Cascadeurs recherchés pour former les gardes-frontières canadiens au «recours à la force»

OTTAWA — L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) recherche des acteurs-cascadeurs qui voudraient se faire passer les menottes, fouiller et frapper, dans le cadre de la formation des recrues.

L’agence a mis en ligne des documents d’appel d’offres pour le Collège de l’ASFC à Rigaud, en Montérégie, entre Montréal et Ottawa.

Les documents décrivent la manière dont les acteurs-cascadeurs pourront simuler jusqu’à 15 situations par jour, afin d’aider l’agence à évaluer les compétences des nouveaux gardes-frontières.

Pour évaluer la compréhension des stagiaires en matière d’usage de la force, l’ASFC a donc besoin des services d’un à neuf acteurs-cascadeurs par jour pour participer à des «scénarios de recours à la force».

«L’acteur-cascadeur sera maîtrisé au moyen de menottes, d’une technique de contrainte par la douleur ou de contrôles articulaires, frappé du poing ou du pied par les candidats ou avec un bâton défensif de formation», lit-on dans l’appel d’offres. «L’acteur-cascadeur sera aussi mis au sol à partir d’une position assise ou debout, ce qui peut se faire par la tête, le cou ou les bras.»

L’ASFC s’engage quand même à fournir tout le matériel des scénarios, notamment l’équipement de sécurité porté par l’acteur - «casque, protège-cou et coquille». Les acteurs devront par ailleurs éviter de se lier avec une recrue ou un membre du personnel de l’ASFC, afin que leur relation demeure «uniquement professionnelle».

L’appel d’offres pour le contrat d’un an, dont la valeur n’est pas précisée, prend fin au début du mois de septembre.