Les éducateurs et éducatrices à l’enfance ont voté à 94% en faveur de la grève, eux qui sont sans contrat de travail depuis 2 ans et demi.

Grève dans les CPE le 30 octobre

Des dizaines de milliers de parents devront trouver un plan B pour prendre soin de leurs bambins le lundi 30 octobre. Une grève d’une journée sera déclenchée dans 400 centres de la petite enfance (CPE) à travers le Québec.

Ce sont les CPE dont les 11 000 travailleuses sont affiliées à la CSN qui seront en grève, ce qui représente la vaste majorité des installations de la province. Les éducateurs et éducatrices à l’enfance ont voté à 94% en faveur de la grève, eux qui sont sans contrat de travail depuis 2 ans et demi.

«Les travailleuses en CPE n’accepteront jamais de participer au nivellement de la qualité des services vers le bas, voire vers la médiocrité, que tente d’imposer la partie patronale dans cette ronde de négociations», soutient Dany Lacasse, vice-président et responsable du secteur privé à la FSSS–CSN. 

Jusqu’à maintenant, une trentaine de rencontres avec le Conseil du trésor et le ministère de la Famille ont permis de régler la plupart des conditions de travail non pécuniaires. Deux séances de négociation ont lieu les 24 et 25 octobre, afin de faire avancer les négociations et peut-être éviter la grève. 

Après le 30 octobre, la CSN aura toujours en banque 4 autres journées de grève à déclencher au moment qu’elle jugera opportun. 

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Garderies de moins de six places: Québec n'est plus sûr de changer les règles

Québec pourrait revenir sur sa volonté d’assujettir les garderies en milieu familial de moins de six places aux règles de l’État. 

La nouvelle députée caquiste de Louis-Hébert, Geneviève Guilbault, a cassé la glace au Salon bleu mardi en interpellant pour la première fois son vis-à-vis, le ministre de la Famille, Luc Fortin, sur cette mesure inscrite dans le projet de loi 143 présentement débattu en commission parlementaire. 

Brandissant une analyse d’impact réalisée par le ministère, Mme Guilbault a fait valoir l’«effet désastreux» que pourrait avoir une baisse du ratio maximal d’enfants dans les services de garde privés en milieu familial qui doivent répondre des exigences du ministère de la Famille. 

«En agissant ainsi, le gouvernement met en péril une partie importante du réseau de garde que des milliers de femmes ont choisi pour gagner leurs vies», a plaidé la porte-parole caquiste en matière de famille. 

M. Fortin a répété ce qu’il avait dit en commission parlementaire le matin même, soit qu’il souhaitait poursuivre les objectifs du projet de loi mais qu’il y avait «un espace de discussion sur les moyens prévus» pour y parvenir. 

«(…) est-ce que la baisse de ratio de six à quatre va nous permettre justement d’assurer la sécurité des enfants? La question mérite d’être posée, et la commission parlementaire est là justement pour qu’on puisse se pencher sur la question envisagée, quelles sont les possibilités, et on ne peut pas fermer de porte aujourd’hui, mais il est prématuré de les ouvrir également», a conclu le ministre disant croire à la liberté de choix des parents dans ce débat.