À l'aéroport de Francfort, une chienne des douanes renifle quasiment 400 000 $

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À l'aéroport de Francfort, une chienne des douanes renifle quasiment 400 000 $

FRANCFORT — «L’argent n’a pas d’odeur», dit le dicton. Mais Aki, la chienne renifleuse de l’aéroport de Francfort, s’en moque, son museau ayant détecté en quelques jours un quart de million d’euros (environ 400 000 $) dans les affaires de passagers.

Entre la fin juin et début juillet, une douzaine de voyageurs considérés comme suspects ont été reniflés par ce berger belge malinois de 9 ans, permettant une saisie totale de 247 280 euros  (386 739 $) d’argent liquide non déclaré qu’ils transportaient avec eux, a indiqué mercredi le bureau des douanes du premier aéroport d’Allemagne.

L’argent se trouvait dans des sacs à main, des sacs à bandoulière et des poches intérieures de veste, entre autres.

La chienne entraînée à ne renifler que de l’argent liquide a notamment détecté près de 52 000 euros (81 283 $) dans une pochette ventrale d’un passager.

Les voyageurs vers des pays tiers sont normalement tenus de déclarer des espèces de 10 000 euros (15 632 $ )ou plus détenues sur eux lors de leur entrée ou leur sortie de l’Union européenne.

Ainsi, une amende a été infligée à cette douzaine de passagers s’apprêtant tous à quitter l’UE et qui n’avaient pas de déclaration à montrer en bonne et due forme.

Un «sculpteur d’arômes» français a reconstitué l'odeur... de la lune

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Un «sculpteur d’arômes» français a reconstitué l'odeur... de la lune

MONTÉGUT-LAURAGAIS — Il n’a jamais revêtu de scaphandre ni été dans l’espace. Mais dans son laboratoire aux mille flacons dans le sud-ouest de la France, le «sculpteur d’arômes» Michaël Moisseeff a reconstitué l’odeur... de la Lune.

Chemise fleurie et cheveux blancs attachés en arrière, ce généticien de formation de 66 ans a consacré sa vie à décortiquer les mystères de l’odorat et à produire, à partir de molécules, toutes sortes de senteurs, fragrances et émanations.

«Pour récréer l’odeur d’un sous-bois par exemple, il faut d’abord s’y rendre. Est-ce qu’il y a de la mousse ? Du lichen ? De l’humidité ? Je fais un inventaire et rassemble mes éléments comme un peintre avec sa palette de couleurs, puis travaille sur les proportions pour essayer au maximum d’être dans la finesse», explique l’aromaticien.

Mais pour la Lune, la Cité de l’espace à Toulouse à l’origine du projet, «n’a pas voulu me payer le voyage», plaisante M. Moisseeff dans sa maison transformée en musée aux mille et une effluves.

Seule opportunité pour ce «sculpteur d’arômes», comme il se définit, le recours aux descriptions faites par différents astronautes ayant marché sur la Lune, notamment Neil Armstrong.

«Faute d’oxygène sur la Lune, il ne pouvait évidemment rien sentir, mais une fois de retour dans le module, l’odeur de la poussière accrochée à son scaphandre lui a rappelé la poudre noire brûlée des vieux [fusils] six coups», dit-il.

Notes carbonées et soufrées

Comment la reproduire? M. Moisseeff décide de faire lui-même exploser, dans ses propres casseroles, de la poudre noire. Après plusieurs tentatives avortées et autant de frayeurs, il réussit à en «capturer» un dépôt brûlé.

Puis, une fois l’odeur recherchée en tête, cet alchimiste des temps modernes a rassemblé plusieurs éléments dans son laboratoire, pour un résultat aux notes métalliques, carbonées et soufrées qui titillent les narines et l’imagination.

«Cette odeur énigmatique reproduite à partir des descriptions de certains astronautes évoque des senteurs connues comme la poudre à canon et la cendre de cheminée, mais cela ne veut pas dire qu’on en trouve sur la Lune», tempère Xavier Penot, médiateur scientifique à la Cité de l’espace et à l’origine de l’idée.

Les nez de plus d’un million de visiteurs s’y sont frottés à la Cité de l’espace de Toulouse, le leader européen de la diffusion de la culture spatiale et astronomique auprès du grand public, à l’occasion de plusieurs expositions en 2009 et 2019.

«Sensation individuelle»

«Une odeur, c’est quand une molécule rencontre un capteur au niveau de votre muqueuse olfactive, générant un signal qui va provoquer une sensation chez vous», souligne M. Moisseeff.

«Et cette sensation est absolument individuelle, en fonction de la génétique et du vécu de chacun», ajoute-t-il, précisant que l’être humain possède environ 260 capteurs d’odeurs.

Ce Parisien d’origine, qui a décidé il y a une quarantaine d’années de poser ses valises dans le Sud-Ouest pour que sa fille «grandisse loin de la pollution», travaille depuis sans relâche au développement de la culture olfactive auprès du grand public.

«Les odeurs c’est comme en musique, il faut faire ses gammes tout le temps», soutient-il.

Le nez toujours en action, cet «artiste scientifique» conçoit depuis des années des installations et des expériences odorantes dans des cabines téléphoniques, des villages entiers ou des salles de spectacles à la demande de musées, d’associations ou d’entreprises et anime des formations et ateliers de «dégustations d’odeurs».

Son prochain défi? «Reconstituer l’odeur de la Joconde», c’est-à-dire un parfum de l’époque de la Renaissance, «un travail minutieux d’enquête et recherche historique», confie-t-il avec excitation.

Un fugitif arrêté aux États-Unis après 46 ans de cavale 

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Un fugitif arrêté aux États-Unis après 46 ans de cavale 

WASHINGTON — «Le FBI vous trouvera, peu importe le temps que cela prendra ou jusqu’où vous fuirez»: un fugitif a été arrêté aux États-Unis après 46 ans de cavale.

Richard Nixon était empêtré dans le scandale du Watergate, et Paul Newman et Steve McQueen se partageaient l’affiche du film «La Tour infernale» lorsque Luis Archuleta s’est échappé d’une prison de l’État du Colorado, en 1974.

Le fugitif, désormais âgé de 77 ans, a été arrêté mercredi par la police fédérale américaine (FBI) dans le Nouveau-Mexique, où il résidait depuis une quarantaine d’années sous une fausse identité, Ramon Montoya.

«Cette arrestation doit envoyer un signal fort à tous les violents criminels: le FBI vous trouvera, peu importe le temps que cela prendra ou jusqu’où vous fuirez, et vous conduira devant la justice», a déclaré l’agent spécial Michael Schneider, du bureau du FBI de Denver.

Luis Archuleta avait été emprisonné pour avoir tiré en 1973, sans le tuer, sur un policier de la capitale du Colorado, où il va être renvoyé afin d’y être jugé.

«Le temps passé n’excuse pas et n’efface pas ses crimes», a commenté le chef de la police de Denver Paul Pazen dans un communiqué du FBI n’expliquant pas ce qui a permis de conduire à l’arrestation du septuagénaire.

