David Hamon et Yannick Roy, de la firme Royal Pyrotechnie, comptent sur leur équipe pour offrir un spectacle haut en couleur, samedi soir, pour la finale des Grands Feux du Casino.

Grands Feux du Casino du Lac-Leamy: grimaces et tas de crotte dans le ciel

Les dés sont jetés. Après quatre spectacles explosifs du Chili, de l’Italie, de la Grèce et de la France, la firme vainqueure des Grands Feux du Casino du Lac-Leamy sera dévoilée samedi soir. Et pour clôturer cette 24e année, le ciel d’Ottawa-Gatineau scintillera aux couleurs d’Émojis lors de la grande finale signée Royal Pyrotechnie.

Yanick Roy, président et concepteur de la firme quinquagénaire établie à Saint-Pie, en Montérégie, a choisi ce thème à saveur numérique spécialement pour l’occasion.

« C’est vraiment un spectacle bâti ici pour la grande finale des Feux et pour la remise de prix, indique M. Roy. On s’est basés sur certains émojis qu’on envoie à nos parents, à nos amis, à notre famille, à nos enfants... On a choisi cinq émotions, donc cinq émojis. Il y aura une petite narration entre chaque émoji pour expliquer où nous allons et à quels moments on les envoie. »

De l’amour à la peur, de la joie à la tristesse, Yanick Roy promet « toute une surprise » au fil des cinq tableaux de ce spectacle. « Avez-vous déjà vu des feux d’artifice en forme de bonhomme sourire ? Ça, on va en avoir. Des cœurs dans le ciel aussi, on va en avoir », indique-t-il.

« C’est un show différent. Vous allez voir, c’est très touchant. Vous allez vivre une panoplie d’émotions, de souvenirs d’enfance aussi, et il y aura des musiques que vous n’aurez jamais entendues. Vous y verrez des émojis drôles, comme le petit caca, fait miroiter le designer du spectacle. On veut vraiment vous marquer, vous graver un souvenir dans la tête pour que vous ressortiez des Grands Feux en vous disant “wow, on a vraiment hâte de revenir l’année prochaine !” »

Une année de nouveautés

Royal Pyrotechnie conçoit et présente toutes les finales des Grands Feux depuis 2012. C’est aussi la firme qui choisit les quatre pays qui entreront en compétition chaque été.

Le mot d’ordre pour cette sélection : la réputation. « Ce n’est pas n’importe qui qui peut participer, indique M. Roy, également directeur artistique des Grands Feux. C’est sûr qu’on ne réinvitera pas les mêmes pays deux années en ligne. On essaie de faire un changement pour créer un engouement du public. Par exemple, si on ne voit pas l’Espagne pendant trois ans, on aura plus envie de la voir. Mais vraiment, c’est la réputation ; c’est très important d’avoir des firmes qui ont déjà participé à d’autres compétitions. »

Cette année, l’invité d’honneur, malheureusement, a été la pluie. Des orages ont notamment retardé la préparation du spectacle de la firme grecque Nanos Fireworks.

Mauvais temps à part, « tout s’est très bien passé avec les équipes, parce qu’elles étaient toutes très bien organisées », souligne le directeur technique des Grands Feux, David Hamon.

« On a eu quatre feux qui étaient magnifiques et tous différents les uns des autres », continue-t-il. Selon lui, le Chili s’est démarqué par ses couleurs et la France par le synchronisme et la symétrie de son spectacle. Pour sa part, l’Italie a fait exploser de rares studata — des projectiles « plein ciel », constituées d’une bombe principale et de petits plusieurs explosifs, qui sont seulement autorisés à quelques rares événements au Canada —, tandis que la Grèce a épaté avec des formes fantaisistes, notamment celle de Doraemon, chat-robot vedette d’un manga japonais.

« Je sais que demain, on aura d’autres effets, comme des effets papillon, ajoute-t-il. On va avoir pas mal de nouveautés à proposer demain. »

+

POUR Y ALLER

Quoi ? Finale des Grands Feux du Casino du Lac-Leamy

Quand ? Samedi 24 août

Où ? Derrière le Musée canadien de l’histoire

Renseignements : feux.qc.ca