Le fossile vieux de 240 millions d’années s’appelle Megachirella wachtleri et est considéré comme le plus ancien ancêtre des reptiles à écailles connus sous le nom de squamates.

Des Canadiens auraient trouvé le plus vieux fossile de lézard

EDMONTON — Des scientifiques prétendent avoir identifié le plus ancien fossile de lézard jamais trouvé — une découverte qui jette un nouvel éclairage sur l’évolution des lézards et des serpents.

Le fossile vieux de 240 millions d’années s’appelle Megachirella wachtleri et est considéré comme le plus ancien ancêtre des reptiles à écailles connus sous le nom de squamates. La conclusion est basée sur une analyse des reptiles vivants et disparus.

Les conclusions de la recherche menée par des scientifiques en Alberta — ainsi qu’en Australie, en Italie et aux États-Unis — ont été publiées mercredi par la prestigieuse revue Nature.

« C’est un lézard fossile que nous avons identifié comme étant le plus ancien lézard connu de la planète », a expliqué Tiago Simões, un doctorant du département des sciences biologiques de l’Université de l’Alberta et l’auteur principal de l’étude.

Le spécimen a 75 millions d’années de plus qu’on le croyait quand il a été décrit pour la première fois en 1993, a-t-il dit.

M. Simões a dit qu’il comble une lacune dans la compréhension de l’évolution des lézards et des serpents.

Il y a environ 10 000 espèces de squamates dans le monde, et les scientifiques sont encore à élucider les premiers stades de l’évolution des animaux.

Les chercheurs ont d’abord pensé que le fossile, qui a été trouvé dans les Dolomites du nord de l’Italie, était apparenté à un lézard, mais sans en être réellement un.

Une analyse plus poussée, cependant, a déterminé qu’il est l’ancêtre le plus âgé des lézards et des serpents existants, qui, a rappelé M. Simões, sont essentiellement des lézards sans membres.

Il a dit que les chercheurs ont compilé, depuis quatre ans, le plus grand ensemble de données jamais créé. Il comprenait des tomodensitogrammes, des photographies et des analyses moléculaires, au lieu de simplement s’appuyer sur des recherches antérieures.

« Nous sommes certains que c’est un lézard en raison de la combinaison particulière des caractéristiques », a assuré M. Simões.

Certaines de ces caractéristiques comprennent la forme des os dans le cerveau, l’épaule et le tronc du fossile. Les résultats indiquent une évolution plus progressive qu’on ne le pensait auparavant.

« Il est important (...) de comprendre comment un élément si diversifié et important du monde biologique moderne s’est développé, a déclaré M. Simões. Il y a eu beaucoup de débats animés par le passé. Pour la première fois, nous fournissons un accord. »

Il a dit qu’il est également utile de savoir comment les invertébrés ont évolué au cours de changements radicaux dans les conditions environnementales.

« Une des choses que nous avons apprises lors de cette étude était que la plupart des grands groupes de reptiles étaient déjà présents pendant la période permienne, ce qui signifie qu’ils étaient présents et ont évolué avant la plus grande extinction massive de l’histoire de la planète ».

L’extinction massive du Permien a tué environ 90 pour cent des espèces de la Terre.