Grève dans 17 CPE mardi prochain

C’est maintenant confirmé, il y aura grève mardi prochain dans 17 centres de la petite enfance (CPE) de l’Outaouais.

Après avoir récemment évoqué la possibilité qu’une journée de débrayage ait lieu la semaine prochaine, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a annoncé que ses membres œuvrant dans 17 CPE de la région seront en grève le mardi 27 février.

Les travailleurs concernés avaient déjà observé une première journée de débrayage l’automne dernier. Une entente était ensuite intervenue avec le gouvernement, mais certains aspects devant faire l’objet de négociations locales sont toujours dans « un cul-de-sac », avait affirmé plus tôt cette semaine la vice-présidente à la négociation et aux griefs du Syndicat des travailleurs (euses) en centre de la petite enfance de l’Outaouais (STCPEO), Najoua Zitouni.

Selon la CSN, la journée de grève de mardi prochain « était devenue inévitable ». « Les employeurs demandent des reculs importants ayant un impact direct sur la rémunération et la qualité de vie des travailleuses et travailleurs », soutient le syndicat.

« Nous savons que ce débrayage impose des inconvénients aux parents, et nous en sommes désolés, a souligné par voie de communiqué la présidente du STCPEO, Mélanie Beauchamp. Toutefois, le bien-être des enfants passe aussi par le bien-être des responsables à l’alimentation, des éducatrices et de tout le personnel rattaché aux CPE. »

La grève touchera 17 des 23 CPE de l’Outaouais dont les employés sont syndiqués avec la CSN, ce qui représente environ 350 salariés et plus d’un millier d’enfants.

Selon le syndicat, les horaires de travail, le choix des groupes et les périodes de repos sont au nombre des éléments qui achoppent en ce moment dans les négociations locales, qui s’effectuent avec une association patronale représentant les 17 CPE concernés.

Les syndiqués aimeraient notamment que chaque CPE puisse avoir ses propres clauses adaptées à « leur réalité », au lieu de clauses régionales s’appliquant dans toutes les installations.

Dans une lettre adressée aux parents concernés, l’Association patronale des CPE syndiqués de l’Outaouais (APCPESO) a indiqué vendredi avoir demandé un médiateur « parce que le syndicat refusait de donner des dates de disponibilités pour négocier », ce qui a permis d’adopter un calendrier.

La partie patronale soutient toutefois que « le syndicat appréhende cette négociation parce que la réalité financière est incontournable et qu’ils devront s’adapter aux compressions du ministère de la Famille ». L’APCPESO déplore du même coup que le syndicat « insulte personnellement les négociateurs patronaux », et note que de « menacer les parents ne sert à rien ».

La liste des CPE touchés