Gatineau

Avis d'ébullition pour des milliers de résidences de Gatineau

Environ 8000 résidences du secteur Gatineau sont touchées par un avis d’ébullition de l’eau.

La Ville de Gatineau a émis, mercredi en début d’après-midi, un «avis réglementaire de faire bouillir l’eau» pour toutes les résidences situées dans la zone délimitée au sud par le boulevard La Vérendrye, au nord par l’autoroute 50, à l’ouest par le boulevard Gréber et à l’est par la rue du Grand-Ruisseau (environ à mi-chemin, entre les boulevards Labrosse et Lorrain).

Une partie de ce territoire avait été touchée par un avis préventif d’ébullition de l’eau la semaine dernière. À ce moment-là, la Ville avait émis l’avis préventif sur une base volontaire, sans obligation. Cette fois, l’avis est «réglementaire», de sorte que les autorités municipales étaient légalement tenues de l’émettre.

Gatineau

Rencontres citoyennes sur les refoulements d’égout

La Ville planche sur une nouvelle série de rencontres citoyennes à l’intention des résidents des quartiers touchés par les refoulements d’égout et les inondations à répétition.

Le maire Pedneaud-Jobin a indiqué que les équipes de la ville poursuivent les inspections dans les quartiers problématiques afin de bien documenter la situation. « Beaucoup de travail se fait actuellement, a-t-il dit. Il y a eu plusieurs rencontres avec les élus concernés, des rencontres dans les services et là on se prépare à faire des réunions avec les citoyens pour expliquer la situation quartier par quartier. On prend ça extrêmement au sérieux. C’est un dossier qui va nous suivre pendant des années. »

Le conseil municipal de Gatineau n’aura cependant pas besoin d’un portrait complet de la situation des infrastructures dans ces quartiers pour commencer à s’attaquer à cet important chantier dès le prochain budget, assure le maire. 

À bien des endroits, l’administration sait depuis un bon bout de temps exactement ce qu’il y a à faire, a laissé savoir le M. Pedneaud-Jobin, au terme de la partie publique du comité exécutif, mercredi. « Il y a des choses qu’on sait déjà, a-t-il dit. Il y a des quartiers qui ont des problèmes sur lesquels on travaille depuis des années. On sait que ça va prendre des solutions de fond. Dans certains cas ça sera aussi de continuer des projets qui sont déjà en cours. »

Une partie de l’analyse sur le terrain devra être complétée avant l’étude du budget afin de permettre au conseil de faire un premier pas pour la réalisation de ce nouveau chantier majeur en matière d’infrastructure. Celui annoncé il y a deux ans pour régler le problème de l’eau brune est en retard de deux ans. 

« Si on veut aller vite, il va falloir s’ajuster, dit-il. Il faut commencer à prendre des décisions au budget. »

Gatineau

Une relance difficile pour la Ferme Moore

La Ferme Moore n’est pas sortie du bois. Après avoir cessé ses activités quelques mois en début d’année, la coopérative est toujours plombée par des difficultés financières. Des divergences d’opinions survenues au cours des derniers mois au sein du conseil d’administration concernant la relance de la ferme ont forcé le président et le directeur général à démissionner, a appris Le Droit.

Une éclaircie semble toutefois de profiler à l’horizon. Le nouveau président de la coopérative, Pablo Berlanga, qui est aussi président d’Apicentris, un organisme voué à l’apiculture partenaire de la ferme depuis ses débuts, est enthousiaste face à la mobilisation des partenaires et à l’engagement du conseil d’administration dont plusieurs nouveaux membres ont été élus en mai dernier. La Commission de la capitale nationale (CCN), propriétaire du terrain, a procédé à l’irrigation du champ. La culture maraîchère pourra reprendre dès le printemps prochain.

M. Berlanga explique cependant que si la ferme veut consolider financièrement sa mission de mise en valeur de l’écologie, de l’agriculture urbaine et du patrimoine, elle doit nécessairement s’ouvrir à d’autres sources de financement qui ne seront pas toujours nécessairement en lien avec sa première raison d’être. « La mission de la ferme ne change pas, mais il faut accueillir des activités qui permettront d’être financièrement viable, explique M. Berlanga. Nos mots d’ordre sont coopération et ouverture. Il y a énormément de partenaires qui ont toutes sortes d’intérêts et qui nous proposent toutes sortes d’activités qui offrent des possibilités de financement. On invite les gens à venir nous visiter et ceux qui souhaitent devenir des partenaires, qu’ils viennent nous lancer leurs idées. Nous sommes ouverts. »

M. Berlanga admet aussi que la Ferme Moore n’est pas aussi connue de la population qu’elle devrait l’être. « Il y a eu de grosses lacunes au niveau du marketing dans le passé, dit-il, et ce sera résolument un élément sur lequel le nouveau conseil d’administration mettra beaucoup d’efforts. Pour que la ferme soit viable, il faut que les gens, d’abord du quartier, mais aussi de tout Gatineau s’approprient ce lieu. » 

Une importante rencontre des différents partenaires de la Ferme Moore a eu lieu le 28 août dernier. ID Gatineau, la Coopérative de développement régional Outaouais, la CCN, Tourisme Outaouais et la Ville de Gatineau y ont tous dépêché des représentants. 

