Gatineau

Blondin tient à une collecte par mois

Alors que les nouveaux règlements sur la collecte de déchets encombrants continuent de susciter de la grogne, un groupe de conseillers planche sur une solution.

La mairesse suppléante, Louise Boudrias, souhaite notamment la tenue d’une séance spéciale du conseil municipal le 23 août pour se pencher sur spécifiquement sur cet enjeu.

Gatineau

Le 6 août 1945 commémoré aux Mosaïcultures

Une cérémonie de commémoration du 73e anniversaire de l’explosion d’une bombe atomique sur Hiroshima lors de la Deuxième Guerre mondiale a eu lieu lundi sur le site de Mosaïculture Gatineau 2018, au parc Jacques-Cartier.

L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs dignitaires, dont l’ambassadeur du Japon au Canada, Kimihiro Ishikane, les députés Greg Fergus (Hull-Aylmer) et Maryse Gaudreault (Hull), le conseiller Mike Duggan ainsi que de la mairesse suppléante de Gatineau, Louise Boudrias.

De façon symbolique, l’activité s’est déroulée sous le regard de l’œuvre horticole à l’image du chien Hachiko, une légende niponne.

Gatineau

Radars photo mobiles: pas un sou depuis mars 2017

Pas une seule contravention n’a été émise par un radar photo mobile sur le territoire de Gatineau au cours des 17 derniers mois. Depuis mars 2017, l’ensemble des appareils ont rapporté un maigre 271 000 $ au gouvernement du Québec, un montant généré uniquement par le cinémomètre fixe installé à l’angle des boulevards Maisonneuve et Sacré-Coeur, dans le secteur Hull.

Seulement durant le mois de juillet qui vient de se conclure, le radar photo à cet endroit a permis de décerner 329 contraventions à des conducteurs au pied pesant, soit en moyenne 10 par jour. Au total, cela représente un montant de 43 958 $. Depuis sa mise en opération il y a deux ans, l’appareil a permis de récolter près de 1,3 million $, ce qui en fait le huitième radar photo fixe le plus payant à travers la province. Celui qui trône de loin au premier rang est situé sur l’autoroute 15 Sud à Montréal, avec une faramineuse récolte de 25,2 millions $. 

Quant aux quatre appareils mobiles déployés en alternance sur 21 sites à Gatineau, ils n’ont généré aucun nouvel argent dans les coffres de l’État depuis mars 2017. Comme dans d’autres régions, ils n’ont toujours pas repris du service à la suite du jugement rendu par la Cour du Québec en novembre 2016, et ce, même si le gouvernement a indiqué ces derniers mois qu’il s’attend à ce que le nombre de contraventions reparte à la hausse et revienne éventuellement à son rythme de croisière observé antérieurement. 

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) se défend en affirmant que ce n’est qu’une question de temps avant que la tendance se renverse. 

« Nous avons annoncé différentes mesures afin de retrouver le rythme habituel, par exemple des modifications législatives au Code de la sécurité routière. Il y aura aussi les nouvelles règles qui viendront encadrer la présentation de la preuve ainsi que les outils informatiques pour les autorités compétentes, pour se conformer aux exigences des tribunaux. L’ensemble des mesures qui permettront un retour à la normale sont déployées par étapes. De mois en mois, on observe une augmentation », assure le porte-parole Alexandre Bougie. 

Ce dernier explique qu’une multitude de facteurs peuvent influencer le nombre de constats émis et les disparités entre les régions de la province, notamment le nombre d’appareils mobiles et de sites, le débit de circulation et les opérations radar des policiers. 

« On n’arrête pas de faire des opérations pour en prioriser d’autres ailleurs. Et la simple présence d’un radar photo permet d’améliorer le comportement des automobilistes, il y a un impact sur la sécurité routière, c’est prouvé », lance M. Bougie. 

Près de 5 M$ en trois ans

Depuis l’implantation du projet à Gatineau, en 2015, les radars photo mobiles ont rapporté une somme de 3 636 000 $, selon les données compilées par le ministère de la Justice. Au total, 38 383 constats d’infraction ont été acheminés par la poste à des automobilistes. Si l’on inclut le radar photo fixe, c’est donc un montant global de 4 932 000 $ qui a été cumulé en quasi trois ans. 

Comme c’était le cas il y a deux ans, la première position du palmarès des constats d’infraction revient à l’axe des boulevards Gréber et Fournier, où les 5811 constats distribués grâce à la photographie des plaques d’immatriculation a permis de récolter 566 000 $ en date du 31 juillet. Loin derrière, on retrouve un segment du boulevard des Allumettières (entre Vanier et Wilfrid-Lavigne) avec un cumul avoisinant les 387 000 $. Le top-3 est complété par les boulevards Saint-Raymond et Pink, endroit où 2722 contraventions ont été acheminées, permettant d’amasser 237 000 $.

Au nombre des autres sites qui ont été lucratifs sur le réseau routier gatinois, on retrouve par exemple les boulevards Maloney, Maisonneuve, Saint-Joseph et de la Carrière, ainsi que le chemin d’Aylmer.

On sait que les appareils sont fréquemment installés dans des zones scolaires où la limite de vitesse permise est de 30 ou 50 km/h. C’est à proximité de l’école primaire Jean-de-Brébeuf, sur le boulevard Alexandre-Taché, que le plus grand nombre d’infractions ont été commises (113 000 $). Les écoles de l’Odyssée (76 000 $), Saint-Jean-de-Brébeuf (63 000 $) et du Vieux-Verger (55 000 $) suivent au classement.

La caméra au feu rouge installée à l’intersection de Maisonneuve et Sacré-Coeur a quant à elle permis de décerner 137 billets d’infraction depuis deux ans, ce qui représente un montant de 23 000 $. 

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) n’a pas souhaité commenter, disant que le dossier relevait du MTQ.