La police chilienne a annoncé jeudi l’arrestation d’un homme de 61 ans accusé d’avoir agressé sexuellement une jeune fille de 14 ans dans une affaire qui a été révélée grâce à une vidéo sur le réseau social Tik Tok.  
 La police chilienne a annoncé jeudi l’arrestation d’un homme de 61 ans accusé d’avoir agressé sexuellement une jeune fille de 14 ans dans une affaire qui a été révélée grâce à une vidéo sur le réseau social Tik Tok.  

Chili: un agresseur sexuel pris en flagrant délit sur Tik Tok

Agence France-Presse
SANTIAGO DU CHILI — La police chilienne a annoncé jeudi l’arrestation d’un homme de 61 ans accusé d’avoir agressé sexuellement une jeune fille de 14 ans dans une affaire qui a été révélée grâce à une vidéo sur le réseau social Tik Tok.  

La vidéo, postée mi-juillet sur le réseau social chinois, montre au premier plan la sœur de la jeune fille en train de danser au centre de la pièce.  

Dans un mouvement de caméra, on aperçoit alors le suspect allongé sur un lit à côté de la victime. Puis en arrière-plan est filmé le moment où le sexagénaire agresse l’adolescente.  

«Cette vidéo apparaît sur les réseaux sociaux immédiatement après son enregistrement. C’est un contexte familial […] la sœur de la victime enregistre la vidéo et la télécharge sur les réseaux sociaux», a expliqué à la presse Francisco Ceballos, de la police judiciaire.  

L’homme détenu est le compagnon de la grand-mère maternelle de la victime. Il a été interpellé mercredi soir, lorsque la vidéo, entre temps devenue virale, a suscité une vague de critiques sur les réseaux sociaux.  

Le père de la victime avait porté plainte quelques jours après l’enregistrement de la vidéo. Le parquet a ordonné mardi l’arrestation du suspect.  

TikTok est particulièrement plébiscité par les plus jeunes grâce à ses vidéos autour de l’humour, de la danse et de la musique.  

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TikTok fait des efforts pour une meilleure modération des contenus

La jeune et très populaire application TikTok, qui a subi des critiques dans le passé sur sa modération des contenus, jugée insuffisante ou inappropriée, a fait le point jeudi sur ses efforts et engagements dans la lutte contre les vidéos promouvant la haine.

La plateforme qui se veut le «dernier rayon de soleil d’internet», s’est donné pour objectif «d’éliminer la haine sur TikTok», déclare Eric Han, responsable de la sécurité pour TikTok aux États-Unis, dans un communiqué.

Il liste une série de mesures prises par le réseau social, de l’amélioration des règlements à la formation des équipes de modérateurs et à l’éducation des utilisateurs.

Depuis le début de l’année, TikTok dit avoir banni 1300 comptes et retiré plus de 380 000 vidéos et 64 000 commentaires aux États-Unis pour infraction aux règles sur les contenus haineux.

«Ces chiffres ne reflètent pas un succès à 100 % dans la détection de tous les contenus ou comportements haineux, mais ils montrent notre détermination», assure-t-il.

TikTok est engagé dans une campagne de relations publiques depuis plusieurs mois pour installer une image de réseau responsable et ancré aux États-Unis.

La société, détenue par un groupe chinois, ByteDance, est menacée d’interdiction par le président Donald Trump, qui l’accuse, sans preuve, d’espionnage pour le compte de Pékin, ce qu’elle a toujours nié.

Le président américain a récemment signé deux décrets pour forcer ByteDance à vendre rapidement l’application à une société américaine — Microsoft est notamment sur les rangs.

Eric Han mentionne aussi les progrès de son entreprise dans la lutte contre le racisme, un sujet de tensions exacerbées aux États-Unis par les violences policières.

Des manifestations secouent les grandes villes du pays depuis des mois, notamment pour demander la fin du racisme systémique dans les institutions.

Les militants et activistes sont aussi très mobilisés en ligne, mais TikTok a été critiqué à plusieurs reprises par des créateurs afro-américains qui ne se sentaient pas respectés sur la plateforme.

Début juin, l’application avait présenté des excuses à la communauté noire s’étant sentie «menacée, inconsidérée ou supprimée» sur le réseau.

Eric Huan détaille jeudi le travail de fonds entrepris pour affiner la modération, notamment sur ce sujet.

«Si un membre d’une minorité, comme les LGBTQ+, les Latinos, les Américains asiatiques, les personnes originaires des îles du Pacifique, les personnes noires ou les communautés indigènes, utilise une insulte d’une façon détournée, comme une affirmation de pouvoir, nous voulons que nos modérateurs comprennent le contexte et ne retirent pas le contenu par erreur», dit-il par exemple.