Le coût de l'usine d'eau potable est au coeur des enjeux électoraux à Maniwaki.
Le coût de l'usine d'eau potable est au coeur des enjeux électoraux à Maniwaki.

Histoire d'eau à clarifier entre Gatineau et L'Ange-Gardien

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
L'Ange-Gardien et la Ville de Gatineau sont sur le point de combler un vide administratif qui date de la fin des années soixante-dix en ce qui concerne la gestion de l'eau potable aux abords du secteur de Buckingham.
Au moins 22 propriétés, dont 3 commerces, se retrouvent depuis toujours dans une zone territoriale grise, alors qu'elles sont branchées au réseau d'aqueducs de Gatineau, tout en ayant pignon sur rue à L'Ange-Gardien. Ces résidences et commerces, éparpillés sur les routes 315 et 309 et sur les chemins Filion et Pierre-Laporte, étaient également rattachés à Buckingham à l'époque, mais aucune entente ne régissait la gestion de cette portion du réseau d'eau potable.
«Ces propriétés sont comme des orphelines. Personne ne s'occupait d'elles. Elles payaient et recevaient l'eau, mais aucune étude n'était effectuée à savoir s'il y avait de la pollution ou si les tuyaux étaient brisés», explique le maire de L'Ange-Gardien, Robert Goulet.
Les élus de l'endroit ont entériné le protocole d'entente intermunicipale plus tôt cette semaine. Du côté de Gatineau, le document devrait être présenté à la table du conseil en 2014.
Le porte-parole de la Ville de Gatineau, Alain D'Entremont, assure par ailleurs qu'aucun incident n'est survenu au fil des ans sur la portion du réseau dont il est question. «À notre connaissance, il n'y avait pas de problématique particulière. Il n'est jamais trop tard pour bien faire les choses. Avec ça, on vient clarifier les responsabilités de chacune des parties pour régulariser la situation», dit-il.
Selon nos informations, le projet d'entente, qui n'est toujours pas public, prévoit que L'Ange-Gardien devra défrayer les coûts d'une étude visant l'analyse des tronçons touchés. La municipalité devra également procéder à des travaux de mise à niveau dans le cadre d'un accord ultérieur.
Les 22 propriétés devront donc se plier à une réglementation similaire à celle de la Ville de Gatineau en matière d'utilisation de l'eau potable.