Un Américain se donne pour mission d’assister à un match de baseball majeur

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Un Américain se donne pour mission d’assister à un match de baseball majeur

WASHINGTON - Hayden Bluth n’est que l’un des 41 313 - au moins - partisans de la région de Washington qui n’ont pas été admis au Nationals Park, lundi. Mais il est le seul à s’y être présenté.

Bluth, un partisan des Mets de New York de la banlieue d’Arlington, en Virginie, est au coeur de cette manifestation d’une personne à l’extérieur du domicile des champions de la Série mondiale, qui affrontaient de nouveau les Blue Jays de Toronto, mardi soir, après leur revers de 4-1 subi la veille. Les Torontois ont de nouveau eu le dessus, 5-1. 

Lors de chacun des quatre derniers matchs, Bluth s’est livré à une longue veillée en solitaire, criant «Vendez-moi des billets», en plus de porter une pancarte avec la même phrase écrite à la main. Pendant ce temps, les matchs sont joués dans ce stade en plein air devant plus de 41 000 sièges abandonnés. Les sons du match, y compris les sons de foules préenregistrés, sont audibles de la rue.

«Nous sommes à l’extérieur présentement et je veux bien mettre mon masque», a déclaré Bluth, son couvre-visage dans ses poches, compte tenu de l’absence de gens autour par temps torride de 35 degrés Celsius.

«Je suis prêt à mettre mon masque et m’asseoir au deuxième ou troisième balcon, à distance sécuritaire des autres partisans. Je ne vois pas pourquoi c’est moins sécuritaire de se rendre au stade qu’au restaurant de l’autre côté de la rue.»

En octobre dernier, les Nationals étaient au centre de l’univers baseball, remportant la Série mondiale en sept matchs. Neuf mois plus tard, les tableaux demandent toujours aux gens de «faire du bruit», même s’il n’y a personne dans l’enceinte et que les fausses balles et circuits ricochent bruyamment sur les sièges inoccupés.

Bluth écoute les matchs sur son téléphone, mais la diffusion est différée d’au moins 30 secondes, si bien qu’il voit parfois une partie de l’action sur l’écran géant, partiellement visible de la rue, bien avant d’entendre le jeu dans ses écouteurs-boutons.

Si l’homme est au courant des statistiques et du nombre de décès aux États-Unis, il souhaite seulement exprimer son point de vue.

«Je ne veux pas avoir l’air insensible de quelque façon que ce soit, mais le monde continuera de tourner et nous devons vivre de façon sécuritaire», a-t-il souligné, en donnant pour exemple le cas d’Eric Sugarman, le responsable du contrôle des infections chez les Vikings du Minnesota.

Sugarman a confirmé lundi que plusieurs membres de sa famille et lui-même ont contracté la COVID-19. Le commissaire de la NFL, Roger Goodell, a depuis annulé tout le calendrier préparatoire de la ligue.

«Tandis que je respecte ici la quarantaine, il est clair que le virus ne fait aucune discrimination, a déclaré Sugarman par communiqué. On doit continuer de le prendre au sérieux. J’encourage les gens à prendre les précautions nécessaires et de respecter les règles mises de l’avant par les autorités locales et nationales.»

Pour Bluth, il s’agit d’un signe clair que nous devons cessez d’éviter la menace.

«Si ceux qui tentent de nous protéger ne peuvent se protéger eux-mêmes, il est temps d’admettre que le virus n’est qu’un virus et que nous devons en tenir compte, mais vivre notre vie de la meilleure façon possible.»

Lundi, l’ouverture locale des Marlins de Miami a été reportée en raison d’une éclosion de cas au sein de l’équipe. Le match entre les Yankees de New York et les Phillies de Philadelphie a aussi été reporté: les Yankees devaient utiliser le vestiaire que venaient de quitter les Marlins au Citizens Bank Park.

Pour le gérant des Blue Jays de Toronto, Charlie Montoyo, plusieurs défis demeurent à être relevés. Particulièrement le mois prochain, alors que les Jays doivent accueillir les Marlins au Sahlen Field de Buffalo. Les Torontois ont aussi deux autres séries à jouer contre les Rays de Tampa Bay, une en Floride, l’autre à Buffalo, en plus de devoir rendre visite aux Marlins en septembre.

Selon lui, ce qui est arrivé aux Marlins «pourrait arriver à n’importe quelle équipe».

«Du moment où nous avons quitté le Canada, il y avait des inquiétudes. On doit suivre les protocoles, a dit Montoyo. Ce ne sera pas facile.»

Un Norvégien bat un record du monde en chantant du Elvis pendant 50 heures

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Un Norvégien bat un record du monde en chantant du Elvis pendant 50 heures

OSLO — Un imitateur norvégien d’Elvis Presley a battu samedi matin à Oslo un record du monde en chantant des titres du «King» pendant plus de 50 heures, lors d’un marathon musical diffusé en direct sur internet.

En 50 heures, 50 minutes et 50 secondes, «Kjell Elvis», nom de scène de Kjell Henning Bjornestad, a pulvérisé de plus de sept heures le précédent record homologué par le Guinness des records. Celui-ci était détenu depuis 16 ans par un Allemand, Thomas «Curtis» Gäthje.

«Je ne le referai plus jamais», a déclaré à la télévision norvégienne NRK le sosie de la star américaine au terme de sa prestation vers 10 h 50. Il avait commencé à chanter jeudi matin à 8h locales dans un bar du centre d’Oslo, en tenue complète d’Elvis.

Selon son manager, il a été recommandé à l’artiste de ne pas forcer sur le café pour traverser notamment deux nuits entières. Smoothies, fruits et barres énergétiques lui ont permis de tenir la distance et de préserver sa voix, un peu éraillée dans les dernières heures.

Bjornestad, 52 ans, avait déjà reçu l’attention des médias internationaux en battant deux fois le record, la dernière fois en 2003 — un marathon de 26 heures à l’époque.

L’artiste avait lancé un appel aux dons sur la page internet de l’événement destiné en partie à la construction d’hôpitaux en Birmanie.

Un Floridien sort son pistolet plutôt que de mettre un masque

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Un Floridien sort son pistolet plutôt que de mettre un masque

MIAMI — Un Floridien de 28 ans a été arrêté pour avoir braqué son pistolet sur un homme qui lui demandait de bien vouloir porter un masque dans un magasin à Palm Beach, a annoncé la police jeudi.

Alors qu’il faisait des courses chez Walmart, Vincent Scavetta n’a pas apprécié qu’un autre client lui demande de mettre un masque de protection contre le coronavirus. Il a refusé, une altercation verbale s’en est suivie et Scavetta a sorti son pistolet et l’a braqué sur son interlocuteur.

Il a été arrêté pour agression aggravée avec une arme létale et exhibition inappropriée d’une arme, selon le bureau du shérif de Palm Beach, qui a diffusé l’affaire sur Twitter.

