La ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, était aux côtés du ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique du Québec, Martin Coiteaux, et du ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, lundi à Gatineau, pour faire le point sur les plus récentes inondations ayant frappé le Québec.

Inondations historiques: une réflexion pour «gérer» l'avenir

Une « réflexion plus large » pour déterminer comment « gérer » l'avenir doit être entamée pour affronter les fortes crues printanières qui « ne manqueront pas de se reproduire », estime le ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique du Québec, Martin Coiteux, qui promet des réponses « rapidement » pour les sinistrés ignorant toujours s'ils pourront reconstruire leur maison.
M. Coiteux et son homologue fédéral, Ralph Goodale, ont fait le point lundi matin, à Gatineau, sur les opérations menées plus tôt ce printemps dans les 15 régions administratives ayant été touchées par les inondations. Les cours d'eau ont regagné leurs lits respectifs, mais le bilan, lui, demeure lourd. 
Plus de 13,5 millions $ ont déjà été versés en aide financière aux sinistrés. Entre le début avril et la mi-mai, près de 5400 résidences principales ont été inondées aux quatre coins du Québec, forçant l'évacuation de plus de 4000 personnes. Dans le lot, plusieurs attendent toujours de savoir ce qu'il adviendra de leur résidence. C'est le cas de certains de ceux qui demeurent dans les zones inondables de récurrence de 20 ans.
« Je comprends que les gens ont besoin de savoir très rapidement, a mentionné M. Coiteux. [...] C'est pour ça qu'il y a des inspections qui se font à l'heure actuelle, et des annonces vont se faire très bientôt à cet effet. C'est certain qu'il faut qu'on fasse preuve ensemble de la plus grande prudence pour l'avenir, mais en même temps, il y a des situations particulières qui devront être considérées, alors on ne laissera pas les gens sans nouvelles à cet égard-là. »
Approche prudente
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, abonde dans le même sens en préconisant une approche prudente.
« On ne veut pas revivre ce qu'on a vécu, on ne veut pas recréer les erreurs du passé, mais il peut y avoir des cas où la porte pourrait être ouverte [à la reconstruction dans les zones de récurrence 0-20 ans], a-t-il déclaré au terme du point de presse. [...] Il peut y avoir des cas où il y a des choses qu'on peut faire pour des citoyens. Il faut y aller un peu chirurgicalement. »
Pendant que Québec travaille à établir le plan de match pour les sinistrés des plus récentes crues, il faut aussi « réfléchir ensemble aux prochaines étapes », a souligné M. Coiteux.
« En particulier aux mesures qui devront être mises en oeuvre afin de mieux prévenir et minimiser l'impact des crues importantes qui, malheureusement, ne manqueront pas de se reproduire à l'avenir, a-t-il précisé. Au cours des prochaines semaines, d'ailleurs plus tôt que tard, des annonces seront faites en ce sens. [...] On a une réflexion plus large à faire comme société, comme gouvernement, avec toutes les parties prenantes, sur comment on va gérer, effectivement, l'avenir, les zones inondables, le type de constructions qui sont possibles dans les zones inondables. »