Insolite

Une éléphante nommée Sophie Grégoire Trudeau au Kenya

OTTAWA - Sophie Grégoire Trudeau se retrouve aux côtés de grandes pointures ces jours-ci - notamment Michelle Obama et Martha Washington. Elle mange des fruits et l’écorce des arbres, et passe la majeure partie de son temps à prendre soin de son enfant de neuf mois. Elle ne fait toutefois pas de yoga.

Il ne s’agit pas - comme vous l’avez peut-être deviné - de l’épouse du premier ministre Justin Trudeau.

Il est plutôt question d’une éléphante, vivant dans le parc national Samburu au Kenya, à qui on a donné ce nom à saveur politique après la naissance de son premier enfant - dans le cadre d’une tradition de l’organisation Save the Elephants de décerner des noms aux éléphantes dans le parc après qu’elles ont enfanté.

George Wittemyer, président du conseil scientifique de Save The Elephants, a indiqué que les animaux étaient nommés selon des thèmes de leurs unités familiales. Ainsi, Sophie Grégoire Trudeau fait partie du groupe des «premières dames». Sa mère est Rosalynn Carter, nommée en référence à l’épouse de Jimmy Carter. Elle a des cousines portant les noms de Michelle Obama et Mary Todd Lincoln. Martha Washington est la matriarche du groupe entier.

Il s’agit de la première éléphante dans le troupeau à être nommée en référence à l’épouse d’un premier ministre du Canada.

La décision a été prise en mai dernier, peu après la naissance du bébé, parce qu’une équipe de l’émission «The Nature of Things» du réseau anglais de Radio-Canada se trouvait au Kenya pour tourner un documentaire sur le comportement matriarcal d’animaux comme les éléphants, les lions et les babouins.

Puisque des Canadiens se trouvaient sur les lieux à ce moment, le nom de Sophie Grégoire Trudeau semblait un choix évident, a dit M. Wittemyer. Le documentaire est diffusé en fin de semaine.

M. Wittemyer espère que toute attention que ces éléphantes pourraient susciter aidera à rappeler le fait que l’espèce continue de faire face à un risque important d’extinction.

«C’est une espèce incroyable. Nous partageons la planète avec elle et nous devons trouver les moyens de le faire, et retirer ses dents pour les mettre sur votre manteau n’est pas acceptable», a-t-il fait valoir.

Le commerce de l’ivoire a entraîné la perte de la moitié de la population d’éléphants en Afrique dans les années 1980, amenant les Nations unies à interdire les ventes d’ivoire à l’international en 1990. Bien que l’impact ait été immédiatement positif, plusieurs pays ont tenté de faire lever l’interdiction sur leur territoire, et d’autres pays ont poursuivi le commerce intérieur de l’ivoire, notamment le Canada.

Le Canada ne l’interdira pas en raison du marché de l’ivoire pour les défenses de morse et de narval vendues par les Inuits. Néanmoins, il peut être difficile de faire la différence entre l’ivoire d’éléphant et l’ivoire d’autres animaux, facilitant le passage de produits illégaux dans le commerce licite. Le marché noir a perduré; la population mondiale d’éléphants a décliné de 62 pour cent entre 2002 et 2012, largement en raison du braconnage.

La bonne nouvelle est que la Chine, jusqu’à tout récemment le principal marché pour l’ivoire, a interdit complètement les ventes d’ivoire depuis le 1er janvier.

Tout de même, le braconnage continue. Selon certaines informations, 24 éléphants ont été tués au Mozambique en une seule semaine à la fin décembre et le commerce de l’ivoire croît dans d’autres régions du monde, contrebalançant l’impact de l’interdiction en Chine.

Sophie Grégoire Trudeau - l’être humain - a été mise au fait de la désignation de l’éléphante l’an dernier. Elle n’était pas disponible pour une entrevue et n’avait pas de commentaire à faire.

Insolite

L’estomac d’une mouette comme un dépotoir

Verre de bouteille, gypse, papier d’emballage de restauration rapide, métal. Il ne s’agit pas du contenu d’un conteneur industriel, mais bien celui d’un estomac de mouette, étudié par une étudiante en biologie de l’Université Carleton d’Ottawa.

Sahar Seif constate avec désarroi la piètre qualité de vie de ces oiseaux marins, prélevés près de Saint-Jean de Terre-Neuve.

L’étudiante au premier cycle, qui œuvre aussi avec l’organisme Garde-rivière des Outaouais (anciennement Sentinelle Outaouais), s’inquiète, de même, de la santé de l’écosystème de la région de la capitale fédérale.