Trump dit avoir excellé dans un test cognitif, met au défi Biden de le passer

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Trump dit avoir excellé dans un test cognitif, met au défi Biden de le passer

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a révélé des détails d’un test cognitif dans lequel il a selon lui «excellé», comprenant une épreuve de mémoire qui selon lui a montré qu’il avait «l’endurance mentale» nécessaire pour diriger les États-Unis.

Révélant mercredi à la chaîne Fox TV des détails du test, il a mis au défi son rival à la présidentielle de novembre Joe Biden, face auquel il est en difficulté croissante dans les sondages, de le passer.

«Les dernières questions sont beaucoup plus difficiles», a-t-il dit dans l’interview, au cours de laquelle il a mis en doute à plusieurs reprises les capacités mentales du candidat démocrate.

Donald Trump a indiqué que le test comprenait par exemple «une question de mémoire». «Ils vous disent de répéter des mots: personne, femme, homme, caméra, télé. J’ai dit: "Oui, c’est personne, femme, homme, caméra, télé"».

«Puis dix, quinze, vingt minutes plus tard, ils vous disent: "Vous vous souvenez de cette première question? Répétez."»

«Et vous y allez: personne, femme, homme, caméra, télé».

«Et ils disent: c’est formidable, comment avez-vous fait cela?»

«Je le fais parce que j’ai une bonne mémoire», a ajouté Donald Trump. «Parce que je suis là, cognitivement».

M. Trump, âgé de 74 ans, a mis au défi Joe Biden, 77 ans, de passer ce test.

«Vous avez besoin d’endurance physique», a-t-il dit. «Vous avez besoin d’endurance mentale [...] vous devez être vif. Le président Xi est vif, le président Poutine est vif, Erdogan est vif».

L’interview a rapidement été tournée en ridicule sur les réseaux sociaux.

«Sérieusement, je n’arrive pas à maintenir la cadence», a tweeté l’humoriste Sarah Cooper, devenue célèbre avec des parodies de Donald Trump.

Elle avait déjà refait  une interview récente du président sur Fox News, dans laquelle il expliquait avoir «cartonné» dans un test cognitif, montrant la preuve de sa réussite au test: une page d’un livre de coloriage.

C’est mathématique: impossible de manger plus de 84 hot dogs en 10 minutes

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C’est mathématique: impossible de manger plus de 84 hot dogs en 10 minutes

PARIS - Les champions du gobage de hot dogs connaîtront désormais les limites: un humain ne peut en avaler plus de 84 en 10 minutes, selon une étude qui a passé au crible des modélisations mathématiques le traditionnel concours américain Nathan’s.

Un professeur de physiologie, spécialiste des performances sportives, s’est demandé un jour si les modèles élaborés pour les compétitions d’athlétisme pouvaient aussi s’appliquer à la compétition d’ingestion de hot dogs, organisée chaque année depuis plus de 100 ans à New York.

Et si un intestin pouvait s’entraîner, comme on entraîne ses muscles.

Le chercheur a donc récupéré les données du «Nathan’s Famous Hot Dog Eating Contest» - dont il est fan - sur 39 ans pour les soumettre à un programme statistique, et utilisé des équations, afin de «voir si un schéma pouvait expliquer comment la performance alimentaire avait considérablement progressé», a expliqué à l’AFP le Pr James Smoliga, auteur de l’étude parue dans la revue Biology Letters.

«Les records se sont améliorés de près de 700% au fil des ans, ce qui est énorme comparé à n’importe quel évènement sportif !», a commenté ce chercheur à l’Université High Point aux États-Unis.

En combinant les résultats de ces équations avec les connaissances sur la plasticité intestinale humaine, il a réussi à calculer le taux maximum de consommation: 84 hot dogs en 10 minutes.

C’est dix de plus que le record actuel détenu par le «mangeur professionnel» américain Joey Chestnut (plus de 21.000 calories).

La modélisation des performances sur 5 ans montre en outre que le taux maximal de consommation de «matière fraîche» augmente au fil des ans chez les compétiteurs, à mesure qu’ils s’entraînent.

Pour faciliter l’ingestion, les candidats trempent par ailleurs le pain brioché dans l’eau pour le ramollir, et se contorsionnent pour améliorer leur transit.

«On peut voir ces candidats comme un symbole de gloutonnerie, mais en réalité le fonctionnement de leur système digestif est différent, ce qui est clairement lié à leur entraînement- même s’il est possible qu’ils possèdent une capacité physiologique inhérente», selon le Pr Smoliga.

Cet exploit intestinal n’est en tout cas pas à la portée de tous et «il est peu probable qu’une personne +normale+ soit capable de manger plus de 10» de ces sandwichs à la saucisse en 10 minutes, dit l’étude.

En Norvège, les croque-morts se tournent vers l’État pour survivre

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En Norvège, les croque-morts se tournent vers l’État pour survivre

OSLO - Si la pandémie de nouveau coronavirus a beaucoup tué sur la planète, elle a laissé certains croque-morts désoeuvrés en Norvège, les contraignant à se tourner vers l’État pour rester en vie.

Recul de la mortalité, cérémonies funéraires annulées... Pâtissant du succès du pays à endiguer la COVID-19, une demi-douzaine d’entreprises norvégiennes de pompes funèbres ont récemment recouru aux aides publiques visant à maintenir l’économie à flot, montrent des registres publics.

Dans la famille Lande, où l’on accompagne les morts vers leur dernière demeure de père en fils depuis trois générations, on n’avait jamais vu ça.

«Quand les mesures contre le coronavirus sont arrivées, il s’est avéré qu’elles ont eu la peau pas seulement du coronavirus, mais aussi celle d’autres virus,», explique à l’AFP Erik Lande, aujourd’hui à la tête de l’entreprise familiale dans le sud du royaume.

«Si bien qu’une partie des anciens et des malades qui seraient morts en temps normal se sont volatilisés», ajoute-t-il.

D’une grosse trentaine par mois normalement, le nombre de mises en bière est tombé, selon lui, à moins de dix dans les semaines qui ont suivi la mise en place d’un régime de semi-confinement. Et pas une seule à cause de la COVID-19.

Pour payer les coûts fixes tels que loyer et assurances, Landes begravelsesbyrå a reçu près de 32 000 couronnes (près de 4700 $CAN) d’argent public.

Fermeture des écoles, des bars et de nombreux espaces publics, interdiction des rassemblements sportifs et culturels, coup de frein sur les voyages avec l’étranger: la Norvège avait dévoilé le 12 mars les mesures «les plus intrusives» qu’elle ait jamais connues en temps de paix, de l’aveu même du gouvernement.

Aujourd’hui quasiment toutes levées, ces dispositions ont permis de juguler l’épidémie contrairement à la Suède voisine, qui s’est distinguée par une approche nettement plus souple et où le virus reste vivace.

Lumière au bout du tunnel

Sur les quelque 573 000 morts recensés dans le monde à cause de la maladie, seuls 253 ont été enregistrés sur le sol norvégien. Le royaume de 5,4 millions d’habitants ne compte plus aucun malade de la COVID-19 en soins intensifs et seule une poignée de personnes reste hospitalisée.

