Ali Barho, 35 ans, a raconté qu’il s’inquiétait constamment de la réaction de son frère, qu’il décrit comme ayant une «personnalité pas très forte», lorsqu’il se rendra compte qu’il a perdu tous ses enfants.

Incendie à Halifax: le père ignore toujours qu’il a perdu ses sept enfants

HALIFAX — La routine d’Ali Barho est la même tous les jours depuis son arrivée à Halifax en provenance du Liban, il y a trois mois, après avoir appris qu’un incendie avait grièvement blessé son frère et tué sept de ses neveux et nièces.

Il se rend à l’hôpital pour voir son grand frère, Ebraheim Barho, dont l’état s’améliore progressivement, mais qui est toujours sous forte sédation et «n’a aucune idée» de l’ampleur de la tragédie qui a frappé la famille de réfugiés syriens le 19 février. 

Ali Barho, 35 ans, a raconté qu’il s’inquiétait constamment de la réaction de son frère, qu’il décrit comme ayant une «personnalité pas très forte», lorsqu’il se rendra compte qu’il a perdu tous ses enfants. 

«Même lorsqu’il allait quelque part, il emmenait toujours son frère aîné (Mohammed) avec lui», a-t-il confié à La Presse canadienne par l’intermédiaire d’un interprète. «Maintenant, quand il se réveillera et qu’il se retrouvera sans ses enfants, il sera sous le choc.»

Ebraheim, qui avait été initialement placé dans un coma artificiel, ne reconnaît personne actuellement, a-t-il ajouté.

«J’essaie de lui parler et je regarde ses yeux, mais il les ouvre à peine. Je lui parle, mais je ne sens pas qu’il communique.»

M. Barho a affirmé que son frère avait subi plusieurs interventions chirurgicales depuis qu’il avait été transporté à l’hôpital avec de nombreuses brûlures. Il doit en subir au moins deux autres.

Ebraheim Barho et sa femme Kawthar ont survécu à l’incendie survenu tôt le matin du 19 février, qui a détruit leur nouveau logement à Spryfield, en banlieue de Halifax. Les sept enfants du couple, âgés de trois mois à la mi-adolescence, ont péri dans la résidence.

Une enquête est toujours en cours pour déterminer la cause de l’incendie.