« On peut bien sûr penser que certains oiseaux sont dans des conditions semblables, dans les régions où on trouve des dépotoirs, des milieux marins, des villes », dit-elle.

Les spécimens de mouettes proviennent des environs de dépotoirs de Terre-Neuve. Ce type d’oiseau vit aussi en milieu marin.

Les photos de Sahar Seif démontrent comment l’humain peut nuire aux écosystèmes. La solution n’est pas de déployer d’immenses filets au-dessus des dépotoirs, mais bien de réfléchir à ce qu’on jette aux ordures.

« Les mouettes n’ont pas mangé que des sacs et morceaux de plastique. On voit des morceaux d’aluminium, de la corde, des matériaux de construction, et du verre ! »

Ses observations coïncident avec certaines manchettes d’actualité, sur la distribution et l’interdiction des sacs de plastique dans certaines municipalités du Québec et de l’Ontario.

« Depuis un certain temps, je m’implique au sein de Garde-Rivière des Outaouais. J’espère me rendre à la maîtrise en écologie, pour que mes expériences servent à la région d’Ottawa, à la santé de la rivière des Outaouais. Je veux en faire ma spécialité », raconte Mme Seif, quelques jours après la parution de son étude.

Parmi les 41 spécimens étudiés, la mousse synthétique représente le quart des débris retrouvés dans les estomacs. « Et on ne parle que de ces oiseaux, seulement. On constate qu’une autre proportion importante (5 %) est composée de matériaux de construction. »

L’étudiante espère, au moins, pour l’instant, frapper l’imaginaire collectif de la population outaouaise et ottavienne.

Elle a multiplié les entrevues médiatiques dans la région, et à Saint-Jean de Terre-Neuve.

Paradoxalement, l’étudiante constate que ces oiseaux, dont l’évolution en a fait des charognards opportunistes, sont résistants, pour survivre, de façon toute relative, dans de telles conditions.

Insolite

Retenir un éternuement peut être dangereux

TORONTO - Au plus fort de la saison de la grippe, les oto-rhino-laryngologistes préviennent qu’il est potentiellement dangereux d’étouffer nos éternuements, une pratique qui peut parfois provoquer des blessures.

Un cas particulièrement frappant est mentionné lundi dans l’édition en ligne du journal médical BMJ Case Report: un Britannique de 34 ans s’est infligé de graves blessures à la gorge quand il s’est bouché le nez et la bouche pour tenter d’étouffer un éternuement particulièrement vigoureux.

Souffrant, l’homme était ensuite pratiquement incapable de parler ou de manger. Les médecins qui l’ont examiné ont entendu de petits sons de son cou jusqu’à sa cage thoracique - un signe que de petites bulles d’air s’étaient infiltrées dans les tissus et les muscles de sa poitrine, écrivent des médecins des Hôpitaux universitaires de Leicester.

Le patient non-identifié a été hospitalisé pendant une semaine. On lui a ensuite déconseillé de reproduire cette «manoeuvre dangereuse» à l’avenir.

«Cette déchirure de la gorge est incroyablement inhabituelle, a dit le docteur Douglas Chepeha, un oto-rhino-laryngologiste du Réseau de santé universitaire de Toronto. Je n’ai jamais rien vu de tel pendant toute ma carrière.»

Il prévient toutefois que le fait d’étouffer un éternuement peut provoquer d’autres blessures aussi rares.

Bloquer l’expulsion de l’air par le nez et la bouche pourrait faire rapidement augmenter la pression dans les poumons, emprisonnant l’air dans la poitrine, entre les poumons - un problème appelé pneumomédiastin.

Un éternuement étouffé pourrait aussi augmenter la pression d’air dans l’oreille interne, mais le docteur Chepeha dit qu’une rupture du tympan serait plutôt rare. (C’est le même principe que lorsque vous soufflez contre votre nez bouché en avion pour rééquilibrer la pression dans vos oreilles).

Les auteurs de l’article du BMJ préviennent qu’un éternuement étouffé pourrait potentiellement provoquer la rupture d’un anévrisme inconnu au niveau du cerveau. Le corps éternue pour se débarrasser d’irritants, comme du mucus ou des allergènes, dans le nez.

L’augmentation de la pression pourrait causer une rupture des petits vaisseaux sanguins superficiels des yeux, de la tête et du cou, selon le docteur Chepeha.

«Un vaisseau sanguin pourrait se briser dans le nez et provoquer un saignement», a-t-il dit.

