Le directeur en santé mentale au CISSSO, Alain Godmaire, le DG de la Soupe populaire, Michel Kassongo, la DG du Gîte Ami, Lise Paradis et le conseiller Cédric Tessier ont fait le point sur la situation du Gîte Ami lundi matin.

Une situation précaire pour les usagers du Gîte Ami

En attendant la réouverture du Gîte Ami prévue à la mi-février, les bénéficiaires continuent de vivre dans des conditions difficiles au centre communautaire Fontaine.

« La situation n’est pas facile. Les usagers sont habitués d’être en chambre au Gîte et présentement, il y a une situation de grande promiscuité qui se vit au centre Fontaine », explique la directrice générale du Gîte Ami, Lise Paradis.

« Il nous reste encore des places disponibles, que ce soit au centre Fontaine ou à la Soupe populaire. Chaque jour, on envoie nos données aux différents partenaires pour avoir un plan en cas de débordement », poursuit Mme Paradis en soulignant qu’il y a des options sur la table en cas de pénurie de lits.

À LIRE AUSSI: Réouverture du Gîte Ami d’ici la mi-février

> Deuxième incendie au Gîte Ami: «Ça bourdonnait en dedans»

Mme Paradis mentionne que cette situation précaire serait encore plus difficile pour les bénéficiaires si les gens n’avaient pas fait preuve de grande générosité avec les sans-abri. « Les conditions sont difficiles. Il y a plusieurs usagers qui ont dû trouver une autre option pour se loger. Il y en a qui sont retournés dans leur famille. Il y a même des résidents qui ont ouvert leur cœur et qui ont décidé d’accommoder certaines personnes et qui en d’autres temps ne l’auraient pas fait. »

De leur côté, les intervenants du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) poursuivront leur travail auprès des usagers jusqu’à la réouverture du Gîte le mois prochain. L’équipe d’Intervention pour mieux agir en exclusion sociale (IMAGES) demeure aussi présente en soutien à la Soupe populaire.

« La Soupe et le Gîte travaillent dans des conditions qui sont loin d’être optimales. Il y a des concentrations d’individus assez importantes dans ces locaux. La promiscuité au centre Fontaine crée des tensions entre quelques usagers, ce qu’on ne voit pas habituellement à l’intérieur du Gîte », indique le directeur des programmes en santé mentale et dépendance au CISSSO, Alain Godmaire. « C’est certain qu’on a une présence de plus en plus importante. L’équipe IMAGES continue ses interventions en santé mentale auprès des bénéficiaires. Les conditions ne sont pas idéales, mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. » 

Les responsables du Gîte ont d’ailleurs tenu une rencontre d’information auprès de leurs bénéficiaires lundi après-midi pour les tenir informés des derniers développements.