La superficie de la forêt Boucher qui demeurait ouverte au développement serait pratiquement coupée de moitié avec l’adoption du nouveau plan d’urbanisme de la Ville de Gatineau.
La superficie de la forêt Boucher qui demeurait ouverte au développement serait pratiquement coupée de moitié avec l’adoption du nouveau plan d’urbanisme de la Ville de Gatineau.

Une plus grande superficie de la forêt Boucher protégée

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
La superficie de la forêt Boucher qui demeurait ouverte au développement serait pratiquement coupée de moitié avec l’adoption du nouveau plan d’urbanisme de la Ville de Gatineau. C’est le calcul que fait la directrice générale de la Fondation de la forêt Boucher, Marianne Strauss, après l’analyse du nouveau plan de zonage rendu public vendredi dernier.

Le schéma d’aménagement de la Ville, adopté en 2015, prévoyait qu’une parcelle représentant 25 % de la forêt, située en grande partie près du chemin Vanier, demeurait ouverte au développement immobilier. La nouvelle réglementation sur la protection des milieux humides et la volonté de la Ville de ne pas soumettre au développement un de ses terrains en bordure de la forêt réduirait à 40 hectares la superficie développable sur les 270 que compte la forêt Boucher. C’est l’équivalent de 15 % de la forêt.

«La Ville a fait attention pour avoir des dispositions pour encadrer ce développement, note Mme Strauss. Nous, on y tenait beaucoup. Et pour toute la question de la protection des milieux humides prévue dans ce plan, je crois qu’il y a quelque chose dont on peut être fier. Gatineau veut protéger 97 % de ses milieux humides. Peu de villes au Québec en font autant. Il y a de quoi se donner une tape dans le dos. C’est un énorme pas en avant.»

Le directeur général du Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO), Benoît Delage, estime que Gatineau peut se targuer d’avoir un nouveau plan d’urbanisme «vert». «Juste pour ce qui est prévu pour la protection des milieux humides, dit-il, c’est un signal très clair aux promoteurs. Ils devront revoir leur façon de faire.»