Grâce, vraisemblablement, à l’isolement des personnes âgées et au respect des gestes barrières, la mortalité semble même avoir décliné: la Norvège a par exemple déploré environ 6% de morts en moins en mai qu’un an plus tôt, et 13% en juin.

À Oslo, Verd Begravelsesbyrå a touché près de 37.000 couronnes d’aides publiques après avoir vu son activité s’effondrer, non pas du fait d’une baisse du nombre d’obsèques, mais parce que celles-ci ont pris un autre format.

«Avec l’irruption du coronavirus, beaucoup de clients ont renoncé à la cérémonie», souligne le directeur général, Henrik Tveter, qui précise que celle-ci représente «60 à 70%» du prix de funérailles.

Par choix, pour éviter les contaminations, mais aussi parce que le nombre maximal de participants a longtemps été strictement limité par les autorités et que certaines chapelles sont trop petites pour assurer la distanciation physique.

À Ålesund (ouest), Alfa Begravelsesbyrå a, un temps, mis ses cinq employés au chômage partiel et s’est elle aussi tournée vers l’État après une chute de 70% de son chiffre d’affaires entre mars et mai.

Mais, comme ses confrères qui font tous état d’une normalisation avec la réouverture du pays, le propriétaire Odd Sverre Øie dit voir la lumière au bout du tunnel.

«On sait que, vu la pyramide des âges, un certain nombre de personnes vont mourir en Norvège cette année», dit-il. «De sorte qu’on va sans doute se rattraper à l’automne quand la grippe et d’autres maladies de ce genre vont faire leur réapparition.»

L’énigme d’une momie sortie de l’imaginaire de Tintin suscite une bisbille

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L’énigme d’une momie sortie de l’imaginaire de Tintin suscite une bisbille

BRUXELLES — Tintin et son univers sont un excellent produit d’appel pour attirer les visiteurs. En Belgique, un musée et un zoo affirment chacun posséder la momie amérindienne ayant inspiré à Hergé son Rascar Capac, héros effrayant de l’album Les 7 boules de cristal.

Le Musée Art et Histoire (MAH) de Bruxelles dit avoir reçu «régulièrement» la visite du créateur belge de Tintin (1907-1983) et expose de nombreux objets reproduits dans ses albums. Cette institution du paysage culturel belge pensait avoir mis tout le monde d’accord il y a dix ans sur l’importance de «sa» momie péruvienne au squelette recroquevillé.

Face à la COVID-19, le drôle de tutoriel d’un parc d’attractions [VIDÉO]

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Face à la COVID-19, le drôle de tutoriel d’un parc d’attractions [VIDÉO]

TOKYO - Pour sensibiliser aux gestes barrière face à la COVID-19, deux responsables d’un parc d’attractions japonais se sont filmés en endurant des montagnes russes en silence: les visiteurs ont bien reçu le message de ce drôle de tutoriel, assure un porte-parole.

La vidéo montre deux dirigeants du parc, l’un en costume-cravate, l’autre en chemise et noeud papillon, subir un circuit de montagnes russes en restant parfaitement stoïques, à part l’un d’eux réajustant de temps en temps son masque ou ses cheveux.

À la fin de la vidéo, publiée le mois dernier, apparaît un slogan sur fond noir: «Merci de crier en votre for intérieur».

«À présent nos clients restent silencieux pendant les montagnes russes», a affirmé mardi à l’AFP un porte-parole de Fujikyuko, l’opérateur du parc d’attractions Fuji-Q Highland, au pied du Mont Fuji (ouest de Tokyo).

Les parcs d’attractions ont rouvert au Japon depuis le mois dernier après avoir adopté un code de bonnes pratiques face à la pandémie, bannissant notamment de parler fort ou de crier dans les attractions, pour éviter de répandre des postillons.

Comme certains clients se sont plaints en disant que c’était «difficile» voire «impossible», Fuji-Q Highland voulait montrer le «bon exemple» avec cette vidéo, a justifié l’opérateur sur son site internet.

Autant être pince-sans-rire jusqu’au bout: à ses visiteurs encaissant ses montagnes russes sans broncher, le parc promet un rabais sur les photos-souvenirs vendues à la fin du parcours.

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Un migrant traverse la Méditerranée avec son chat

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Un migrant traverse la Méditerranée avec son chat

ROME - Les chats aussi connaissent la quarantaine: «Pupi», un chaton accompagnant dans la traversée de la Méditerranée son propriétaire, un migrant tunisien, devra rester à l’isolement sur Lampedusa, a raconté mercredi Toto Martello, le maire de la petite île italienne.

Le jeune mâle au poil blanc et brun, âgé de six mois, est resté quelques jours dans un centre de migrants avec son propriétaire après leur arrivée par bateau en Italie le 1er juillet, a précisé le maire sur Facebook.

Selon les autorités sanitaires locales, le chat est en bonne santé et ne présente aucun symptôme de maladie.

Il devra cependant effectuer une quarantaine anti-rabique de six mois, dans le respect des consignes concernant les animaux provenant d’une zone à risque.

Une habitante de Lampedusa a proposé de s’occuper du chaton en s’engageant à le tenir à l’écart des autres animaux, a ajouté Toto Martello qui a signé un arrêté lui confiant la «garde» de «Pupi».

«C’est une histoire qui semble peu importante mais elle montre à quel point les procédures, même les plus insolites, pèsent sur l’administration municipale lorsque l’on est confronté à un débarquement de migrants sur l’île», a souligné le maire.

De nombreux migrants en provenance de Libye et du Nord de l’Afrique continuent d’atteindre les côtes italiennes après avoir été pris en charge par les navires humanitaires ou avec leurs propres embarcations.

Selon le quotidien italien La Repubblica, 100 migrants ont débarqué à Lampedusa le 1er juillet à bord de 11 embarcations différentes.

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Découverte de 150 tombes parmi les plus anciennes de Gaule [PHOTOS]

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Découverte de 150 tombes parmi les plus anciennes de Gaule [PHOTOS]

AUTUN - Cent cinquante tombes datant du milieu du IIIe au Ve siècle, dont l’une pourrait contenir une dépouille bien conservée, ont été mises au jour à Autun (centre est de la France) lors de fouilles d’une importante nécropole du nord de la Gaule, a-t-on appris vendredi auprès de l’organisateur du chantier.

Les recherches préventives, entamées avant le démarrage du chantier d’une maison, ont dévoilé une nécropole qui accueillait «les sépultures chrétiennes parmi les plus anciennes de la moitié nord de la Gaule», a précisé l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), responsable des recherches.

A notamment déjà été retrouvée «l’une des premières mentions du Christ en Gaule, l’inscription de Pektorios, datée du IVe siècle», précise l’Institut.

Parmi les 150 tombes, les huit archéologues ont découvert un sarcophage en grès vieux de 1.500 ans «encore hermétique» et qui «pourrait révéler une dépouille bien conservée», a indiqué à l’AFP Nicolas Tisserand, coresponsable des fouilles, précisant que cette tombe «sera ouverte à la fin» du chantier prévue en août.

