Marc Bureau
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Hausse des taxes municipales: Marc Bureau refuse de s'aventurer

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Au premier jour des discussions sur le prochain budget municipal, le maire de Gatineau, Marc Bureau, n'a pas osé s'aventurer à chiffrer l'ampleur de la hausse de taxes que subiront les contribuables.
Les fluctuations du prix de l'essence, la gestion des déchets et l'instabilité des marchés boursiers pèseront lourd dans les décisions qu'auront à prendre les élus gatinois au cours des prochaines semaines.
Parmi les enjeux identifiés se trouve le « maintien d'un niveau raisonnable de l'impôt foncier ». Le maire a précisé d'emblée qu'il est « inutile » de demander, à ce stade-ci, quel sera l'impact sur le porte-monnaie des Gatinois.
« Ça, ce sera aux membres du conseil à le décider, mais je sais qu'il y a différents scénarios sur la table, a déclaré M. Bureau. Je peux vous dire, par exemple, qu'on va faire très attention cette année. C'est plus complexe que par les années précédentes, il y a tout l'aspect de l'essence, et les dépassements de coûts l'année dernière dans le déneigement. »
Sur les 9 millions $ de surplus net en 2008, 500 000 $ ont été attribués à la réserve d'auto-assurance, tandis qu'un montant de 1,7 million $ est alloué à la relance du train à vapeur. Il reste donc 6,8 millions $ pour des projets majeurs, par exemple le centre Robert-Guertin.
La première de deux séances publiques de discussions sur le budget s'est tenue hier matin, tandis que la seconde a lieu aujourd'hui. La majorité des discussions, qui s'étendent sur de longues heures, ont toutefois lieu à huis clos.
Malgré ces rencontres inaccessibles au public et aux médias, le maire Bureau estime que Gatineau fait sa part en matière de transparence.
« Je sais que vous aimeriez peut-être que ce soit tout public, mais on n'en est pas encore rendu là, a-t-il indiqué. Mais je pense qu'on est quand même une ville qui est très ouverte sur la démocratie, on n'a qu'à rappeler qu'on a la webdiffusion à toutes les semaines. »
Il se dit malgré tout ouvert à ce que la question soit étudiée plus en profondeur. « Est-ce qu'on pourrait faire mieux dans les prochaines années ? C'est un débat. Je sais que du côté d'Ottawa, par exemple, la loi est différente et tout est discuté publiquement, mais c'est la loi qui est ainsi en Ontario. »