leurs connaissances environnementales en apprenant «davantage de solutions pour lutter contre la pollution». De plus, grâce à l’interaction entre les gens et le robot, les citoyens ont l’occasion «de mieux connaître la technologie et l’ingénierie».

«Ce projet nous aide définitivement à sensibiliser la communauté sur la pollution et d’en faire un problème communautaire en offrant la chance aux gens de contrôler le robot lors de nos démonstrations», a souligné Mme Petrenko.

Questionnée à savoir si le robot allait être en mesure de fonctionner par lui-même éventuellement, Cailey Petrenko souligne que l’objectif est que Bowie fonctionne de façon autonome d’ici la fin de l’été.

«Notre but pour cette saison, c’est de rendre le robot autonome et qu’il soit en mesure de reconnaître les petits débris de pollution se trouvant sur la plage pour pouvoir les ramasser», dit-elle.

Jusqu’à présent, Robot Missions a participé à une douzaine d’essais sur le terrain à Ottawa et à Toronto, attirant plus de 250 participants au total. À travers ces essais, le petit Bowie est parvenu à ramasser près de sept kilogrammes d’ordures sur les sols.