Même un éternuement normal est potentiellement dangereux, prévient le docteur Eric Monteiro, un oto-rhino-laryngologiste de l’hôpital torontois Mount Sinai.

«On a entendu parler de femmes âgées atteintes d’ostéoporose qui ont subi des fractures par tassement des vertèbres en éternuant», a-t-il dit.

Un joueur des Blue Jays de Toronto, Jay Kevin Pillar, s’est retrouvé sur la liste des blessés pendant dix jours en 2015, quand il s’est étiré un muscle en éternuant.

Donc, y a-t-il une bonne façon d’éternuer?

Pas vraiment, selon le docteur Monteiro, qui explique qu’un éternuement est un réflexe involontaire qui ne peut pas nécessairement être contrôlé.

«Mais je pense qu’il y a une mauvaise façon, en bouchant votre nez et votre bouche, ce qui n’est habituellement pas recommandé puisque vous interférez avec le processus naturel, dit-il. Et en faisant ça, on s’exposer à une blessure, même si elles sont rares.»

Un éternuement devrait être envoyé dans le creux du coude, pour empêcher les virus de se propager.

«Il faut évidemment se couvrir la bouche, et la meilleure façon absolue de le faire est de tousser ou d’éternuer dans votre manche», explique-t-il.

Insolite

En Indonésie, un crocodile avec un pneu autour du cou risque d’étouffer

PALU - Un crocodile marin avec un pneu autour du cou depuis plus d’un an dans un fleuve en Indonésie risque d’étouffer à mesure qu’il grandit et les autorités peinent à sauver le reptile devenu une attraction locale.

Espèce protégée, ce crocodile long de quelque quatre mètres a été aperçu régulièrement depuis fin 2016 dans le fleuve qui traverse Palu, la capitale du centre des Célèbes. Une récente vidéo tournée par un habitant de la région montre le reptile qui peine à respirer.

Des défenseurs des animaux pensent que quelqu’un a délibérément lancé ce pneu de moto autour de la tête du reptile pour essayer de le piéger et le conserver comme un animal de compagnie.

Le crocodile a été récemment aperçu en train de nager sous un pont à Palu, sous les yeux de curieux essayant de prendre des selfies avec le reptile en toile de fond, le long des berges.

«L’an passé, nous avons constaté qu’il y avait encore suffisamment d’espace pour que le crocodile puisse remuer son cou, mais nous n’allons pas attendre que le pneu étouffe l’animal», a déclaré jeudi à l’AFP le directeur de l’agence locale de protection des animaux, Haruna, qui n’a qu’un patronyme comme nombre d’Indonésiens.

Le problème, c’est que l’agence n’a pas les équipements appropriés pour sauver l’animal. Et les tentatives toutes récentes de le localiser dans le fleuve se sont révélées infructueuses.

En outre, les autorités s’opposent à l’utilisation de fléchettes tranquillisantes en vue d’approcher le reptile, redoutant qu’il ne disparaisse dans le fleuve, où se trouvent plus d’une vingtaine de crocodiles, avant que le sédatif n’agisse.

A la recherche de solutions, des membres de l’agence locale de protection des animaux ont créé un piège en fer qui sera placé au fond du fleuve lorsque le niveau de l’eau sera bas, a indiqué Haruna.

«Nous allons sans aucun doute sauver le crocodile, mais en même temps, il faut aussi que je tienne compte de la sécurité de mes hommes», a-t-il dit.

Insolite

Après 13 ans de cavale, un yakuza japonais trahi par ses tatouages

BANGKOK - Après près de 13 années comme fugitif en Thaïlande, un yakuza japonais, démasqué grâce aux photos de ses tatouages devenues virales sur le Net, a été arrêté par la police thaïlandaise.

Shigeharu Shirai, 72 ans, a été interpellé mercredi à Lopburi, petite ville du centre de la Thaïlande connue pour ses centaines de singes en liberté dans les rues.

«Le suspect a reconnu qu’il était le chef du sous-gang Yakuza Kodokai», a déclaré jeudi Wirachai Songmetta, le porte-parole de la police thaïlandaise. Ce gang fait partie de l’un des plus grands gangs de yakuza, le Yamaguchi-gumi.

Les autorités japonaises le recherchaient notamment pour son rôle dans l’assassinat d’un rival en 2003.

«Le suspect n’a pas avoué le meurtre, mais a reconnu que la victime le menaçait», a ajouté le porte-parole de la police.

