Insolite

Une mouche qui fait des bulles de salive pour se rafraîchir

PARIS - Pour réguler leur température corporelle par évaporation, les humains transpirent, les chiens halètent, les chats lèchent leurs poils. Une mouche des régions chaudes a adopté une autre technique: elle fait des bulles...

L’ingénieuse Chrysomya megacephala fait sortir de sa bouche des gouttes de salive avant de les aspirer à nouveau, ce qui lui permet de se rafraîchir, révèle une étude publiée dans Scientific Reports.

«Lorsque le fluide sort, il se produit une évaporation qui fait baisser la température» de ce suc gastrique. «Puis la mouche remet cette gouttelette dans sa bouche, ce qui fait diminuer la température du corps de la mouche», explique à l’AFP Denis Andrade, de l’Université de Sao Paulo (Brésil), coauteur de l’étude.

Ce comportement «semble être un moyen très efficace pour ces mouches» de faire baisser la température de leur corps par évaporation, ajoute-t-il.

Ces insectes aux yeux rouges, qui vivent dans les régions tropicales et subtropicales, sont un type de mouche à viande qui pond ses oeufs dans des excréments et des animaux en décomposition.

+

Insolite

Kangourou tué par des jets de briques de visiteurs dans un zoo chinois

SHANGHAI - Un kangourou a trouvé la mort dans un zoo du sud-est de la Chine après avoir été la cible de jets de briques de la part de visiteurs qui cherchaient à lui faire faire des bonds, ont rapporté les médias nationaux.

Une femelle âgée de 12 ans a expiré au zoo de la grande ville de Fuzhou quelques jours après avoir essuyé des jets de briques et de morceaux de béton le 28 février, selon la télévision publique CCTV.

Une des pattes de l’animal était écrasée et presque séparée du corps, selon des images de CCTV montrant le marsupial placé sous perfusion. Mais la mort a été provoquée par un choc reçu aux reins, selon un vétérinaire qui a pratiqué une autopsie.

Quelques semaines plus tard, un mâle âgé de cinq ans a été légèrement blessé dans les mêmes circonstances.

+

Insolite

Le montage d’une chaise Ikea sous-traité à un robot

SINGAPOUR - Fatigué de ne pas pouvoir monter un meuble vous-même avec un mode d’emploi? À Singapour, une chaise Ikea peut être assemblée en moins de dix minutes par un robot qui pourrait être utilisé à l’avenir dans les industries automobile et aéronautique.

Cet appareil mis au point par une équipe de scientifiques de l’Université de technologie de Nanyang, à Singapour, peut assembler une chaise en bois en huit minutes et 55 secondes.

Le robot commence par prendre des photos de parties de chaise posées par terre avec une caméra 3D avant que ses deux bras mécaniques équipés de capteurs dotés des mêmes sensibilités qu’un bras humain ne procèdent au montage de la chaise.

«Pour un robot, assembler une chaise Ikea avec une telle précision est plus compliqué qu’il n’y paraît», observe Pham Quang Cuong, responsable de l’équipe qui a mis au point l’appareil.

«Le travail d’assemblage doit être réparti en différentes étapes comme l’identification des différentes pièces de la chaise, la force nécessaire pour assembler les morceaux, et il faut s’assurer que les bras du robot ne se touchent pas», ajoute-t-il.

L’équipe de scientifiques cherche maintenant à développer davantage les capacités du robot pour lui apprendre à assembler d’autres meubles en imitant les gestes humains, à lire un mode d’emploi ou encore à vérifier un produit fini. Pour le moment, le robot peut assembler seulement une chaise du géant suédois de l’ameublement.

Ces scientifiques collaborent aussi avec les industries aéronautique et automobile où le robot pourrait être utilisé à l’avenir pour diverses tâches, par exemple percer des trous dans un avion.

+

Monde

Remettre à l’eau le voilier de Jacques Brel, le projet fou de deux frères

ZEEBRUGES — En 1974, Jacques Brel largue les amarres depuis le port belge d’Anvers pour rallier les tropiques sur un grand voilier. Quarante ans plus tard, la famille flamande qui avait vendu les voiles au chanteur a récupéré l’épave du bateau et projette de le ressusciter.