« La Ferme n’est pas encore au bout de ses peines, pas encore, mais avec autant de gens qui souhaitent le succès du projet autour de la table, j’ai très bon espoir, indique le conseiller du quartier, Jocelyn Blondin. Nous avons eu une rencontre très encourageante. »

Le conseil d’administration de la Ferme Moore analyse actuellement plusieurs possibilités qui permettraient à la coopérative de retrouver son élan. M. Blondin explique que des approches seront bientôt faites auprès du Cégep de l’Outaouais et de l’Université du Québec en Outaouais. 

« La Ferme Moore pourrait devenir un lieu de formation », dit-il. 

Marché public régional

L’idée d’accueillir un éventuel marché public régional à la Ferme Moore a déjà été lancée et elle continue de faire son chemin dans la tête des administrateurs. 

« Ce sujet n’a pas encore fait l’objet de discussions, mais nous sommes conscients que c’est un manque dans la région et que la Ferme Moore serait l’endroit idéal pour l’accueillir. Nous considérons l’idée parce que ça permettrait de créer un achalandage important et d’attirer une clientèle régulière. » 

Le conseiller Blondin est aussi d’avis que cette opportunité doit être étudiée sérieusement.

Gatineau

Guertin: la Ville confirme les dépassements de coûts

La Ville de Gatineau a confirmé, mardi, que les contribuables devront allonger 1,3 million $ de plus qu’annoncé pour la construction du futur aréna Guertin et des trois glaces communautaires dans le secteur de place de la Cité. Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a aussi commencé à préparer le terrain pour d’autres dépassements de coûts dans ce dossier, cette fois pour la construction du stationnement étagé qui sera construit à proximité du complexe et dont le prix est actuellement estimé à 25 millions $.

Ces dépassements de coûts sont essentiellement causés par les délais plus longs que ce qui avait été prévu par l’administration pour l’obtention du certificat d’autorisation environnementale permettant la construction sur un terrain catégorisé comme une zone humide. 

Ainsi, plutôt que les 79 millions $ inscrits au protocole d’entente entre la Ville et Vision multisports Outaouais (VMSO), le prix du futur complexe (excluant le stationnement) est maintenant fixé à 80,3 millions $. Les contributions financières du gouvernement (26,5 M$) et de VMSO (16 M$) demeurent les mêmes, mais celle de la Ville passe de 36,5 millions $ à 37,8 millions $. L’administration propose de puiser cette somme supplémentaire à même les surplus de la Ville. Le conseil sera appelé à se prononcer sur cette proposition mardi prochain. 

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin n’a pas voulu faire porter le blâme au gouvernement pour les délais de livraison du permis. « Normalement, c’est 75 jours et ç’a finalement pris 150 jours pour l’obtenir, a-t-il souligné. C’est en raison de la complexité du terrain qui est en zone humide. On le savait au départ. On savait qu’il y avait des enjeux, mais les avantages dépassaient largement les enjeux. La Ville devait s’assurer, avant le 31 octobre 2017, de livrer à VMSO un terrain avec un certificat d’autorisation et elle n’a pas été en mesure de la faire, donc de respecter cette partie du protocole d’entente. » 

L’augmentation des coûts est en réalité provoquée par une augmentation de l’indice des prix à la consommation, le décalage des travaux d’excavation, la protection des ouvrages contre le gel l’hiver prochain et l’augmentation des coûts de financement pour VMSO en raison de la hausse du taux directeur en janvier dernier. 

VMSO garantit maintenant un prix de 80,3 millions $ pour la construction du futur complexe. « Il n’y a plus d’autres clauses au protocole qui relève de nous, a noté le maire Pedneaud-Jobin. À partir de maintenant, s’il y a des dépassements de coûts, ils seront sous la responsabilité de VMSO. » Le président de VMSO, Alain Sanscartier, a abondé dans le même sens en affirmant qu’il « n’y a pas de zone brouillon dans le protocole » et que d’éventuels dépassements de coûts seront « entièrement imputables à VMSO ». Le président der VSMO a d’ailleurs précisé que l’organisme doit déjà faire face à une augmentation des coûts sous sa responsabilité d’environ 1 million $. Les travaux devraient officiellement débuter le 24 septembre prochain. L’organisme vise novembre 2020 pour l’ouverture officielle du nouveau domicile des Olympiques de Gatineau. 

Stationnement étagé

Les Gatinois ne sont peut-être pas au bout de leurs peines et pourraient avoir à débourser des sommes supplémentaires dans ce dossier. Les délais ont aussi un impact sur la construction du stationnement municipal étagé qui n’est pas inclus dans le protocole d’entente entre la Ville et VMSO. Contrairement au complexe de quatre glaces, le prix du stationnement n’est pas garanti par VMSO. 

« Je ne suis pas prêt à répondre à des questions sur autre chose que ce qu’on annonce aujourd’hui, quand on sera prêt, on fera un bilan pour le stationnement », a d’abord affirmé le maire lorsque questionné sur une possible hausse de la facture pour la construction du stationnement. « Le contribuable doit s’attendre à ce que le prix de 25 millions $ soit précisé, a-t-il ajouté. Est-ce que ce sera plus, ou différent, je ne le sais pas. Pour l’instant, ce sont des estimations, ce ne sont pas des coûts finaux. »