Peu de temps après le meurtre, Shigeharu Shirai avait disparu et était venu se cacher en Thaïlande, où il s’est marié.

Le secret de sa cachette semblait bien gardé jusqu’à ce qu’un journal local poste la photo de cet homme frêle en train de jouer aux dames dans la rue et arborant d’immenses tatouages et un petit doigt en moins.

Partagés plus de 10.000 fois sur internet, les clichés ont attiré l’attention de la police japonaise qui a demandé à Bangkok d’enquêter.

Sans passeport ni visa, il a été officiellement arrêté pour être entré illégalement en Thaïlande et sera extradé pour faire face à des poursuites au Japon.

Quelque 70.000 Japonais vivent officiellement en Thaïlande, où les constructeurs automobiles japonais ont délocalisé nombre d’usines.

D’après la police thaïlandaise, le gangster a fait profil bas depuis son arrivée en Thaïlande, il y a 13 ans, recevant de l’argent deux ou trois fois par an de la main d’un Japonais qui lui rendait visite.

Tout comme leurs pendants italiens (la mafia) ou chinois (les triades), les yakuza vivent notamment du jeu, de la drogue et de la prostitution, mais ils se sont aussi immiscés au fil des années dans de nombreux secteurs d’activité (BTP, recyclage ou recrutement) dont ils perturbent les règles et rackettent des sociétés.

L’existence de ces clans, apparus dans le chaos du Japon d’après-guerre, est autorisée en tant que telle, bien qu’une partie de leurs activités soit interdite. D’après les sociologues, la présence des yakuza réduit la petite délinquance contrôlée par ces organisations.

Justice et faits divers

Bien vivant, mais déclaré mort par le gouvernement deux fois plutôt qu’une

KAMLOOPS — Un homme de la Colombie-Britannique se bat pour sa vie depuis que le gouvernement fédéral l’a déclaré mort, deux fois plutôt qu’une, en raison d’erreurs bureaucratiques.

Les problèmes de Bryan Kupiak, un citoyen de Kamloops dans la soixantaine, ont commencé en octobre dernier lorsqu’il a reçu un avis du programme de la Sécurité de la vieillesse adressé à sa succession.

Bryan Kupiak explique que les fonctionnaires du gouvernement ont inscrit, par erreur, son numéro d’assurance sociale sur le certificat de décès de sa mère, qui avait rendu l’âme un mois plus tôt.

En raison de cette méprise, l’homme a été privé temporairement de tous ses avantages sociaux, dont ses prestations de retraite, mais il a heureusement été ramené à la vie, une semaine plus tard, grâce à l’aide de la députée de sa circonscription, la conservatrice Cathy McLeod.

Le sexagénaire croyait alors que tout était réglé, mais son épouse a reçu une lettre du gouvernement fédéral, dimanche dernier, où elle était désignée comme veuve.

Pour Bryan Kupiak, devoir se battre une deuxième fois avec l’administration fédérale pour la même erreur est au-dessus de ses forces. Surtout considérant qu’il tente toujours de se remettre du décès de sa mère.

«Je me suis dit, “ok c’est réglé”, et maintenant ma femme est veuve. Ce qui veut dire que je suis encore mort», a commenté M. Kupiak.

Il a l’intention de solliciter à nouveau l’aide du bureau de sa députée afin de régler le dossier.

Affaires

Les gadgets inutiles du Consumer Electronics Show

LAS VEGAS - Ceux qui imaginent la maison intelligente d’aujourd’hui semblent davantage fascinés par ce qu’on peut faire que par ce dont les consommateurs ont vraiment besoin.

Cela explique possiblement le défilé interminable de tire-bouchons, de bouteilles d’eau, de thermomètres à viande et de réfrigérateurs reliés au web, et la pénurie d’appareils capables de laver et de plier la lessive, de ramasser ce qui traîne ou d’aider les aînés dont les capacités physiques sont en déclin.

Certains inventeurs essaient vraiment d’inventer le prochain bidule révolutionnaire. Le Consumer Electronics Show, un événement annuel qui a débuté mardi à Las Vegas, met en vedette les plus récentes innovations des compagnies, petites et grandes. 

Quelques-unes de ces inventions ont le potentiel d’être vraiment utiles. D’autres semblent d’une inutilité qui frise le ridicule - mais qui sait vraiment?

L'internet de quoi?

