Gatineau

Les élus convergent vers Gatineau

Gatineau deviendra l’épicentre du monde municipal québécois pendant trois jours, cette semaine. Plus de 1200 congressistes sont attendus dès mercredi au Hilton du Lac-Leamy pour les Assises 2018 de l’Union des municipalités de Québec (UMQ). Ce sera l’occasion pour des centaines de maires et conseillers municipaux d’interpeller les chefs politiques des principaux partis et d’entendre ce qu’ils ont à proposer à l’aube des élections générales du 1er octobre prochain.

Les Assises 2018 prendront réellement leur envol jeudi, alors que défileront tour à tour au cours de la journée le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, en matinée, ainsi que les chefs des partis d’opposition François Legault, Jean-François Lisée et Gabriel Nadeau-Dubois en après-midi. La journée culminera avec un Forum sur la plateforme municipale de l’UMQ en prévision du rendez-vous électoral de l’automne.

Gatineau

Investissement de 36 millions $ pour la STO

La Société de transport de l’Outaouais (STO) reçoit 36 millions $ de Québec et d’Ottawa pour réaliser huit projets, dont l’achat d’une trentaine d’autobus hybrides et la construction de nouveaux stationnements incitatifs pour les secteurs Masson-Angers et Buckingham.

Toute une brochette d’élus fédéraux, provinciaux et municipaux – dont les ministres André Fortin et Stéphanie Vallée — se trouvait lundi matin au parc-o-bus de la rue Georges pour participer à l’annonce de cet investissement conjoint.

Sur les 36 millions $ octroyés à la STO, 20 millions $ proviennent d’Ottawa, tandis que la part du Québec est de 16 millions $. La STO financera quant à elle 10 % des dépenses, soit environ 4 millions $.

La plus grosse part des dépenses est consacrée à trois projets d’acquisition d’autobus hybrides, pour un total de 36 véhicules. Certains de ses autobus ont déjà été achetés, tandis que les autres le seront d’ici les prochains mois.

Un montant de 1,5 million $ sera dépensé pour remplacer deux parc-o-bus existants, soit ceux d’Angers et de l’Encan.

« On cherche à augmenter le nombre de cases [de stationnement] », a fait savoir la présidente de la STO, Myriam Nadeau, en précisant que les nouveaux sites ne sont pas encore déterminés.

Le garage de la STO de la rue Jean-Proulx, dans le secteur Hull, subira pour sa part des rénovations de 2 millions $ visant notamment à adapter les ateliers pour l’entretien des autobus hybrides. Un « système de maintenance assistée par ordinateur » fait aussi partie des projets financés.

Des feux prioritaires pour les autobus seront également installés sur différentes artères, soit sur les boulevards Saint-Raymond, Gréber, Fournier et Saint-Joseph, de même que sur l’axe Alexandre-Taché/Aylmer.

Le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, a souligné que ces différents travaux « vont améliorer la fiabilité des services » de la STO.

Le ministre des Transports, André Fortin, a de son côté fait valoir que les usagers de la STO seront les grands gagnants de ces investissements.

« La réduction des temps de déplacement, ça va directement à l’amélioration de la qualité de vie des citoyens, a-t-il dit. Moins de temps passé dans le trafic, moins de temps passé dans les autobus, ça veut dire plus de temps à faire ce qu’on aime avec les gens qu’on aime. »

M. Fortin a reconnu que certains des projets annoncés lundi, comme l’achat d’autobus hybrides, « sont déjà amorcés ».

« Il y a des choses effectivement qui étaient déjà dans les plans de la STO, mais ce qui est important de savoir, c’est que maintenant, ce que [les gestionnaires de] la STO prévoyaient financer par exemple à 25 %, ils n’auront qu’à le financer à 10 %, ce qui leur permet de faire davantage de projets », a mentionné le ministre des Transports.

