Gatineau

Festibière: découvertes et nouveautés au menu

La curiosité était au rendez-vous au Musée canadien de l’histoire à l’occasion de l’ouverture de la septième édition du Festibière d’hiver de Gatineau, vendredi soir.

Plus de 50 microbrasseries étaient représentées au festival et offraient leurs produits vedettes aux grands amateurs de bière artisanale.

C’est toutefois les microbrasseries du Vermont, précisément les brasseries Switchback, Idletyme, Goodwater et 14th Star, qui ont le plus attiré l’attention.

Notamment reconnues pour leurs New England IPA aux arômes fruités et très houblonnés, ces microbrasseries en étaient à leur première présence au Festibière.

« Il y a beaucoup d’engouement pour les bières du Vermont. C’est une exclusivité ! Ce n’est vraiment pas facile d’avoir des bières importées du Vermont », a souligné le directeur général du Festibière, Michael O’Farrell.

Offrir un produit rare concorde parfaitement avec le thème de la septième édition du Festibière, la découverte.

« Découverte c’est pour encore plus de variétés de bières, plus de bouffe et on découvre encore plus le musée parce qu’on a agrandi », explique Michael O’Farrell.

Alors que les huîtres ont fait fureur l’année dernière, les organisateurs de l’événement ont en effet décidé d’élargir leur menu cette année afin d’offrir davantage de pairages « bière-bouffe » au public. 

Des plats comme du tajine d’agneau, du macaroni au fromage, des grilled-cheese et des perogies ont été ajoutés à la liste des mets proposés. 

Mais malgré la grande variété de nourriture, les huîtres demeurent dans une classe à part, selon Michael O’Farrell.

« On se fait demander souvent où sont les huîtres », mentionne-t-il.

Mis à part les microbrasseries du Vermont, la brasserie du Bas-Canada en était elle aussi à sa première présence au Festibière.

« On trouve ça bien le fun parce que ça fait seulement 12 semaines qu’on est ouvert, donc il y a des gens qui n’ont pas encore eu la chance de venir nous voir, et donc ça nous donne une opportunité de se faire connaître », a lancé l’un des six copropriétaires de la microbrasserie, Mathieu D’Amour.

Gatineau

Cogeco affirme prendre la situation au sérieux

La haute direction de Cogeco Media affirme «prendre très au sérieux» la lettre envoyée par le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, concernant sa décision et celle de toute l’administration municipale et d’une majorité du conseil de boycotter l’animateur du 104,7, Roch Cholette.

«J’ai pris le temps de bien lire la lettre du maire et je vais l’évaluer comme il le faut, a indiqué au Droit le président de Cogeco Média, Richard Lachance. Il y a des choses importantes dans cette lettre. On va regarder ça de façon très sérieuse avec les gens qui sont visés.»

M. Lachance rappelle que le 104,7 FM est une radio de contenu et d’opinion et qu’un tel créneau peut aussi bien plaire que déplaire. L’important, selon lui, c’est que l’incident n’en reste pas là et que les ponts puissent être rétablis entre la direction de la station et le cabinet du maire de Gatineau. 

«J’ai demandé à notre directeur général à Gatineau, Bob Rioux, d’entrer en contact avec le maire et de prévoir une rencontre pour tenter de dénouer cette impasse-là. Se fermer à tout dialogue n’est pas la bonne chose à faire, de part et d’autre. On va prendre le recul qu’il faut et on va tenter de régler ça avec les gens concernés.»

Le directeur de la station, Bob Rioux, n’a pas voulu émettre de commentaire dans ce dossier, référant les demandes du Droit à la haute direction de Cogeco.

Gatineau

Boycott contre Roch Cholette à la Ville de Gatineau

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, une large majorité de son conseil et toute l’administration municipale tournent définitivement le dos à l’animateur du midi au 104,7 FM, Roch Cholette.

Dans une lettre envoyée à la haute direction de Cogeco et aux médias de l’Outaouais, le maire Pedneaud-Jobin explique pourquoi lui, les élus et toute l’administration vont dorénavant boycotter l’animateur de l’émission Solide comme le Roch. 

« Au fil des années, ses entrevues, ses chroniques et ses commentaires ont glissé vers l’arrogance, l’agressivité, le mensonge et le mépris, écrit le maire de Gatineau. Monsieur Cholette n’attaque pas les idées, il s’attaque à l’intégrité des personnes, qu’ils soient élus ou fonctionnaires. Il déforme les faits, invente des scandales, propage de fausses nouvelles. Il a aussi peu de respect pour les faits que pour les personnes. Mauvaise foi, malhonnêteté intellectuelle, volonté de faire du spectacle au mépris de l’information. Il me semble que nous avons là une définition du populisme que vous [Louis Audet, président de Cogeco] dénonciez en septembre. »

La haute direction de Cogeco Media affirme « prendre très au sérieux » la lettre envoyée par le maire de Gatineau. « J’ai pris le temps de bien lire la lettre du maire et je vais l’évaluer comme il le faut, a indiqué au Droit le président de Cogeco Média, Richard Lachance. Il y a des choses importantes dans cette lettre. On va regarder ça de façon très sérieuse avec les gens qui sont visés. »

Le ras-le-bol à la Ville de Gatineau vis-à-vis de l’attitude de l’animateur a atteint un point de non-retour au cours des dernières semaines, si bien que le comité exécutif a voté une résolution, le 31 janvier dernier, donnant la directive que la Ville n’achète plus de publicité dans l’émission de M. Cholette. 

« Toxique pour notre communauté »

Maxime Pedneaud-Jobin rappelle qu’il s’est souvent porté à la défense des médias locaux, « mais favoriser le travail des médias ne veut pas dire tolérer l’intolérable », ajoute-t-il dans sa lettre. 

Selon lui, « le modèle d’émission que Cogeco endosse avec monsieur Cholette est toxique pour notre communauté, contribue à attaquer encore la crédibilité des médias traditionnels ». 

L’envoi et la publication de cette lettre, précise M. Pedneaud-Jobin, surviennent après de nombreuses interventions de sa part auprès de la direction de la station radiophonique au fil des dernières années.

Le maire de Gatineau conclut son intervention en précisant que lui-même, les autres élus et les fonctionnaires de la Ville allaient continuer de participer aux autres émissions du 104,7 Fm afin de ne pas nuire à la station dans son ensemble. 

M. Lachance rappelle que le 104,7 FM est une radio de contenu et d’opinion et qu’un tel créneau peut aussi bien plaire que déplaire. L’important, selon lui, c’est que l’incident n’en reste pas là et que les ponts puissent être rétablis entre la direction de la station et le cabinet du maire de Gatineau. 

« J’ai demandé à notre directeur général à Gatineau, Bob Rioux, d’entrer en contact avec le maire et de prévoir une rencontre pour tenter de dénouer cette impasse-là. Se fermer à tout dialogue n’est pas la bonne chose à faire, de part et d’autre. On va prendre le recul qu’il faut et on va tenter de régler ça avec les gens concernés. »