Grand artisan du projet, Piet Wittevrongel, 70 ans, a les yeux qui pétillent en racontant à l’AFP la genèse de ce projet, dans un hangar du port de Zeebruges (nord de la Belgique) où est hébergé ce chantier naval.

Monde

Avis de recherche contre un électrocuteur d’éléphants

BANGKOK - La police thaïlandaise a annoncé mardi être à la recherche d’un cultivateur d’ananas soupçonné d’avoir électrocuté deux éléphants, dont le dernier est mort dimanche, pour protéger sa plantation.

«Il avait une brûlure sur sa trompe et son flanc», a expliqué à l’AFP Phadet Laithong, responsable du parc national d’Aung Ruenai, dans la province de Chonburi, non loin de Bangkok.

Insolite

Les séismes à répétition de retour au Nouveau-Brunswick

MCADAM, N.-B. — Deux ans après qu’un mystérieux «essaim» de tremblements de terre eut secoué aussi bien les bâtiments que les habitants d’un village du Nouveau-Brunswick, le phénomène est de retour.

Séismes Canada a recensé 22 secousses au Nouveau-Brunswick depuis 30 jours. La plupart d’entre eux se sont produits près de McAdam, dans l’ouest de la province, près de la frontière avec les États-Unis.

Le maire Ken Stannix explique que les séismes font sursauter la population et produisent parfois des détonations plus bruyantes qu’un coup de feu.

«Quand j’en ai entendu un pour la première fois, j’ai eu l’impression que le réservoir d’eau chaude venait d’exploser dans le sous-sol, a-t-il dit. On a ensuite compris que c’étaient ces tremblements de terre. Ça te réveille en pleine nuit, mais on commence à y être habitués. On se réveille et on se dit: ''Bon, il doit y avoir eu un séisme'', ensuite on entend quelques détonations douces, puis c’est fini.»

Stephen Halchuk, un sismologue de Ressources naturelles Canada, a dit que toutes les récentes secousses ont été de faible intensité, avec une magnitude de moins de 3 sur l’échelle Richter.

«À compter du 27 mars, nous avons eu une (secousse de) magnitude 2,6 près de McAdam, puis plusieurs événements très petits, a-t-il expliqué. La plupart des tremblements de terre au Nouveau-Brunswick sont de magnitude 3 ou moins. Au cours du dernier siècle, nous avons occasionnellement eu des secousses plus importantes de magnitude 5 ou plus. Ce faible niveau d’activité avec une petite magnitude 2 ou moins n’a vraiment rien d’extraordinaire.»

Les séismes au Nouveau-Brunswick se produisent habituellement dans le nord-est et le sud-ouest de la province, a ajouté M. Halchuk. D’autres tremblements de terre ont frappé ailleurs dans la province au cours du dernier mois, poursuit-il, mais rien ne permet de croire à une augmentation de la tendance à long terme.

M. Halchuk a dit que d’autres essaims d’activité ont été détectés depuis quelques années ailleurs en Amérique du Nord, particulièrement dans le Maine et le Connecticut voisins.

Au début de 2016, plus d’une centaine de séismes ont secoué la région de McAdam, sans que la cause ne soit jamais élucidée.

M. Halchuk a expliqué qu’il n’y a pas de faille sismique bien définie dans la région et qu’on ne comprend donc pas pourquoi la région est le théâtre de séries de tremblements de terre.

Le maire Stannix a dit que des résidants inquiets avaient inondé son bureau d’appels en 2016, mais que cette fois-ci le tout est accueilli avec beaucoup plus de calme.

«Les gens sont moins nerveux. J’imagine que c’est pour deux raisons - la quantité, même s’il y en a quand même eu plusieurs depuis 30 jours, c’est moins que les quelque 90 que nous avons eu en 2016, et la gravité n’y est pas non plus», a-t-il expliqué.

Insolite

Une tortue punk qui respire par le derrière parmi les reptiles menacés

PARIS - La tortue de la Mary River, en Australie, parfois affublée d’une crête d’algues qui lui donne des allures de punk, a rejoint la liste des reptiles menacés de la Zoological Society of London (ZSL), qui comprend aussi de nombreux lézards et serpents.