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En 20 ans, un nouveau chant a conquis de petits oiseaux canadiens

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En 20 ans, un nouveau chant a conquis de petits oiseaux canadiens

WASHINGTON — Dans les années 1950, les amoureux des oiseaux au Canada reconnaissaient sans peine le chant du bruant à gorge blanche, une sorte de moineau canadien, grâce aux trois notes finales de son chant, répétées plusieurs fois.

Les Canadiens ont même inventé des paroles pour les accompagner: «Oh my sweet, Ca-na-da, Ca-na-da, Ca-na-da». Ou sa version plus québécoise: «Où es-tu Frédéric, Frédéric...»

Mort mystérieuse d’au moins 275 éléphants au Botswana

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Mort mystérieuse d’au moins 275 éléphants au Botswana

GABORONE - Au moins 275 éléphants sont morts récemment dans des conditions mystérieuses au Botswana, dans la région du delta de l’Okavango (nord), très prisée des touristes, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

«Nous avons reçu un rapport sur la mort de 356 éléphants dans le nord du delta de l’Okavango, et jusqu’à présent nous avons confirmé la mort de 275 pachydermes», a déclaré à l’AFP le directeur des parcs nationaux et de la faune du Botswana, Cyril Taolo.

«La cause de leur mort est en train d’être déterminée. L’anthrax (ou maladie du charbon) est exclu. On ne soupçonne pas non plus des braconniers puisque les animaux ont été retrouvés avec leurs défenses», a-t-il souligné.

Le ministère de l’Environnement a précisé que des échantillons de carcasses étaient en cours d’analyse dans trois laboratoires au Zimbabwe, en Afrique du Sud et au Canada.

Selon un rapport de l’ONG Eléphants sans frontières (EWB) daté du 19 juin 2020 et transmis à la presse mercredi, 356 éléphants ont été retrouvés morts dans le delta de l’Okavango.

EWB estime que la mort d’environ 70% d’entre eux remonte «à environ un mois, tandis que le décès des 30% restant semble plus récent, entre un jour et deux semaines».

Des éléphants en vie ont été observés très faibles, léthargiques, et certains désorientés et rencontrant des difficultés pour se déplacer, a précisé le directeur de l’ONG Michael Chase, ajoutant que mâles et femelles de tous âges semblaient concernés par cette «maladie mystérieuse».

«Morts soudaines»

«On a observé un éléphant tournant en rond et incapable de changer de direction en dépit des encouragements d’autres membres», a-t-il poursuivi.

Les pachydermes semblent être «morts très soudainement dans certains cas», a indiqué le biologiste Keith Lindsay, spécialiste de la préservation de la faune. «Les carcasses sont celles d’animaux tombés sur leur sternum en marchant, ce qui est très inhabituel», a-t-il expliqué à l’AFP.

«Jusqu’à présent, il ne semble pas y avoir d’indication» sur les causes de ces décès. Mais «quand quelque chose comme cela se produit, c’est inquiétant».

Fin mai, le ministère du Tourisme du Botswana avait déjà indiqué enquêter sur la mort mystérieuse d’une dizaine d’éléphants dans le delta de l’Okavango.

Coincé entre la Zambie, la Namibie et l’Afrique du Sud, le Botswana abrite environ 130.000 éléphants en liberté, soit un tiers de leur population africaine connue.

En 2019, au moins une centaine d’éléphants étaient morts en l’espace de deux mois dans le parc national de Chobe (nord), le plus grand du Botswana, victimes des effets de la sécheresse.

L’année précédente, EWB avait créé la polémique en affirmant avoir identifié 90 carcasses de pachydermes, une situation décrite à l’époque par Michael Chase comme le «plus grave épisode de braconnage en Afrique» dont il ait été informé.

Le gouvernement du Botswana avait alors vivement démenti ces chiffres, avançant que l’ONG n’avait en réalité dénombré que 53 carcasses d’éléphants et qu’une majorité était morte «de cause naturelle ou de conflits entre l’homme et la faune».

La Finlande retire discrètement la croix gammée de l’emblème de ses forces aériennes

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La Finlande retire discrètement la croix gammée de l’emblème de ses forces aériennes

HELSINKI - La Finlande a discrètement retiré ces dernières années des croix gammées qui ornaient quelques avions de son armée de l’air, en les remplaçant par des aigles, un symbole moins infamant que le svastika adopté par les nazis, a-t-on appris jeudi auprès de l’état-major.

La décision de retirer l’emblème remonte en réalité à 2017, mais n’avait jamais été rendue publique et sa révélation n’est due qu’à l’oeil aiguisé de Teivo Teivanen, un professeur de l’université d’Helsinki.

Même si la Finlande a combattu l’Union soviétique aux côtés des nazis de 1941 à 1944, l’origine de sa croix gammée remonte en réalité à plus de deux décennies auparavant.

En 1918, peu après l’indépendance finlandaise de la Russie, le comte suédois Eric von Rosen avait donné à la jeune République son premier appareil, un avion avec une croix gammée bleue, propre talisman porte-bonheur de l’aristocrate.

Le svastika, l’un des plus anciens symboles de l’humanité, notamment en Europe et en Asie, «était aussi un symbole figurant dans la mythologie finlandaise, donc c’était naturel de l’utiliser», a expliqué à l’AFP un porte-parole de l’armée finlandaise, Henrik Gahmberg.

Selon l’état-major, le nouvel emblème adopté - avec des aigles dorés - est le symbole officiel de l’armée de l’air finlandaise depuis 2002. Mais plusieurs unités, appareils, drapeaux ou encore décorations, avaient gardé la croix gammée, symbole officiel de 1918 à 1945.

«C’est quelque chose que nous avons dû expliquer aux étrangers qui liaient ça à l’Allemagne nazie, alors que cela avait des origines complètement différentes», plaide M. Gahmberg.

Mais la Finlande a finalement discrètement décidé il y a trois ans qu’il n’était plus possible que ses avions portent une croix gammée, 72 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale.

Le comte suédois à l’origine de la croix gammée finlandaise a toutefois bien eu un lien avec le régime hitlérien: il était lié familialement à Hermann Göring depuis le mariage de ce dernier en 1923 avec sa belle-soeur Carin von Kantzow, qu’il avait présentée au futur chef de la Luftwaffe lors de l’hiver 1920-21.

Après une première guerre contre l’URSS entre novembre 1939 et mars 1940 («Guerre d’Hiver»), déclenchée par une invasion soviétique, la Finlande avait repris le combat avec l’Allemagne contre les Soviétiques en juin 1941 à la suite de l’opération Barbarossa, jusqu’en septembre 1944. Sous pression de Moscou, le pays avait déclaré la guerre à l’Allemagne en mars 1945.

Le Japon décerne son premier diplômé universitaire en études sur les ninjas

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Le Japon décerne son premier diplômé universitaire en études sur les ninjas

TOKYO - Une université au Japon a récemment décerné un très sérieux master d’études sur les ninjas à l’un de ses étudiants, une première dans l’archipel.

