Gatineau et les commissions scolaires ne sont toujours pas entendu sur l’utilisation des gymnases et des piscines scolaires.

Utilisation des gymnases et des piscines scolaires: pas d’entente après deux ans de négociations

Après deux ans de négociations, la Ville de Gatineau et les commissions scolaires ne sont toujours pas parvenues à conclure une entente « à coût nul » pour l’utilisation des gymnases et des piscines des écoles secondaires et primaires.

La dernière entente date de 2013. Il en coûte plus de 1,3 million $ par année à la Ville pour s’assurer de la disponibilité de 20 000 heures des plateaux sportifs scolaires nécessaires à sa programmation en sports et loisirs. Dès la signature de cette entente de cinq ans, Action Gatineau l’avait qualifiée de « triste et déplorable » parce qu’elle était basée sur une approche client. Le chef du parti alors conseiller municipal, Maxime Pedneaud-Jobin, avait immédiatement signifié ses intentions de vouloir « renégocier rapidement » cette entente. Une fois maire, M. Pedneaud-Jobin avait dit vouloir aborder la prochaine négociation sur la base d’échange de service qui se ferait à coût nul. 

L’administration a fait savoir à la commission des loisirs, des sports et du développement communautaire, mercredi dernier, qu’elle était dans l’obligation de prolonger jusqu’en septembre 2020 le protocole signé en 2013, faute d’entente avec les commissions scolaires. 

Le président de la commission, Martin Lajeunesse, continue de militer en faveur d’un mandat pour une entente à coût nul. « Il y a encore une marge qui nous permet de négocier, dit-il. Il faut continuer le travail en ce sens. Il ne faut pas oublier que nous desservons les mêmes payeurs de taxes. »

Le président de la Commission scolaire des Draveurs, Claude Beaulieu, a un ton beaucoup moins positif. À son avis, une entente à coût nul n’est pas possible en raison des frais d’exploitation plus élevés de la Ville de Gatineau. « On donne beaucoup de contrats au privé, explique-t-il. Si j’accepte, par exemple, d’échanger 20 heures d’utilisation de gymnase contre le déneigement d’une cour d’école, je suis perdant avec la Ville. La facture au privé pour ce service sera toujours moins chère que celle de la Ville. L’échange de service à coût nul est un beau principe théorique, mais je suis un gestionnaire. Je ne vais pas échanger 1,50 $ pour 1 $. Il m’apparaît impossible d’arriver à une entente à coût nul en raison des coûts d’opération trop élevés de la Ville. »

M. Lajeunesse rétorque qu’il y aurait des moyens pour la Ville de réduire ses coûts pour les commissions scolaires, ou de trouver une mécanique qui permettrait de payer la différence. 

La Ville de Gatineau se donne maintenant jusqu’au 1er septembre 2020 pour conclure un nouveau protocole d’entente avec les commissions scolaires.