Comme ailleurs au pays et dans le monde, la région d’Ottawa et de Gatineau sera le théâtre vendredi d’une manifestation d’étudiants sur les enjeux climatiques, un événement qui causera des maux de tête aux automobilistes circulant dans les deux centres-villes.

Grande marche pour l’environnement

Comme ailleurs au pays et dans le monde, la région d’Ottawa et de Gatineau sera le théâtre vendredi d’une manifestation d’étudiants sur les enjeux climatiques, un événement qui causera des maux de tête aux automobilistes circulant dans les deux centres-villes.

Cette mobilisation appelée « Crise climatique : sonnons l’alarme » est inspirée par la jeune Suédoise Greta Thunberg qui a commencé il y a moins d’un an à sécher ses cours les vendredis pour manifester pour l’environnement. Elle est reconnue aujourd’hui à l’échelle planétaire.

Des étudiants de l’Université du Québec en Outaouais et des cégépiens se réuniront vers midi, vendredi, sur la promenade du Portage. Une marche aura lieu dans le centre-ville de Gatineau. Les jeunes traverseront ensuite du côté d’Ottawa pour se rendre sur la colline parlementaire où d’autres manifestants seront présents. Les services de police d’Ottawa et de Gatineau préviennent les automobilistes que des ralentissements et des détours sont à prévoir à compter de midi, environ, et ce pendant plusieurs heures.

Revendications

Les revendications du mouvement pro-environnement sont nombreuses.

Au Québec, le collectif « La Planète s’invite à l’Université » réclame, entre autres, que les gouvernements établissent un programme d’éducation à l’environnement et de sensibilisation à ce qu’il qualifie de « crise climatique », en partenariat avec des jeunes. Le collectif demande aussi que les gouvernements prennent diverses mesures en matière environnementale, dont l’adoption d’une loi climatique qui, à l’aide de la décroissance, force l’atteinte des cibles recommandées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU concernant la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES).

En Outaouais, les étudiants réclament notamment de la Ville de Gatineau qu’elle cherche à contrer l’étalement urbain, que le réseau de la Société de transport de l’Outaouais (STO) offre un service gratuit pour les étudiants et que le tri des matières résiduelles soit correctement effectué dans tous les établissements scolaires, des CPE aux universités, ainsi que dans les bureaux gouvernementaux.

Le coadministrateur du collectif « La planète s’invite au Cégep de l’Outaouais », Julien Cossette-Beaulieu, croit que les dangers de la hausse des températures sont réels pour la faune et l’habitat, et que des mesures doivent être prises sans tarder.

« Il y a de l’espoir, mais il faut agir. C’est pour ça qu’on sort dans les rues », plaidé le cégépien de 18 ans.

Sa collègue, Anna Morineau, affirme que les mesures prises par les gouvernements pour lutter contre les changements climatiques ne sont pas concrètes.

« C’est notre qualité de vie qui est en jeu. Il y a beaucoup de choses à résoudre en ce moment. Si on commence maintenant, il y aura de l’espoir pour nos enfants », a indiqué l’étudiante de 19 ans.

M. Cossette-Beaulieu estime que les automobilistes rouleraient en véhicules électriques si l’ensemble des recherches et des investissements avaient été déployés depuis les années 1970 sur la mise au point des moteurs électriques.

« Il y a moyen de réduire drastiquement nos émissions de GES, de désinvestir dans les énergies fossiles et de se tourner vers l’énergie verte. Il faut arrêter d’être pessimiste et de se dire que c’est impossible. Il faut s’asseoir et regarder les solutions envisageables pour nous », a-t-il martelé, tout en déplorant l’achat par le fédéral d’un pipeline dans l’ouest du pays.

Le GIEC demande que la réduction des émissions mondiales de CO2 soit de 50 % d’ici 2030, que les émissions nettes soient nulles en 2050, et réclame aussi une réduction de près de 50 % des émissions de méthane d’ici 2050.