Gatineau

À l’affiche jusqu’au 28 août

ANALYSE / L’ancien maire Yves Ducharme a raison. Il y a longtemps que des élus municipaux n’avaient pas offert une aussi bonne prestation à la table du conseil. Le débat sur le quartier du Musée et les tours Brigil, mardi, a été à la hauteur de l’importance du moment pour Gatineau et son centre-ville. Un producteur de « télé-réalité » n’aurait pas imaginé meilleur scénario.

Un sujet polarisant à la puissance 10. De belles envolées, de part et d’autre, entrecoupées d’interventions difficilement plus terre-à-terre. Des politiciens en grande majorité bien préparés et prêts à l’affrontement avec le clan adverse. Une haute fonctionnaire qui maîtrise parfaitement son dossier et qui parvient avec doigté à garder une neutralité administrative au beau milieu d’un environnement excessivement politique.

Gatineau

Un centre d'excellence en cybersécurité à Gatineau

Un Centre d'excellence en cybersécurité voit le jour à Gatineau, un projet évalué à 1,5 million$ sur trois ans.

Un Centre d’excellence en cybersécurité voit le jour à Gatineau, un projet évalué à 1,5 million $ sur trois ans dont l’objectif est de créer une « grappe industrielle » incontournable en matière de protection de données numériques.

La députée de Hull, Maryse Gaudreault, a annoncé vendredi l’octroi d’une aide financière de 747 500 $ à l’organisme sans but lucratif In-Sec-M Sécurité, recherche et innovation pour la mise sur pied du centre d’excellence qui s’installera au pavillon Alexandre-Taché de l’Université du Québec en Outaouais (UQO). La présidence d’In-Sec-M est assumée par l’homme d’affaires gatinois Antoine Normand.

« L’avènement du numérique a modifié et continue de modifier tous les jours tous les aspects de la société québécoise, tous les aspects de notre quotidien, a souligné la députée. Les personnes et les entreprises connectées doivent veiller à la confidentialité et à la protection des données personnelles ou sensibles. »

In-Sec-M, qui regroupe actuellement 23 membres, constitue donc une « grappe industrielle pancanadienne ». L’organisme a été choisi par le biais d’un appel de projets dans le cadre du plan d’action gouvernemental en économique numérique, qui prévoit aussi la création de huit autres centres d’excellence en technologies numériques en province.

« On va faire travailler des entreprises qui ne se connaissent pas ensemble, on va promouvoir ces entreprises-là auprès [...] des gouvernements, des clients et des intégrateurs de technologies, et on va connecter ces entreprises-là avec le monde de la recherche », a indiqué M. Normand.

Bien qu’elles puissent actuellement être en concurrence les unes avec les autres, les entreprises membres d’In-Sec-M y trouveront leur compte, assure le président de l’organisme. « On leur fait comprendre qu’elles ont des perspectives beaucoup plus grandes si elles sont capables de travailler ensemble au lieu d’essayer de commercialiser leur petite innovation chacune de leur côté », a-t-il expliqué.

Le maire de Maxime Pedneaud-Jobin a de son côté souligné que cette nouvelle grappe gatinoise « a une position stratégique avantageuse ». « Le gouvernement fédéral [...] va être pour de longues années le plus grand donneur d’ouvrage en matière de cybersécurité, donc il y a une occasion à saisir et on est mieux placé que les autres », a-t-il dit.

Pour la population, le centre d’excellence devrait proposer diverses activités de sensibilisation sur la protection des données numériques, a fait savoir M. Normand, qui rappelle que « de plus en plus de gens sont touchés par des vols d’identité » ou d’autres types de criminalité informatique.

L’UQO se joint également au projet à titre de partenaire, et vient d’ailleurs d’ouvrir un poste de professeur en cybersécurité. 

Le recteur Denis Harrisson a profité de l’annonce de vendredi pour dévoiler son intention de mettre sur pied un programme court de deuxième cycle en cybersécurité, un projet qui pourrait voir le jour dès 2019.