Le député de Pontiac, Will Amos

Inondations: Will Amos souhaite une enquête sur la gestion des barrages

Le député fédéral de Pontiac, Will Amos, se joint à la liste d’intervenants qui réclament une révision de la gestion des barrages durant les crues printanières historiques de 2017 et 2019.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, M. Amos affirme s’être engagé auprès de nombreux maires de sa circonscription à ce qu’il y ait « une étude indépendante et approfondie sur les causes des inondations ».

« C’est très important, dans ce contexte, d’évaluer si la gestion des barrages a été bien faite », poursuit le député de Pontiac.

« Je ne suis pas un sceptique, précise toutefois Will Amos en entrevue avec Le Droit. J’assume qu’on a eu une bonne gestion des barrages. »

M. Amos indique qu’un tel exercice permettrait de rétablir la confiance du public envers les institutions qui assurent leur sécurité.

« C’est d’intérêt public que les gens aient des réponses à leurs questions, ajoute le député de Pontiac. Est-ce que c’est uniquement dû aux précipitations extrêmes et à un manque de capacité de rétention de nos barrages ? »

Une étude indépendante suffirait à clarifier la situation. M. Amos souligne qu’une vaste enquête coûterait peu trop cher, à son avis.

Ce n’est pas le seul élu à avoir exprimé des doutes quant au rôle de la gestion des barrages dans les affluents de la rivière des Outaouais. Le conseiller municipal de West-Carleton March à Ottawa, Eli El-Chantiry, l’a réclamé publiquement, tandis que les conseils municipaux de Gatineau et de Mansfield-et-Pontefract ont adopté une résolution pour demander une révision approfondie des causes de ces importants sinistres.

Will Amos affirme qu’il répète aux intervenants-clés — le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, et la ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, notamment —, chaque fois qu’il en a l’occasion, que lui et plusieurs élus municipaux de sa circonscription souhaitent la tenue de cette étude.

« Je crois que nos efforts vont porter fruit. Il faut juste trouver la bonne façon de faire les choses », lance M. Amos d’un ton optimiste.