Cette tortue, dont le nom scientifique est Elusor macrurus, vit dans l’État australien du Queensland et en particulier dans les eaux du fleuve Mary. Elle est «très particulière», souligne dans un communiqué la ZSL, qui ajouté cette semaine 100 nouvelles espèces de reptiles à sa liste EDGE, créée en 2007.

La tortue de la Mary River dispose d’un cloaque, qui lui sert non seulement à uriner ou à pondre ses oeufs, mais aussi, grâce à des structures physiologiques apparentées à des branchies, à respirer sous l’eau.

«Cette tortue est capable de rester très longtemps sous l’eau - jusqu’à trois jours - sans revenir à la surface, grâce à cette étrange capacité à respirer à travers son arrière-train», a expliqué à l’AFP Rikki Gumbs de l’Imperial College London, qui a participé à la liste EDGE.

Autre particularité de l’espèce : certains individus se retrouvent affublés d’une crête verte fluorescente, en fait des algues.

«La tortue de la Mary River passe tellement de temps immergée sous l’eau que certaines se retrouvent couvertes d’algues et peuvent finir avec des coupes assez impressionnantes!» s’enflamme Rikki Gumbs.

Reconnue comme une espèce à part seulement en 1994, cette tortue a souffert de sa popularité comme animal de compagnie dans les années 1970 et 80. Elle a vu aussi son habitat naturel détruit à cause de la construction de barrages. Ses oeufs sont prélevés pour le commerce d’animaux, alors que sa maturité sexuelle est tardive, parfois pas avant 25 ans.

«Les reptiles sont souvent la dernière roue du carrosse en termes de préservation», déplore Rikki Gumbs. «Comme les tigres, les rhinocéros et les éléphants, il est vital de faire tout notre possible pour sauver ces animaux uniques et trop souvent négligés», selon lui.

La liste EDGE comprend aussi le caméléon Brookesia minima de Madagascar, qui mesure tout juste trois centimètres, ou encore le crocodile gavial du Gange.

Insolite

Deux squelettes de dinosaures vendus 2,2 millions $ chacun à Paris

PARIS — Un allosaurus aux «60 dents affûtées» et un diplodocus «de 12 mètres du nez à la queue» ont été vendus mercredi pour plus de 1,4 million d’euros chacun (2,2 millions$CAN), largement au-delà de leurs estimations, lors d’une vente aux enchères à Paris, a annoncé l’hôtel des ventes Drouot.

«L’allosaurus est parti à 1.407.700 euros et le diplodocus à 1.443.820 euros», a annoncé Drouot ajoutant que «c’est le même acheteur qui a acquis les deux dinosaures, un particulier étranger».

Le diplodocus était présenté la tête tournée vers le côté, comme alerté par la présence d’un prédateur, «peut-être l’allosaurus», avait imaginé la maison Binoche et Giquello.

«Pour le marché des dinosaures, ce sont des résultats exceptionnels», même s’il ne s’agit pas de records, a précise l’hôtel des ventes.

Le fossile de l’allosaurus, un carnivore qui a vécu il y a environ 150 millions d’années, était estimé entre 550.000 et 650.000 euros. Complet à 60%, selon la maison Binoche et Giquello, le jeune animal mesure près de 3,8 mètres de long et vivait dans ce qui est actuellement l’Amérique du Nord et l’Europe.

Son compagnon de vente, un diplodocus «de 12 mètres du nez à la queue», vivait environ à la même période dans la zone ouest de l’Amérique du Nord. Il était estimé entre 450.000 et 500.000 euros.

«Les deux ont été adjugés en ligne sur Drouot Digital», précise Drouot. «Cela révèle l’intérêt d’une nouvelle génération d’amateurs, tant envers l’ère jurassique que les outils du XXIe siècle», a estimé Iacopo Briano, paléontologue expert de la vente.

«Le marché des fossiles n’est plus réservé aux scientifiques, les dinosaures sont devenus cools, branchés, de véritables objets de décoration, comme les tableaux», a expliqué à l’AFP Iacopo Briano.

