Depuis l’été dernier, une zone de stationnement pour autobus de tous genres a été aménagée sur le boulevard des Allumettières

Zone de stationnement pour autobus: des résidents en ont assez

Franck Maillot en a plus qu’assez du bruit des moteurs d’autobus, stationnés à quelques mètres de son appartement du centre-ville de Gatineau.

Depuis l’été dernier, une zone de stationnement pour autobus de tous genres a été aménagée sur le boulevard des Allumettières, entre la rue Laurier et le boulevard Maisonneuve.

Ces véhicules lourds peuvent s’immobiliser à cet endroit pendant une période maximale de 30 minutes et, s’ils doivent se stationner plus longtemps, peuvent se diriger vers le terrain du centre Robert-Guertin.

Habitant depuis environ 40 ans sur la rue Notre-Dame-de-l’Île, tout près du boulevard des Allumettières, M. Maillot estime que cette permission accordée aux autobus mine sa qualité de vie.

Selon lui, tant les autobus voyageurs que ceux de la Société de transport de l’Outaouais (STO) et d’OC Transpo utilisent cette aire de stationnement tout en laissant fonctionner leur moteur.

« Je ne sais pas si tu as déjà entendu trois autobus rouler en même temps? Les voisins ici, ce n’est pas tout le monde qui a un air climatisé, on a tous la fenêtre ouverte », souligne le résident de l’île de Hull.

Le citoyen est particulièrement frustré de la situation puisque plusieurs autobus restent stationnés à cet endroit, le moteur en fonction, pendant de longues minutes.

Le service des communications de la Ville de Gatineau rappelle qu’un règlement adopté en 2008 interdit à quiconque de « laisser marcher au ralenti le moteur d’un véhicule routier pendant plus de trois minutes par période de 60 minutes ».

Des exceptions à la règle
À la STO, on souligne que des exceptions à ce règlement existent et que ses véhicules font partie du lot, particulièrement ceux au moteur hybride ou électrique.

Le transporteur dispose tout de même d’une politique interne et demande à ses chauffeurs d’éteindre leur moteur lorsqu’ils sont immobilisés et que la température extérieure se situe entre 5 et 25 degrés Celsius. Ainsi, lors des journées les plus froides et les plus chaudes de l’année, la STO dit veiller au confort des usagers et de ses employés.

La directrice adjointe au service des communications de la STO, Sophie St-Pierre, précise par ailleurs que la société de transport dispose désormais des moyens techniques pour vérifier si ses chauffeurs respectent cette politique.

Elle invite d’ailleurs les membres du public à contacter le service à la clientèle de la STO lorsqu’ils estiment être témoins d’un abus.

Toute plainte fera l’objet d’une enquête et d’une intervention auprès du chauffeur visé, s’il est en faute.