À l’échelle du Québec, neuf établissements seront touchés par une grève de sept jours, soit jusqu’au 20 juillet, et un autre établissement sera affecté par un arrêt de travail de trois jours.

Grève dans une résidence pour personnes âgées du secteur Hull

Les employés de la résidence privée pour aînés Chartwell Domaine Notre-Dame, située dans le secteur Hull, à Gatineau, ont entamé une grève de sept jours, dimanche.

Les travailleurs réclament notamment de meilleures conditions de travail, dont un taux horaire de 15 $.

« Une préposée aux bénéficiaires gagne 14 $ de l’heure et à ce salaire-là, si par exemple je vais travailler chez Tim Hortons, avec le pourboire, je pourrais en bout de ligne recevoir un salaire d’environ 15 $ de l’heure », déplore Raymond Boucher, conseiller syndical pour le Syndicat québécois des employés et employées de service (SQEES).

Pendant la grève, les résidents de la résidence Chartwell Domaine Notre-Dame pourront cependant continuer de recevoir les services essentiels, assure M. Boucher.

« Le gouvernement nous oblige à maintenir 90 % de notre temps prévu à l’horaire pour assurer les services essentiels, explique-t-il. Il reste donc 10 % et ça, ça représente environ 45 minutes par jour et on a déjà prévu avec l’employeur le genre de tâches qui pourront ne pas être faites. Par exemple, il y aura de la vaisselle jetable dans le service alimentaire au lieu de la vraie vaisselle, des lits qui ne seront pas faits, des planchers lavés aux deux jours au lieu de tous les jours. Mais les résidents seront lavés et au niveau de la sécurité des résidents, rien ne sera laissé de côté. »


« Une préposée aux bénéficiaires gagne 14 $ de l’heure et à ce salaire-là, si par exemple je vais travailler chez Tim Hortons, avec le pourboire, je pourrais en bout de ligne recevoir un salaire d’environ 15 $ de l’heure. »
Raymond Boucher, conseiller syndical pour le Syndicat québécois des employés et employées de service (SQEES)

À l’échelle du Québec, neuf établissements seront touchés par une grève de sept jours, soit jusqu’au 20 juillet, et un autre établissement sera affecté par un arrêt de travail de trois jours.

Ces résidences privées sont situées à Gatineau, à Québec, à Saint-Jean-sur-Richelieu, à Montréal, à Laval, à Saint-Lambert, à Saguenay et à Lévis.

Le Syndicat québécois des employées et employés de service, affilié à la FTQ, avait annoncé l’obtention du mandat de grève le 27 juin en espérant mettre de la pression sur les différents employeurs afin d’accélérer les négociations.

« C’est notre deuxième coup de semonce. On a déjà fait une première grève de trois jours pour vérifier la bonne foi des employeurs dans la négociation, malheureusement ça n’a rien donné », a déploré la présidente du syndicat Sylvie Nelson, en entrevue à La Presse canadienne.

Le SQEES-FTQ détient également un mandat de grève illimité pour l’automne, si aucun progrès n’est observé. « Ce qu’on veut, c’est que les négociations aboutissent, que les gens soient payés décemment », affirme Mme Nelson

Avec La Presse canadienne