Plus de 450 jeunes ont pu assister à la représentation du film Panthère noire (Black Panther), dimanche, au cinéma Starcité de Hull.

Visionnement collectif du film Panthère noire

Plus de 450 jeunes Gatinois du secondaire et de l’élémentaire, dont plusieurs accompagnés de leur famille, étaient invités, dimanche après-midi, à visionner en commun le film Panthère noire (Black Panther); une initiative du député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, et d’un leader communautaire local, Fabien Kalala.

Le député, dont le grand-père est né à Montserrat, un protectorat britannique des Antilles, a été littéralement soufflé en visionnant, il y a près de deux semaines, ce film devenu un véritable phénomène de société depuis son lancement en février.

« La nouvelle génération de jeunes est vraiment ouverte sur le monde et à toutes les cultures, et je trouvais que c’était une bonne idée de leur donner une chance de voir un film où on met en scène des personnages principaux noirs », expliquait au Droit, Greg Fergus.

Ce dernier estimait que cette sortie serait une excellente façon de clore le Mois des Noirs.

« C’est le premier film que je vois où les Noirs sont présentés comme des personnes normales dans toute leur complexité; j’ai trouvé ça encourageant », ajoute-t-il.

De fait, la superproduction des studios Marvel et Disney de 200 millions $ ne présente que des personnages noirs, sauf deux rôles secondaires dévolus aux Blancs; un genre de pied de nez à l’ordre établi. Les femmes y ont du panache et leur société est libre et prospère.

Fabien Kalala était coorganisateur du visionnement collectif du film Panthère noire, au cinéma StarCité de Gatineau, dimanche, de concert avec le député Greg Fergus.

Des contributeurs
Pour mettre au point son après-midi cinématographique, M. Fergus a joint des commissions scolaires, des écoles, des entreprises et des bureaux professionnels privés. Ces deux derniers ont acheté 460 billets pour près de 6000$ et on a ainsi pu louer deux salles des cinémas Starcité de Hull (pour la représentation en français) et d’Aylmer (pour la version originale anglaise). La moitié du groupe était composée de jeunes francophones; l’autre, d’étudiants et d’écoliers anglophones.

Les gens d’affaires pouvaient parrainer 25 jeunes, chacun, par une contribution de 300$ pour 25 billets de cinéma.

M. Fergus avoue que 75 % des jeunes qui se sont rendus aux deux représentations sont des gens de couleur.

Greg Fergus croit que ce film marquera une étape sur les plans culturel et social : « c’est plus qu’un blockbuster; ce film va changer la donne », renchérit M. Fergus.

« Si on pouvait donc laisser le racisme derrière nous avec le XXe siècle... », conclut-il, songeur.