Yvonne Dubé reste directrice générale des GFGSO.

GFGSO: Yvonne Dubé reste en poste

Pour une deuxième fois cette semaine, le conseil d’administration (CA) des Grands frères Grandes soeurs de l’Outaouais (GFGSO) a décidé de « maintenir sa confiance envers sa directrice générale », Yvonne Dubé, après la décision du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de ne pas déposer d’accusations à l’endroit du journaliste contre qui elle avait porté plainte pour harcèlement criminel.

Dans un communiqué diffusé peu avant 13 h, vendredi, le président du CA des GFGSO, Richard Gravel, indique avoir discuté par téléphone avec les autres administrateurs de l’organisme au sujet « des derniers événements et de la décision rendue » par le DPCP de ne pas porter d’accusation contre le journaliste Antoine Trépanier.

Tout en réitérant sa confiance envers Mme Dubé, le CA affirme qu’il « comprend et accepte la décision rendue », qu’il « fait confiance à la justice », qu’il « fait confiance aux médias de l’information », qu’il « a confiance aux services fournis » par le SPVG et qu’il est « confiant du dénouement de ce dossier ».

Le CA de l’organisme avait déjà annoncé, lundi, qu’il continuait à faire confiance à Mme Dubé à la suite de l’arrestation de journaliste Antoine Trépanier par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Les membres du CA se sont donc de nouveau penchés sur la question à la suite de la décision du DPCP de ne pas déposer d’accusations contre le reporter de Radio-Canada Ottawa-Gatineau.

M. Gravel, qui est membre du CA depuis deux semaines seulement, avait expliqué mardi que la confiance accordée à Mme Dubé reposait surtout sur le fait que le chiffre d’affaires de l’organisme « a doublé » depuis qu’elle en est la directrice générale.

« Pendant les trois dernières années, les GFGSO ont connu de bonnes années, a-t-il renchéri vendredi en entrevue. [...] Mme Dubé a les mêmes valeurs que les GFGSO, d’aider les enfants, et ça c’est important pour nous autres. »

Richard Gravel a par ailleurs fait savoir que le CA discutera prochainement de la manière dont l’organisme gérera ses communications à l’avenir, puisque la directrice générale « s’abstient pour l’instant de parler aux médias ». Le président du CA convient également qu’« il y a des liens qui doivent être replacés » avec les représentants des médias.

En poste depuis 2015 chez les GFGSO, Mme Dubé avait porté plainte pour harcèlement criminel contre Antoine Trépanier le 13 mars dernier. 

Le journaliste, arrêté et libéré le soir même sous promesse de comparaître, travaillait sur un reportage ayant révélé que Mme Dubé « s’est faussement présentée comme avocate et a pratiqué le droit sans autorisation », en 2011 et 2012.