De nombreux cols blancs de la Ville de Gatineau sont venus manifester au conseil municipal. Ce groupe d'employés est sans contrat de travail depuis 2014.

Une rentrée agitée au conseil gatinois

Près de 150 cols blancs se sont invités à la rentrée du conseil municipal de Gatineau, mardi soir.
Le maire Maxime Pedneaud-Jobin s'est ainsi retrouvé devant une marée de t-shirts orange et blancs qui lui chantait une version syndicale du refrain Frère Jacques devenu, pour l'occasion, « Frère Maxime, dormez-vous »...
Après une vingtaine de minutes de trompettes, d'applaudissements et de chansons, les syndiqués ont interpellé le maire au micro, à la place des citoyens.
C'est que la convention collective régissant les 700 cols blancs permanents et les 300 travailleurs temporaires est échue depuis le 31 décembre 2014. Le syndicat les représentant a déjà obtenu un mandat de grève de 90,5 % et les moyens de pression débutaient officiellement ce mardi soir et iront ainsi en s'accentuant au cours des prochaines semaines, promet son président. Nul doute qu'ils épiceront également la prochaine campagne électorale. Marc Demers, le président du Syndicat des cols blancs, rencontré sur place par Le Droit, n'écarte pas la possibilité de journées de grève dans un proche avenir.
Dans la salle du conseil, le maire a, à plusieurs reprises, invité les syndiqués à reprendre les négociations dès le lendemain à 9 h.
« On a réglé avec six syndicats sur huit dans le respect », a-t-il précisé, expliquant au passage que les négociations avec les policiers étaient passées de l'absence totale de relations à une résolution complète du conflit, et disait souhaiter la même chose avec les cols blancs.
Maxime Pedneaud-Jobin a de plus déploré que les frais juridiques de ce conflit aient coûté jusqu'à maintenant à la Ville près de 400 000 $ ; la moitié des frais juridiques dépensés en 2017 jusqu'ici par la municipalité a été consacrée à ce seul conflit, a-t-il ajouté.
Les deux parties ne s'entendent pas sur plusieurs points : la Ville remet en question le principe d'ancienneté dans la dotation en personnel, comme seul élément d'évaluation des employés, en plus d'exiger des concessions sur certains droits reliés aux affectations temporaires et aux refus d'heures supplémentaires.
Hausse de salaire rejetée
Dans un vote très serré, à dix pour et neuf contre, le nouveau régime salarial des élus a été bloqué puisque les deux tiers de l'assemblée étaient requis pour son adoption. 
Les élus devaient voter, mardi soir, en faveur d'une hausse du salaire de base des conseillers qui serait passé de 38 310 $ à 50 120 $, sans compter leurs allocations fixées à 27 000 $, incluant celle du maire. Tout cela, sans que la masse salariale globale en soit affectée, prétendait le maire Pedneaud-Jobin. C'est que l'on comptait réduire les bonifications des conseillers qui siègent sur des comités et des commissions pour s'assurer que l'enveloppe salariale globale ne soit pas dépassée ou, du moins, de très peu.
Tout cela sera donc à reprendre après les élections avec un nouveau conseil. Le maire avait reconnu que ce n'était là qu'un « compromis » et le « moins imparfait » des systèmes, voyant que cela ne faisait pas l'unanimité au sein des membres du conseil.
Premier plan de gestion de l'eau
Gatineau fait désormais partie d'une petite élite de municipalités se dotant d'un plan concerté de gestion de l'eau.
Le Service de l'environnement de la Ville de Gatineau a déposé son premier plan quinquennal de gestion de l'eau. 
Celui-ci s'articule autour de quatre grands axes : la sensibilisation à la problématique de l'eau, la protection des écosystèmes, la gestion de l'eau potable et l'optimisation de l'assainissement des eaux usées. Dans ce dernier cas, des efforts ont déjà été faits et l'on a réduit à 90 le nombre de sites de « surverses », alors qu'il dépassait, encore tout récemment, la centaine.
Le budget affecté à la gestion de l'eau atteint 14 348 000 $ cette année. Il atteindrait 16 246 000 $ en 2021.
La rue Davidson Ouest rouvre à la circulation
La circulation pourra reprendre sur l'entièreté de la rue Davidson Ouest à compter de mercredi, a confirmé le conseiller du district du Versant, Daniel Champagne.
Cette importante artère de l'est de la ville était fermée depuis le mois d'avril entre les rues Nobert et Desforges à la suite d'un affaissement de la chaussée, obligeant les citoyens du quartier à effectuer des détours.
Avec Charles-Antoine Gagnon, Le Droit