Genichi Mitsuhashi, 45 ans, a suivi un cursus de deux ans à l’université de Mie (centre), région considérée comme le berceau historique des ninjas, mercenaires et espions du Japon féodal, par ailleurs experts en arts martiaux.

Au-delà d’études historiques, son diplôme comprenait aussi un volet pratique, que M. Mitsuhashi a pris à coeur.

«J’ai appris que les ninjas travaillaient comme paysans le matin et s’entraînaient en arts martiaux le soir», a-t-il expliqué à l’AFP.

L’étudiant a donc cultivé des légumes et pratiqué des techniques d’arts martiaux, en plus d’étudier l’histoire des ninjas sur les bancs de l’université.

Aubergiste de métier, M. Mitsuhashi pratique par ailleurs le kung-fu ainsi que le shorinji kempo, un art martial nippon, et il enseigne lui-même des techniques de combat de ninja dans son propre dojo.

Le zèle de M. Mitsuhashi à étudier les ninjas a ébahi ses propres professeurs.

«Je ne m’attendais pas à ce qu’il s’engage à ce point là», a confié à l’AFP Yuji Yamada, professeur d’histoire responsable du centre d’études sur les ninjas de l’université de Mie, créé en 2017.

«Nous accueillons environ trois étudiants chaque année (...). Nous avons beaucoup de sollicitations de l’étranger, mais je dois insister sur un point: c’est un enseignement sur les ninjas, pas pour en devenir un», a-t-il souligné.

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COVID-19: plus d’un million de chèques de relance envoyés par erreur à des Américains décédés

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COVID-19: plus d’un million de chèques de relance envoyés par erreur à des Américains décédés

WASHINGTON - L’administration Trump a envoyé par erreur des chèques d’aide gouvernementale à plus d’un million de personnes décédées, a indiqué une agence indépendante dans un rapport transmis au Congrès publié jeudi.

«Selon l’inspecteur général du Trésor pour l’administration fiscale, au 31 mai, près de 1,1 million de paiements totalisant près de 1,4 milliard de dollars ont été versés à des personnes décédées» faute de fichiers à jour, explique-t-elle.

Pour leur défense, les responsables du Trésor interrogés ont indiqué avoir dû agir dans la précipitation, puisqu’ils avaient obligation de verser l’argent «le plus vite possible», en quelques semaines.

Le Government Accountability Office a procédé à un examen approfondi de la réponse du gouvernement fédéral à la pandémie de Covid-19.

L’administration américaine est accusée de cafouillage dans la distribution d’aide d’urgence, certains foyers ne correspondant pas aux critères d’attribution ayant reçu une aide.

L’agence précise qu’en vue d’aider les ménages, l’agence du gouvernement fédéral qui collecte les impôts sur le revenu et les taxes diverses (Internal Revenue Service ou IRS), ainsi que le Trésor, ont distribué au total 160,4 millions de paiements totalisant 269,3 milliards de dollars dont 1,4 milliard versés à des personnes décédées.

Le Congrès avait adopté fin mars un énorme plan d’aide d’urgence de plus de 2.000 milliards de dollars, appelé CARES Act, destiné à atténuer l’impact économique de la pandémie pour les travailleurs et les entreprises américaines les plus vulnérables.

Acculés par le temps, «les responsables du Trésor ont déclaré que pour les trois premiers lots de paiements, le Trésor et l’IRS ont utilisé un grand nombre des procédures opérationnelles développées en 2008 (pendant la Grande récession) pour les paiements de relance, qui n’incluaient pas l’utilisation des registres de décès (de la sécurité sociale) comme filtre pour interrompre les paiements aux personnes mortes», précise le rapport.

La loi prévoit que les paiements sont effectués sur la base de leurs déclarations de revenus de 2018 ou 2019, ou en remplissant une simple déclaration de revenus.

Les particuliers gagnant jusqu’à 75.000 dollars annuels ont reçu des chèques de 1.200 dollars, et 2.500 dollars pour les couples gagnant jusqu’à 150.000 dollars en produisant une déclaration de revenus conjointe. Les familles peuvent aussi se voir attribuer 500 dollars de plus par enfant.

Les paiements étaient ensuite dégressifs pour ceux qui gagnaient plus de 75.000 dollars avec un plafond de revenus de 99.000 dollars par personne ou 198.000 pour les couples.

Trop dangereux, le fameux bus d'<em>Into the Wild</em> en Alaska déplacé

Cinéma

Trop dangereux, le fameux bus d'Into the Wild en Alaska déplacé

LOS ANGELES — Un vieux bus des années 40, devenu un lieu de pèlerinage en Alaska pour des aventuriers du monde entier, notamment depuis son apparition dans le film de Sean Penn Into The Wild, a été déplacé afin de protéger les randonneurs trop téméraires.

Surnommé le Magic Bus, il était mentionné dans le livre tiré d'une histoire vraie Voyage au bout de la solitude de Jon Krakauer (1996), et figurait sur l'affiche de son adaptation au cinéma en 2007, racontant le périple d'un jeune homme cherchant à fuir la civilisation pour se rapprocher de la nature.

En Russie, un «tunnel désinfectant» pour accéder au président Poutine [VIDÉO]

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En Russie, un «tunnel désinfectant» pour accéder au président Poutine [VIDÉO]

MOSCOU - Les autorités russes ont installé un sas de désinfection qui asperge de produits les visiteurs autorisés à accéder au président Vladimir Poutine dans sa résidence, afin de ne pas risquer une contamination au nouveau coronavirus.

Vladimir Poutine travaille depuis le début de la pandémie essentiellement dans sa résidence de Novo-Ogariovo, près de Moscou.

Afin de protéger le président de toute contamination, les visiteurs doivent passer à travers un appareil qui les asperge de tous côtés de produit désinfectant, selon une vidéo publiée mardi soir sur Twitter par des journalistes de l’agence publique Ria Novosti qui couvre la présidence russe.

Selon les autorités de la région de Penza, où l’appareil a été fabriqué, ce sas «assure la sécurité du chef de l’État et de tous ceux qui lui rendent visite».

Le porte-parole du président, Dmitri Peskov, a de son côté indiqué aux journalistes que «de tels appareils de désinfection sont aussi installés au Kremlin, il y en a même deux là bas».

«Ils ont été installés au pic de l’épidémie et aujourd’hui encore, le régime de restrictions reste en place» pour les visiteurs souhaitant s’entretenir avec M. Poutine, a-t-il dit, évoquant des mesures de sécurité «justifiées et compréhensibles».

Le fabriquant de l’engin est spécialisé dans les appareils de nettoyage automatisé à destination des industries. L’appareil installé dans la résidence de M. Poutine est aussi capable de mesurer la température des visiteurs et est équipé d’une technologie de reconnaissance faciale, selon le fabriquant.

Enquête après la découverte de chats morts mutilés

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Enquête après la découverte de chats morts mutilés

La police d’une banlieue de Toronto avertit les résidants de tenir leurs animaux de compagnie à l’oeil après la découverte macabre de quatre chats morts mutilés, dans un parc.

