Le conflit de travail qui paralyse depuis la mi-octobre les 24 collèges publics ontariens dont La Cité et Algonquin prend une nouvelle tournure.

Grève collégiale: l’intervention du gouvernement est réclamée

Le conflit de travail qui paralyse depuis la mi-octobre les 24 collèges publics ontariens dont La Cité et Algonquin prend une nouvelle tournure.

es négociations étant toujours au point mort entre les deux parties qui ne cessent de se renvoyer la balle, le syndicat réclame l’intervention rapide du gouvernement Wynne afin de forcer le Conseil des employeurs des collèges à se rasseoir à la table pour discuter. La grève du personnel scolaire en sera à sa dixième journée vendredi. 

« C’est redondant, mais il n’y a rien de nouveau. L’employeur reste ferme sur son offre finale. On met donc beaucoup de pression pour que le gouvernement intervienne et assume ses responsabilités. Et il ne faut pas que ce soit simplement des paroles. À ce point-ci, il a le devoir moral d’intervenir, même s’il ne fera pas partie des pourparlers, car au bout du compte, il s’agit d’enjeux qui le concernent. Il y a la précarité d’emploi, la qualité de l’enseignement, etc. », lance la présidente de la section locale 470 du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO), Mona Chevalier, qui siège à la table provinciale de négociations. 

Elle répète que même si les collèges prétendent être de bonne foi en se disant prêts à se rasseoir pour négocier, leur unique objectif est d’imposer aux syndiqués leur dernière proposition. 

Mme Chevalier ne le cache pas : à moins d’un inattendu virage à 180 degrés dans les prochaines heures, la grève s’étirera sur une plus longue période que lors du dernier conflit en 2006. 

« On approche déjà de la troisième semaine, et la dernière fois, ça avait duré trois semaines, oui, mais en incluant une semaine de relâche printanière. Donc, quand on dit qu’on peut sauver la session des étudiants, c’est à quel prix ? On offre des programmes pratiques. On ne peut pas récupérer de la pratique que nous n’avons pas eue, ce n’est pas juste de la théorie qui peut s’apprendre plus rapidement », dit-elle.

Pour sa part, l’employeur réplique qu’il a toujours été disposé à retourner à la table des négociations pour trouver un accord, mais basé sur l’offre finale déposée avant le déclenchement de la grève, le 10 octobre dernier. 

« Le SEFPO doit retourner à la table avec des propositions pratiques et laisser de côté ses propositions qui sont inabordables », souligne la gestionnaire des communications à La Cité, Pascale Montminy.

Celle-ci rajoute que les collèges de la province ont collaboré avec le médiateur et espèrent que ce dernier les informera dès que le syndicat est prêt à se rasseoir et « résoudre les problèmes d’une manière réaliste ».