Gatineau

Panser les plaies des inondations de 2017

Les résidents de Pointe-Gatineau se réuniront lundi soir pour poursuivre la réflexion sur les façons de panser les cicatrices laissées dans le paysage urbain du quartier par la crue historique du printemps 2017.

Dès 18 h 30, les citoyens ont rendez-vous au centre communautaire Saint-Jean-de-Brébeuf, à l’invitation de la conseillère de Pointe-Gatineau, Myriam Nadeau. Après une conférence par un architecte paysagiste, ils pourront se prononcer sur des scénarios pour la revitalisation des terrains vacants en raison des nombreuses démolitions, rendues nécessaires par les inondations du printemps 2017.

Gatineau

Le village de Nathalie Lemieux [ANALYSE]

ANALYSE / À quelle Nathalie Lemieux les Gatinois auront-ils droit lorsque la conseillère municipale de Touraine reviendra à la table du conseil ? À la jeune femme souriante qui prend très rarement la parole et dont le malaise a toujours été évident devant les médias, ou celle que pourrait laisser présager sa plus récente photo de profil sur son compte Facebook personnel ; une guerrière, épée et bouclier au poing, prête à terminer la bataille polarisante qu’elle a entamée ?

Et d’abord, reviendra-t-elle ?

Gatineau

Un ancien chauffeur de la STO coupable de voies de fait

Le chauffeur d’autobus de la Société de transport de l’Outaouais (STO) qui était accusé de voies de fait ayant causé des lésions corporelles sur un passager lors d’un incident survenu en novembre 2017 a été reconnu coupable plus tôt cette semaine.

Dans sa décision, le juge Richard Laflamme de la Cour du Québec a indiqué que la crédibilité était l’enjeu principal du litige en raison des versions contradictoires des faits rapportés par l’accusé, Alain Blanc, et la victime, Luc Langlois.

Gatineau

Soufflage à Gatineau: Blondin fustige l’administration

Le conseiller Jocelyn Blondin s’explique bien mal pourquoi les élus gatinois n’ont pas été mis au fait de la dispute contractuelle entre la Ville de Gatineau et l’entreprise Gauvreau, embauchée pour souffler la neige dans les rues dans le centre-ville. Ce dernier affirme avoir été mis au fait de la situation par des cols bleus, il y a plusieurs jours, et ajoute qu’il n’arrivait pas à obtenir les informations qu’ils demandaient à ce sujet auprès de l’administration.

L’entrepreneur a cessé toutes ses opérations dans le centre-ville depuis maintenant près de deux semaines, ce qui force la Ville de Gatineau à rapatrier dans le centre-ville des équipes de cols bleus qui étaient affectées au soufflage dans d’autres secteurs.

« C’était très compliqué d’avoir des détails, on me donnait des réponses floues et finalement, mardi, les conseillers du secteur Hull ont reçu un courriel disant que Le Droit avait posé des questions et on nous a donné un peu d’information, affirme M. Blondin. C’est rendu que ça prend une intervention d’un journaliste pour que les élus puissent avoir accès à de l’information. »

M. Blondin est d’avis que la dispute contractuelle entre Gauvreau et la Ville peut potentiellement affecter plusieurs quartiers de la ville en raison du transfert des équipes pour souffler en priorité les rues du centre-ville. « On a un contrat qui vient de tomber, sans trop qu’on sache pourquoi, et personne ne prend la peine d’informer les élus, dénonce-t-il. La neige est là, en grande quantité. Ça cause des problèmes. On doit régler cette situation. Certaines rues sont si étroites que des véhicules d’urgence ne peuvent plus passer si une auto est stationnée. »

Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, affirmait au Droit, mardi, que la Ville avait lancé un appel d’offres pour trouver une entreprise qui remplacerait Gauvreau dans le centre-ville jusqu’à la fin de l’hiver. M. Tessier a cependant voulu minimiser les attentes, mercredi matin, au terme de la rencontre du comité exécutif. « Je fais un appel à la prudence, a-t-il affirmé. On est en février, en plein hiver. On ne sait pas exactement à quel prix ça va sortir. Il faut rester prudent par rapport à la capacité de la Ville d’accorder ou pas un nouveau contrat. »

Gatineau doit trouver le moyen de s’entendre avec l’entreprise Gauvreau, croit plutôt M. Blondin. « Qu’on termine d’abord la saison, et ensuite on discutera avec l’entreprise pour le contrat de l’an prochain. Ce que je comprends, c’est que la Ville ne veut pas payer les extras, mais là, il y a de la neige. Les élus pourraient être en faveur d’ajouter des sommes d’argent pour que le travail soit fait. On a un des hivers les plus neigeux dans l’histoire. Il faut agir. »

D’autres complications

M. Blondin ajoute que la Ville fait d’ailleurs face à un autre enjeu qui complique les opérations de soufflage, la Loi 430, qui limite le nombre d’heures qu’un conducteur de véhicule lourd peut faire avant d’être obligé de prendre une période de repos. « C’est une question de sécurité et je suis d’accord, note M. Blondin, mais ça limite notre capacité à avoir recours au temps supplémentaire. On m’a dit à l’administration que cette Loi nous donne de sérieux problèmes. Nous sommes forcés de fonctionner en équipe réduite pendant les fins de semaine à cause de ça. »

Le président des cols bleus, Denis Savard, ajoute par ailleurs que Gatineau n’utilise pas pleinement ses équipements de soufflage actuellement. « Nous pourrions avoir trois équipes de jour et trois équipes de nuit sur le terrain, mais la Ville limite ça à deux et j’ignore pourquoi. Certaines nuits, il n’y a qu’une seule équipe sur le terrain. » La Ville précise que les priorités opérationnelles sont établies en fonction des conditions météorologiques et que les cols bleus sont autant affectés au soufflage qu’au déneigement, au déglaçage, au dégagement des puisards et à la réparation de nids-de-poule.

M. Tessier a indiqué, mardi, que les opérations de soufflage allaient reprendre dans le secteur ouest au courant de la fin de semaine. « Il n’y a aucune planification de soufflage dans l’ouest pour ce week-end à l’heure actuelle », précise M. Savard.