Les enquêteurs de la police régionale de York ont ratissé le parc Belair Way à Vaughan après qu’un chat mort y eut été découvert dimanche, a déclaré le sergent Andy Pattenden.

Les habitants ont trouvé trois chats morts sur le terrain de baseball du même parc le 19 mai, a dit M. Pattenden.

«Dans chaque cas, les chats semblent avoir été mutilés et leurs blessures ne semblent pas correspondre à celles venant d’un renard ou un coyote», a-t-il mentionné.

La police demande l’aide de témoins ou de familles qui ont perdu des chats. Plusieurs familles ont déjà appelé les autorités.

«Nous devons déterminer qui peut être responsable», a dit M. Pattenden.

Il a déclaré que les enquêteurs étudient également les liens possibles avec un cas de 2013 où des résidants ont trouvé la tête décapitée de six chats en un mois. Un cas non résolu.

«C’est très préoccupant et pas seulement pour les animaux, a indiqué M. Pattenden. Nous avons tous entendu des histoires sur comment la maltraitance des animaux peut mener à quelque chose (d’encore) plus sinistre, plus tard.»

En 2016, des responsables recherchaient un tueur d’animaux à London en Ontario, après qu’au moins huit incidents impliquant 17 animaux, morts mutilés, eurent été découverts en l’espace d’un an.

Les animaux étaient souvent mutilés et placés d’une certaine façon, y compris un lapin décapité et à la peau arrachée, à l’Université Western; un chat mutilé trouvé dans un parc; six coyotes morts - deux sans tête et à la peau arrachée - placés dans des poses à trois endroits et plusieurs serpents morts, disposés de façon étrange.

Un jeune orignal aperçu en Haute-Ville de Québec [VIDÉO]

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Un jeune orignal aperçu en Haute-Ville de Québec [VIDÉO]

Un orignal a profité du beau temps, dimanche matin, pour se promener en Haute-Ville de Québec. La bête, imposante, a été aperçue au coin de René-Lévesque Ouest et de l’avenue des Braves. Elle était escortée, à quelques mètres de distance, par une voiture du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Le SPVQ a été interpellé vers 8h20, dimanche matin, à propos d’un orignal qui se déplaçait sur le Boulevard Champlain. Les policiers ont suivi l’animal pendant près d’une heure jusqu’à ce qu’ils l’interceptent en Haute-Ville de Québec.

Danny Kronstrom, celui dont la vidéo est rapidement devenue virale, ne s’attendait pas à voir un orignal sur René-Lévesque Ouest : «Je me dirigeais vers Sainte-Foy pour faire un brunch à l’extérieur avec ma famille. Voir un orignal comme ça, c’est très surprenant!» lance-t-il en riant.

L’homme qui travaille dans le monde des médias sociaux a eu du flair en sortant son téléphone afin de filmer l’animal pour l’envoyer aux médias. «C’est mon conjoint qui conduisait. On a vu deux voitures de police et puis l’orignal. On s’est donc arrêté pour les laisser faire leur travail et pour ne pas effrayer l’animal, mais j’ai filmé. En ces temps de COVID-19, je me suis dit que ça pouvait effectivement rendre joyeux et faire une belle nouvelle», témoigne-t-il.

Tout est bien qui finit bien

Selon le lieutenant Martin Salesse, l’animal a été contrôlé, ce matin, à l’intérieur d’un périmètre établi dans le secteur de Sillery. Des agents de la faune ont été déployés sur les lieux afin d’établir, avec les policiers, un plan d’intervention.

Peu de temps après, «des agents ont endormi l’animal à l’aide d’un tranquillisant. Ils ont par la suite transporté l’orignal dans un milieu boisé situé en périphérie de la ville afin de le relâcher en toute sécurité», précise Patrick Harvey, coordonnateur des relations de presse pour le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Le jeune orignal se porte bien. Ses signes vitaux ont d’ailleurs été pris par les agents de la faune avant de le libérer dans son habitat naturel.

Bien qu’on ne voie pas régulièrement des orignaux se promener en plein centre-ville de Québec, le lieutenant Salesse souligne que le SPVQ doit parfois traiter ce type d’incident : «Ça n’arrive pas à toutes les semaines, mais nos équipes ont souvent ce genre de cas avec des chevreuils, des ratons-laveurs ou des ours».

Le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs profite de cet incident pour «rappeler aux citoyens qu’ils ne doivent en aucun cas s’approcher d’un animal sauvage, mais qu’il est important de signaler sa présence au SOS Braconnage [au 1 800 463-2191]».

Tordre du métal avec son nez: le retour d'un art martial vietnamien [PHOTOS]

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Tordre du métal avec son nez: le retour d'un art martial vietnamien [PHOTOS]

HANOÏ - Tordre d’épaisses tiges de métal à la seule force du nez, du torse ou du crâne: ces démonstrations de force sont à la base du Thien Mon Dao, un art martial séculaire qui connait un regain de popularité au Vietnam.

Plusieurs dizaines de combattants, kimono bleu satin et serre-tête jaune sur la tête, s’entraînent dans la cour d’un temple de la périphérie de Hanoï.

Un Indien lègue des terres à ses deux éléphants

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Un Indien lègue des terres à ses deux éléphants

PATNA - Un Indien a légué la majorité de ses terres à deux éléphants domestiqués qui l’ont présumément sauvé de criminels, une décision qui a contrarié sa femme et ses enfants.

Akhtar Imam, qui vit dans un village de l’État du Bihar (est de l’Inde), a amendé son testament pour que ses éléphants Moti («perle» en hindi) et Rani («reine») héritent de 2,5 hectares de ses terres à son décès.

Fin d’une chasse au trésor qui a tenu en haleine l’Amérique

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Fin d’une chasse au trésor qui a tenu en haleine l’Amérique

LOS ANGELES - Un coffre rempli d’or et de pierres précieuses, caché il y a 10 ans par un millionnaire dans les montagnes Rocheuses de l’Ouest américain, a finalement été trouvé au terme d’une quête qui a obsédé des milliers de passionnés, parfois au péril de leur vie.

«Le trésor a été trouvé», a annoncé dans un blogue spécialisé Forrest Fenn, un riche marchand d’art de l’État du Nouveau-Mexique qui avait caché en 2010 la fabuleuse cassette d’une vingtaine de kilos.

Le millionnaire avait rédigé un poème alambiqué qui, joint à une carte, devait permettre de localiser le trésor. Une énigme qui a tenaillé certains Américains au-delà du raisonnable.

Le coffre «se trouvait sous la voûte étoilée, dans la végétation forestière luxuriante des montagnes Rocheuses, et n’avait pas bougé de l’endroit où je l’avais dissimulé il y a plus de dix ans», a écrit M. Fenn dans ce communiqué publié ce week-end.

«J’ignore qui l’a trouvé, mais le poème dans mon livre l’a guidé», a précisé l’homme âgé de 89 ans.

Le coffre était censé contenir une fortune dépassant deux millions de dollars, sous la forme de diamants, émeraudes et pièces d’or notamment.

