Vincent Ouellette-Destroismaisons, a récolté un total de 414 signatures sur la pétition réclamant la tenue d’une assemblée générale extraordinaire de la Caisse populaire de la Petite-Nation.

Guichet automatique de Ripon: la pétition sera acheminée à Desjardins

La mobilisation pour la réouverture du guichet automatique à Ripon porte ses fruits.

L’instigateur de la pétition visant à forcer la Caisse Desjardins de la Petite-Nation à tenir une assemblée générale extraordinaire avec comme seul point à l’ordre du jour la réouverture du guichet automatique du village de Ripon, Vincent Ouellette-Destroismaisons, a annoncé lundi avoir récolté un total de 414 signatures depuis le 12 janvier. 

M. Ouellette-Destroimaisons soutient ainsi avoir atteint en 10 jours seulement le nombre de membres signataires requis pour forcer Desjardins à tenir une telle assemblée en vertu de la Loi sur les coopératives de services financiers. Le résident de Ripon, membre de la Caisse Desjardins de la Petite-Nation et président de la Coopérative de la Place du Marché avait besoin de l’appui d’au moins 250 membres, soit 2 % des quelque 12 000 sociétaires de la caisse, pour mener à terme la procédure.

Il prévoit maintenant aller déposer la pétition au siège social de la coopérative d’épargnes, mardi, à Saint-André-Avellin.

« À partir du moment où ils reçoivent ça, ils ont 60 jours pour faire une assemblée et elle doit être publiée aux membres et être publicisée adéquatement au moins 20 jours avant. D’ici le 23 mars, le dossier du guichet sera réglé », a affirmé M. Ouellette-Destroismaisons, lundi, lors d’un point de presse.

À partir de maintenant, le retour de l’appareil à Ripon ne sera qu’une formalité, estime ce dernier qui s’attend à une forte participation des membres de la Caisse Desjardins de la Petite-Nation lorsque l’heure du vote sonnera. Selon les clauses législatives, le conseil d’administration pourrait décider de rejeter le vote des sociétaires seulement si celui-ci mettait en péril l’avenir du groupe financier, avance M. Ouellette-Destroismaisons.

« L’assemblée générale sera décisionnelle quant à la venue du guichet de Ripon. Les membres sont la plus haute instance de la coopérative. [...] Je vois bien des gens de Montebello, Saint-André-Avellin, Chénéville, Namur, Notre-Dame-de-la-Paix, Saint-Sixte et Montpellier venir à l’unisson défendre l’idéal coopératif et la ruralité. Parce que c’est la ruralité en totalité qui a été attaquée avec cette fermeture », a ajouté M. Ouellette-Destroismaisons.

Grogne et mobilisation

Informé de la stratégie entamée par le regroupement d’usagers opposés au démantèlement du guichet automatique de Ripon, le directeur de la Caisse Desjardins de la Petite-Nation, Roger Lafrenière, avait indiqué au Droit, le 12 janvier, que le groupe financier respecterait les normes établies. « C’est dans leur droit de faire cette demande et nous n’avons aucun problème avec ça. Lorsqu’on aura accusé réception de cette pétition qui est en cours, on va s’assurer pour le bien des membres de faire selon les lois et les règles en place », avait alors mentionné M. Lafrenière.

Rappelons qu’une véritable grogne se fait sentir dans le village de Ripon et dans les localités voisines depuis que la caisse a annoncé en décembre que le seul guichet automatique de la municipalité serait retiré après avoir vu son achalandage baisser de 38 % depuis son installation au Marché public de la Petite-Nation, en 2011. Malgré une première pétition noircie par plus de 1950 signatures et demandant le retour de l’appareil électronique, celui-ci a été retiré de son emplacement le 11 janvier dernier. 

Les opposants à la décision de Desjardins s’inquiètent notamment de l’impact négatif de cette perte de service sur les commerçants locaux et les aînés du village qui n’ont pas nécessairement les connaissances ou l’accès à Internet pour gérer des transactions en ligne.