À Trois-Rivières, une journée de grève a été observée dans les CPE affiliés a la CSN. En Outaouais, les CPE seront en grève pendant quatre jours.

Grève de quatre jours confirmée dans les CPE de l'Outaouais

C’est confirmé. Plusieurs centres de la petite enfance (CPE) de l’Outaouais seront en grève pendant quatre jours la semaine prochaine, du 19 au 22 mars.

L’Association patronale des CPE syndiqués de l’Outaouais (APCPESO) a annoncé dans un communiqué de presse vendredi matin que la partie syndicale a choisi d’accroître ses moyens de pression après quatre journées de conciliation qui ont eu lieu les 5, 6, 14 et 15 mars.

Ces journées de débrayage ne toucheront que les CPE affiliés au Syndicat des travailleurs(euses) en centre de la petite enfance de l’Outaouais (STCPEO-CSN). Dans un communiqué, on soutient que la grève est « inévitable dû aux positions des employeurs de la région ».

Le STCPEO-CSN soutient que l’employeur maintient des demandes de recul dans les conditions de travail des travailleurs depuis le début des négociations. 

« Devant ce constat et l’entêtement de la partie patronale à prioriser l’enrichissement des directions locales au détriment du bien-être collectif, les salariées ont décidé de débrayer dès maintenant. »

À l’opposé, l’APCPESO soutient avoir « accepté le statu quo des conditions de travail existantes ainsi que la plupart des demandes syndicales ».

L’employeur affirme également que l’unique élément où les deux parties n’arrivent pas à s’entendre concerne les horaires de travail fixes dans les pouponnières. 

L’APCPESO souligne que des 17 CPE en grève, quatre n’ont pas de pouponnière et que trois d’entre eux ont déjà adopté une entente à ce sujet.

Au STCPEO-CSN, on rétorque que l’horaire dans les pouponnières n’est qu’un enjeu parmi plusieurs. 

« Oui, il y a des discussions là-dessus, mais c’est beaucoup plus complexe que ça », explique Martin Demers, conseiller syndical à la CSN.

L’APCPESO accuse par ailleurs les représentants syndicaux de « mauvaise foi » en ajoutant qu’ils « manquent d’expérience », « de préparation » et « qu’ils ne comprennent pas l’organisation du travail en CPE ».