L’excentrique millionnaire estime qu’environ 350.000 apprentis Indiana Jones se sont lancés sur la piste de son trésor durant la décennie, certains allant jusqu’à démissionner de leur travail pour se consacrer aux recherches.

Au moins quatre personnes ont trouvé la mort de façon accidentelle dans cette quête obsédante dans une région immense, les montagnes Rocheuses s’étendant sur plus de 3.000 kilomètres.

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9,4 millions$ de jeunes anguilles saisies par les polices européennes [VIDÉOS]

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9,4 millions$ de jeunes anguilles saisies par les polices européennes [VIDÉOS]

LA HAYE - Les polices européennes ont saisi plus de deux tonnes de civelles (jeunes anguilles), un poisson menacé vendu à prix d’or sur le marché asiatique, au cours d’une vaste opération menée dans 19 pays d’Europe, a annoncé jeudi Europol.

Cette opération annuelle, visant à lutter contre le trafic d’espèces menacées d’extinction dans l’Union européenne, a permis la saisie de 2013 kg de civelles, des alevins d’anguille, d’une valeur estimée à 6,2 millions d’euros (9,4 millions $CAN), a déclaré l’agence européenne de police dans un communiqué.

Les civelles sont un mets très prisé en Asie.

L’opération, qui s’est déroulée entre octobre 2019 et avril 2020, a également conduit à l’arrestation de 108 trafiquants présumés, dont 26 en France et 56 en Espagne.

Elle a été rendue «plus compliquée» cette année «car la saison de pêche a eu lieu pendant le confinement lié à la COVID-19 en Chine», a expliqué Europol.

Les petits poissons ont été réintroduits dans leur habitat naturel pour préserver cette espèce en voie de disparition, a précisé l’agence basée à La Haye (Pays-Bas).

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Mort d’un yogi disant avoir ni mangé ni bu pendant 80 ans

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Mort d’un yogi disant avoir ni mangé ni bu pendant 80 ans

AHMEDABAD — Un yogi indien qui disait n’avoir pas mangé ou bu depuis 80 ans, affirmation qui a fait l’objet d’études médicales, mais aussi de doutes, est mort mardi à l’âge de 90 ans, a annoncé son voisin à l’AFP.

Ascète à la longue barbe et avec un anneau dans le nez à la façon d’une déesse hindoue, Prahlad Jani était originaire du petit village de Charada dans l’État du Gujarat (ouest de l’Inde) et clamait ne pas avoir consommé d’eau ou de nourriture depuis l’âge de 11 ans.

«Il est mort mardi matin de vieillesse à son domicile», a déclaré à l’AFP Sheetal Chaudhary, son voisin d’à côté.

«Il a été emmené à l’hôpital après minuit, mais a été déclaré mort à l’arrivée par les médecins sur place», a-t-il ajouté.

Jani disait avoir été béni par une déesse dans son enfance, ce qui lui aurait conféré des pouvoirs spéciaux. «Je reçois l’élixir de vie par le trou de mon palais, ce qui me permet de vivre sans nourriture et sans eau», avait-il affirmé à l’AFP en 2003.

Impensable

Il n’est pas possible de vérifier si le yogi n’a effectivement consommé aucune nourriture ni eau pendant toutes ces décennies. Pour les médecins, il est impensable qu’un corps humain puisse supporter un jeûne aussi long.

Son ascétisme, qui lui avait valu de créer une petite communauté de fidèles, avait attiré l’attention de scientifiques. Des équipes médicales indiennes l’ont observé à deux reprises, en 2003 et 2010.

Au cours de cette seconde étude, tout au long de laquelle il était surveillé en permanence par des caméras, il a tenu sans boire ni manger, mais aussi sans uriner ni déféquer, pendant deux semaines, stupéfiant les médecins chargés de l’observer.

«Ce phénomène reste un mystère», avait à l’époque déclaré à la presse un neurologue de l’équipe.

Un couple de la Virginie trouve 1 million $ en liquide et le remet à la police

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Un couple de la Virginie trouve 1 million $ en liquide et le remet à la police

WASHINGTON — Une famille de l’État américain de Virginie a trouvé la fin de semaine dernière sur la route deux sacs postaux contenant près d’un million de dollars en liquide, qu’elle a très honnêtement remis à la police.

Emily Schantz a raconté à la chaîne de télévision locale WTVR qu’elle était partie en vadrouille en famille, samedi, lorsqu’une voiture devant eux a fait une embardée pour contourner un objet qu’elle n’a pu éviter.

En temps de pandémie, de la bière à distance grâce à un robot [PHOTOS]

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En temps de pandémie, de la bière à distance grâce à un robot [PHOTOS]

SÉVILLE — Ni bouche, ni nez, ni main, risque de contamination zéro: le serveur de la Gitana Loca, à Séville, est parfait pour servir des bières aux clients en temps de pandémie de coronavirus. Même s’il n’a pas de coeur, car c’est un robot.

Trônant à l’entrée du bar, la machine consiste en un gros bras articulé muni d’une pince au bout, façon Capitaine Crochet.

Une tonne d’oignons pour faire pleurer son ex

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Une tonne d’oignons pour faire pleurer son ex

PÉKIN - Une Chinoise éconduite par son amoureux à quelques jours de la Saint-Valentin locale a décidé de se venger en déversant devant chez lui une tonne d’oignons, selon un média officiel.

Cette femme de la province du Shandong (est) a acheté en ligne les bulbes connus pour leur pouvoir irritant, avant de les faire livrer chez son ex-petit ami pour «le faire pleurer».

Elle avait ordonné aux livreurs d’empiler les oignons devant la porte de son appartement et de partir en toute discrétion sans sonner, selon Shandong Net, un média rattaché au gouvernement local.

«J’ai pleuré pendant trois jours, et maintenant c’est à ton tour!» avait-elle écrit dans une note cinglante accompagnant le chargement surprise.

La femme a déclaré à Shandong Net que la relation avait duré un an. Son petit ami avait alors décidé de rompre «de façon unilatérale».

«Ça m’a vraiment fait beaucoup de mal, mais il refusait de pleurer», a-t-elle expliqué.

Elle a donc décidé de lui expédier un cadeau susceptible d’enfin «faire sortir ses larmes».

Les Chinois marquent trois différentes fêtes des amoureux, dont la Saint-Valentin occidentale (le 14 février) et Qixi (le 7e jour du 7e mois du calendrier lunaire) en hommage aux héros d’une légende locale.

L’autre rendez-vous romantique de l’année est nommé «la Saint-Valentin de l’internet» ou «la Journée de la déclaration amoureuse»: il est célébré le 20 mai en raison de la proximité sonore en mandarin de «cinq deux zéro» (la date 5-20 en chiffres) et de «je t’aime».

La réaction de la jeune femme était «excessive», a réagi son ex-amoureux auprès de Shandong Net.

La vengeance a en tout cas laissé des traces dans le voisinage.

«Je ne sais pas si son petit copain a pleuré ou pas. Mais je suis choquée!» a déclaré une femme habitant le même immeuble.

«Tout le quartier est désormais envahi par l’odeur pestilentielle des oignons en train de pourrir».