Vous voulez utiliser votre réfrigérateur pour appeler Uber? Samsung vous permet de le faire avec les plus récents appareils présentés à Vegas. Ou si vous préférez une bouteille d’eau qui vous aide à célébrer quand vous avez atteint vos objectifs d’hydratation, la bouteille Hidrate Spark 2.0 - oui, elle est reliée au web - est pour vous.

On peut aussi contrôler un four à micro-ondes Whirlpool avec des commandes vocales. Malheureusement, les règles actuelles imposent d’aller appuyer manuellement sur le bouton pour le mettre en marche - et personne n’a encore mis au point un système permettant de placer des aliments à l’intérieur et de les sortir à distance.

Le thermomètre à viande d’Apption Labs enverra une alerte à l’application installée sur votre téléphone portable quand votre steak sera cuit à point.

On se demande aussi qui, à part peut-être les oenologues les plus fanatiques, voudra contrôler le niveau de gaz argon dans une bouteille à moitié vide de pinot noir. Mais si ça vous intéresse, Coravin, qui se spécialise dans les gadgets du genre, vous propose un appareil qui extirpe le vin de la bouteille sans retirer le bouchon; une application vous prévient quand le bidule a besoin d’être nettoyé ou que ses piles commencent à faiblir.

Tout cela témoigne de l’engouement des inventeurs à relier le moindre appareil de notre maison au web. Mais en a-t-on vraiment besoin?

Les sceptiques seront-ils confondus?

Le gadget inutile d’un individu est l’invention révolutionnaire d’un autre. Plusieurs innovations présentées au CES pourraient éventuellement connaître du succès auprès d’un public bien précis, même si elles ne sont jamais largement adoptées, croit l’analyste des technologies Tom Coughlin, le président de Coughlin Associates.

«Il y a des choses qui arrivent trop tôt. Il y a des choses qui sont seulement à moitié cuites», a-t-il dit. Mais on ne sait jamais, ajoute-t-il, car «parfois les gens ne savent pas de quoi ils ont besoin avant de le voir».

Le CES, poursuit M. Coughlin, présente «les espoirs et les rêves, les fantasmes, aussi bien fous que magnifiques, et les choses les plus originales que les gens puissent imaginer».

La leçon néerlandaise

Aux Pays-Bas, les jeunes entrepreneurs se rappellent en riant d’une vidéo tournée dans les années 1990, dans laquelle on demandait à des passants interpellés à Amsterdam s’ils étaient intéressés par un téléphone portable, souligne Stefan Witkamp, le fondateur d’Athom, une firme spécialisée dans les maisons intelligentes.

«Aujourd’hui il est devenu impensable de ne pas avoir de téléphone portable», dit-il.

Le gadget Homey conçu par sa firme réunit en un seul système différents appareils reliés au web. Un scepticisme comparable touche aujourd’hui les appareils intelligents, croit-il.

«Les gens demandent, pourquoi est-ce que j’aurais besoin de contrôler ma musique avec mon téléphone intelligent?, demande M. Witkamp. Pourquoi est-ce que j’aurais besoin de contrôler ma maison à distance? Mais il est très possible qu’on se demande dans cinq ans comment on pourrait ne pas vouloir le faire.»

Mais où est mon robot?

En réalité, il est beaucoup plus facile de relier un appareil au web que d’inventer un robot qui fera le ménage.

Oui, des aspirateurs robotisés nettoient déjà les planchers, mais le niveau d’intelligence requis pour accomplir les tâches ménagères aussi bien qu’un humain n’est encore qu’un rêve des inventeurs. Au lieu de ça, les robots qui arrivent sur le marché ne sont souvent que des jouets ou des assistants personnels.

Mais on ne peut pas reprocher aux inventeurs de ne de pas essayer.

Le combat des plieurs de lessive

«Nous avons mis 13 ans à en arriver là», dit Shin Shakane, le fondateur et pdg de la firme japonaise Seven Dreamers Laboratories.

Son plieur de lessive «Laundroid» - et son rival, le FoldiMate, lui aussi présenté à Vegas - est une merveille d’ingénierie qui met inévitablement en relief les limites de la technologie actuelle.

La machine de M. Sakane a la taille d’un pupitre. Elle est munie de bras robotisés cachés et d’yeux électroniques qui peuvent distinguer les différents vêtements.

«C’est un matériel doux, dit M. Sakane en tenant une serviette. Ça pourrait être un chandail. C’est difficile de faire la différence.»

Offerte pour 16 000 $ US, la machine peut plier 30 vêtements par cycle, mais son efficacité laisse à désirer. Elle met dix minutes à plier un chandail - ce qui veut dire qu’elle a besoin de six heures pour plier une brassée.

