Un palmier planté dans un parc de Dartmouth près du port de Halifax.

Halifax tente de faire pousser des palmiers dans des parcs

HALIFAX — Neuf palmiers ont été plantés dans quatre parcs de Halifax, mais personne ne peut prédire s’ils pourront survivre à l’hiver dans cette ville de l’Atlantique Nord.

Les parcs, situés du côté de Dartmouth dans le port de Halifax, sont maintenant agrémentés de palmiers choisis parmi des variétés tout de même plus résistantes au froid. Ces variétés peuvent pousser dans les climats plus septentrionaux de l’Asie, comme en Chine et au Japon, ou dans le nord de l’Inde.

L’horticulteur municipal Chris Poole explique qu’outre le fait de savoir si les palmiers peuvent survivre à l’hiver, l’expérience s’inscrit aussi dans son rôle de susciter l’intérêt de la population et d’encourager les citoyens à profiter des espaces publics de la ville.

Des palmiers sont cultivés dans d’autres régions du Canada, surtout à Vancouver — l’une des villes les plus chaudes du pays pendant l’hiver. À l’opposé, la température quotidienne minimale à Dartmouth est en moyenne de -8 degrés Celsius en janvier et février, selon Environnement Canada. Et le mercure peut plonger bien plus bas.

Halifax a déjà planté des espèces exotiques dans le passé, notamment le caféier et l’ananas, avec des succès variables.

Ben Freeman, chercheur à l’Université de la Colombie-Britannique, est plutôt sceptique, bien qu’il «salue l’ambition» derrière le projet. Il pense néanmoins que l’expérience de Halifax est «plutôt intéressante», car les changements climatiques ont réchauffé les régions plus froides. «Il est vrai que l’on peut planter des palmiers un peu plus au nord qu’on ne le faisait il y a 50 ans, a-t-il dit. Mais je n’ai pas de grands espoirs pour la survie à long terme des palmiers à Halifax.»

Egan Davis, du Jardin botanique de l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver, ne craint pas tant le froid que les tempêtes et la quantité de neige et d’humidité pendant les hivers rigoureux de Halifax.