Les critères de valeur pour un dinosaure sont multiples: la rareté du spécimen, le pourcentage d’os véritables, la beauté de son crâne, la qualité de ses os ...

Habituellement, les carnivores se vendent plus chers que leurs congénères herbivores (même si le diplodocus adjugé aujourd’hui bat légèrement l’allosaurus). Les traces de combats ou de maladies incurables sont la bienvenue.

Mais le marché des dinosaures reste petit et ne s’adresse pas à beaucoup de monde vu le prix et la taille des bêtes. Il ne s’en vend pas plus de cinq par an aux enchères dans le monde.

Insolite

Un café avec votre cercueil?

BANGKOK — À Bangkok, un café propose à ses clients de s’allonger dans un cercueil... Une façon de se mettre en tête le principe d’impermanence de la vie cher au bouddhisme, avant de démarrer la journée.

Ce café, dit de «prise de conscience de la mort», vient d’être créé par un intellectuel bouddhiste dans un quartier branché de la capitale thaïlandaise. À la carte, des boissons sucrées baptisées «naissance», «mort», «vieillesse» ou «souffrance».

On y pénètre au terme d’une allée sombre surmontée de panneaux lumineux posant des questions comme «Quel est ton but dans la vie?»

Au centre du lieu se trouve un cercueil, sous une épitaphe en anglais teintée d’humour noir: «Eventually you can bring nothing» («Ici, on n’emporte rien», sous-entendu des richesses matérielles vers l’au-delà). C’est l’attraction principale des clients du «café de la mort». On s’y glisse et on s’y laisse enfermer un moment.

«Je me sens comme à un enterrement», confie Duanghatai Boonmoh, une Bangkokienne de 28 ans ayant retrouvé le sourire devant un smoothie au chocolat, après être passée par la case cercueil.

«La première chose qui m’est venue à l’esprit, c’est: ‘‘Et si personne ne l’ouvre’’... C’est sans doute ça qu’on ressent à l’approche de la mort», confie-t-elle, après s’être laissée enfermer dans le cercueil blanc à dorures, à l’intérieur tapissé de tissu rose pâle.

Remède bouddhiste

Le créateur du lieu, Veeranut Rojanaprapa, se défend d’être dans une démarche commerciale, dans une ville qui compte nombre de cafés bizarres - celui-ci où les clients s’habillent en sirènes, celui-là où ils se déguisent en licornes...

Ce professeur d’université spécialisé dans les études sur le vieillissement des populations assure qu’il s’agit d’une application pratique des conclusions de ses recherches sur «la conscience de la mort».

«Nous nous sommes rendu compte qu’avoir conscience de la mort diminue l’avidité et la colère», explique le sociologue.

Il se dit persuadé qu’une véritable prise de conscience individuelle du principe d’impermanence est la clef pour guérir la société de la violence et de la corruption.

«Quand on a conscience de sa propre mort, on fait le bien. C’est ce que nous enseigne bouddha», explique ce bouddhiste fervent.

Insolite

Le site qui permettait d'écrire comme Cohen a déjà cessé ses activités

Un site conçu pour permettre d'imiter l'écriture de célèbres auteurs-compositeurs, dont Leonard Cohen, a été forcé de se débrancher.

Les créateurs de la plateforme Web songwritersfonts.com ont affiché mercredi un message sur leur page mentionnant que leur succès avait causé leur perte.

D'après le message d'adieu, intitulé «Hello, Goodbye», des propriétaires de droits d'auteurs auraient communiqué avec les créateurs du site pour faire valoir leurs droits.

Pour des raisons juridiques, ils ont donc été forcés de désactiver leur outil Web dont «l'unique but était d'inspirer les musiciens et la nouvelle génération d'auteurs-compositeurs à faire travailler leur imagination», assurent les idéateurs.

Le site songwritersfonts.com avait numérisé l'écriture courante de grands artistes de la chanson comme John Lennon, David Bowie, Kurt Cobain et Serge Gainsbourg.

L'écriture avait été transformée en polices d'impression à partir de lettres et de notes manuscrites. Ces polices pouvaient être téléchargées et utilisées «à des fins personnelles seulement», prévenait-on.