Le FoldiMate prétend être plus rapide, mais la compagnie s’est présentée à Vegas pour une deuxième année de suite sans prototype fonctionnel. Le fondateur et pdg Gal Rosov espère que la machine sera prête à la fin de 2019.

Insolite

Une pile d’iPhone en surchauffe force l’évacuation d’un Apple Store

GENÈVE - Une personne a été légèrement blessée et un magasin Apple a dû être évacué mardi à Zurich (nord) à cause d’une pile d’iPhone en surchauffe, a indiqué la police de la ville.

Un client est entré précipitamment dans ce magasin situé dans la principale artère commerciale de Zurich, près de la gare, «à cause d’une pile en surchauffe (qui était) accompagnée d’un dégagement de fumée», a expliqué la police zurichoise dans un communiqué.

L’employé qui a tenté de retirer la pile a été «légèrement brûlé» aux mains et sept autres personnes ont dû recevoir des soins sur place, a-t-elle ajouté.

Les dégâts ont pu être limités grâce à la «réaction du personnel» qui a versé du sable de quartz sur la pile pour contenir le dégagement de fumée, a-t-elle précisé.

La cinquantaine de clients et employés qui se trouvaient dans le magasin ont été évacués par précaution.

Des spécialistes de l’Institut Forensique de Zurich étudient actuellement la pile en cause pour tenter de déterminer les raisons de l’incident.

Insolite

Un voleur de dindes pourrait faire face à la justice

Un sexagénaire soupçonné d’avoir dérobé des dindes et des pizzas surgelées destinées à la confection de paniers de Noël pourrait faire face à la justice.

Le Service de la sécurité publique de la MRC des Collines-de-l’Outaouais espère bien avoir résolu une insolite affaire de vol de nourriture survenue il y a un mois à La Pêche.

L’histoire remonte au 9 décembre. L’horloge affichait 14h30 au Centre communautaire du secteur Rupert, à La Pêche. L’endroit était bondé de gens en vue des préparatifs des paniers de Noël, cette activité annuelle organisée au sein de cette petite communauté rurale tissée serrée. C’est alors que sept dindes et huit pizzas ont été subtilisées, en plein jour. «Il n’y a pas eu d’introduction par effraction. Ça s’est fait à la vue de tous, mais ça s’adonne que nous avions un citoyen allumé qui a vu le vol et qui a pris des photos», explique le sergent Martin Fournel de la police de la MRC des Collines-de-l’Outaouais.

Après enquête, le service de police a procédé le 23 décembre à l’arrestation d’un homme de 62 ans de La Pêche, en lien avec ce dossier pour le moins inusité. Le suspect a aussitôt été remis en liberté sous promesse de comparaître. Il doit revenir devant le tribunal le 23 mars où il pourrait faire face à des accusations de vol de moins de 5000$. Le sexagénaire doit respecter certaines conditions de liberté. Il doit notamment éviter de se rendre au Centre communautaire du secteur Rupert. Quant à l’enquête, celle-ci est toujours en cours puisque l’homme pourrait avoir eu des complices lors du vol.

Le point positif, c’est que les familles défavorisées de La Pêche ont quand même reçu leur panier de Noël en entier lors de la distribution des vivres. L’histoire a suscité un mouvement de mobilisation auprès de la population et des commerçants, ce qui a permis le rachat des items manquants.

«Ça peut sembler banal comme vol, mais c’est le côté moral de l’affaire qui a choqué les gens. C’était de la nourriture destinée à des personnes dans le besoin», affirme l’agent Fournel.

Quiconque possédant de l’information à propos de ce dossier est invité à communiquer de manière anonyme avec la ligne Info des Collines au 1-844-477-2529.

Insolite

Deux Américains gagnent plus d’un milliard de dollars à la loterie

WASHINGTON — Deux Américains ont gagné à deux jours d’intervalle plus d’un milliard de dollars cumulés à la loterie Powerball, ont indiqué dimanche des responsables, soit apparemment le gain le plus important en un weekend dans l’histoire des États-Unis.

Une personne du New Hampshire a gagné 560 millions $ tandis que deux jours auparavant, un autre chanceux avait empoché 450 millions $ en Floride.

Le billet gagnant dans le New Hampshire a été vendu à Merrimack, une petite ville de 25 000 habitants, selon des responsables de la loterie.

Le billet gagnant en Floride a été vendu dans une épicerie dans la petite ville de Port Richey.

Les identités des gagnants n’ont pas été dévoilées.